Amstel, Tro Bro, gros dimanche vélo en perspective

Ce dimanche, nous aurons droit à une magnifique journée de vélo. Deux fronts seront à observer. Aux Pays-Bas, ce sera la première des Ardennaises avec l’Amstel Gold Race. Chez nous, ce sera le grand rendez-vous breton, leur Paris Roubaix local, avec le Tro Bro Leon. Nous vous présentons ces deux épreuves en détail.

Le Tro Bro Leon

Crédit photo : le Télégramme

« Tro Bro Leon » signifie en breton : Tour du pays du Léon. Créé en 1984 par Jean-Paul Mellouët, cette course avait pour but de récolter des fonds pour l’école Diwan de Lannilis. Il a voulu se différencier des autres épreuves qui pour lui se ressemblaient toutes. Il a confié en 2011 à un journaliste du Télégramme : « comme je trouvais que toutes les courses se ressemblaient, j’ai décidé de lui faire emprunter les chemins de traverse, les fameux « ribinoù » en breton ». Ce sont d’ailleurs ces fameuses « ribines » qui lui auront valu les surnoms comme « Paris Roubaix breton », « petit Paris Roubaix » ou bien aussi « l’Enfer de l’Ouest ». Jusqu’en 1998, la course est réservée aux amateurs. Ce sera en 2005 que l’épreuve passera en catégorie 1.1. Le « Tro Bro » compte également comme une manche de la coupe de France de cyclisme sur route. Le premier à avoir inscrit son nom au palmarès est le Français Bruno Chemin. Le vainqueur sortant est Damien Gaudin, qui remettra son titre en jeu cette année.

L’Amstel Gold Race

Crédit photo : Velo101

La première des Ardennaises. Course créé en 1966, avec comme sponsor principal, la marque de bière Amstel, comme son nom l’indique. Elle se déroule dans la province de Limburg, aux environs de Maastricht. Elle a intégrée le calendrier World Tour en 2011, et c’est la seule épreuve de ce niveau disputée aux Pays-Bas. Elle sert de transition entre les flandriennes avec ses monts et pavés, et les ardennaises, plutôt destinées aux grimpeurs / punchers. Bien que les Pays-Bas soient réputés pour être totalement plat, la région de Limburg déroge à la règle. C’est d’ailleurs la seule région vallonnée du pays. Si la majeure partie des côtes ont un pourcentage tournant autour des 7%, le Keutenberg, long de 1200m et une moyenne de 5,9% atteint 22% sur une partie. Ce sera le plus gros pourcentage, et située dans les 50 derniers kilomètres. C’est une course très nerveuse. Le tracé se fait pour la majorité en milieu urbain, sur des routes étroites où beaucoup de voitures son stationnées. Mais elle comporte aussi beaucoup de rond-point, chicanes, dos d’ane et ralentisseurs… c’est pourquoi, Robert Millar avait surnommé cette épreuve « Tour of the Roudabouts ». Comprenez, le Tour des ronds-points. Là aussi, c’est un Français à avoir inscrit son nom en premier au palmarès. C’était Jean Stablinski, en 1966. Le recordman de victoires est le néerlandais Jan Raas, qui en totalise 5. Il pourrait être rejoint cette année par le tenant du titre, le belge Philippe Gilbert, qui lui a remporté la course à 4 reprises (2010, 2011, 2014 et 2017)

Avec la crème de l’élite internationale, d’un coté, et les ribines de l’autre, la meilleure solution pour vivre un beau dimanche vélo, sera d’opter pour le double écran. Un choix difficile car ces deux courses ont chacune leurs intérêts. Ce sera donc cette solution que nous choisirons.

Arnaud Lisse

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