Nishikori-Thiem : l’oeil et le bras

Sur le Philippe Chatrier, un huitième-de-finale des Internationaux de France opposait Dominic Thiem (tête de série numéro 7, demi-finaliste des deux dernières éditions) à Kei Nishikori (tête de série numéro 21 et quart-de-finaliste l’an passé). L’Autrichien, solide au service et puissant dans l’échange l’a emporté 6-2 / 6-0 / 5-7 / 6-4.

Avant ce match, on se demandait quel était le Nishikori qui allait jouer sur le Central. Celui avait disposé facilement de Janvier et Simon et trois sets peu disputés, ou celui que Benoit Paire avait contraint à cinq manches spectaculaires et à s’impatienter anormalement.
En face, il ne faisait pas de doute que Dominic Thiem arriverait plein de confiance. Parmi les outsiders décidés à disputer à Rapha Ier son dû, il était peut-être celui qui avait fait preuve du plus de constance et de consistance dans son jeu que la terre-battue sèche de ces derniers jours sublime.

Boum…Boum

Finalement le résultat n’est pas vraiment une surprise, si ce n’est par son ampleur dans les deux premiers sets remportés 6-2/6-0 par l’Autrichien. Auteur d’une partition virtuose en service, Thiem a mis au supplice son adversaire du jour, en ne servant que 4 fois plein centre et à des vitesses follement régulières, d’ordinaire habile dans l’exercice. Quand de rares premières étaient jugées fausses, sa deuxième balle kickée empêchait toute relance agressive. Et quand l’échange passait cette étape ou quand c’était au nippon de l’engager, la puissance de Thiem emportait tout, Nishikori, perdu derrière sa ligne de fond de court, le premier.

Guerre de générations

Il a fallu que le troisième set enraye la belle mécanique de service autrichienne pour revoir Nishikori refaire surface et la remporter. Mais ça ne trompait personne et c’était bien plus Thiem qui flanchait que Nishikori qui haussait son niveau de jeu. Impression renforcée par un quatrième set remporté grâce à un break d’avance par l’Autrichien bien décidé à serrer le jeu.
En quart-de-finale, il rencontrera Alexander Zverev, venu à bout en cinq manches du valeureux cogneur Kachanov. Le match d’un tennis nouveau venu renvoyer les anciens aux calendes.

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