Interview de Benjamin Bernard de beIN Sports

Aujourd’hui WeSportFR vous propose de découvrir ou redécouvrir Benjamin Bernard. Journaliste/commentateur à beIN Sports, spécialisé dans les sports US (MLB, NBA et NFL). Souvenirs, parcours, avenir, il nous dit tout !

Bonjour Benjamin. Merci d’avoir accepté cette interview. Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ?

Benjamin Bernard, 32 ans, journaliste et surtout commentateur à beIN Sports, spécialiste pour le volley, la NBA, la NFL et la MLB. Je suis passionné de sport depuis l’enfance. Je pratiquais des sports collectifs (foot, basket, hockey) mais je n’avais pas le niveau pour devenir professionnel. Je souhaitais tout de même rester dans le monde du sport, la question ne s’est donc pas posée.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours pour arriver jusqu’à BeIN aujourd’hui ?

Je n’ai pas toujours été certain de vouloir faire ce métier. Au lycée j’ai eu un Bac S spécialité maths, donc bien loin du métier de journaliste. Mais je n’arrivais pas à m’intéresser, j’avais toujours cette envie d’être dans le sport. Je suis parti en langues étrangères pendant deux ans avant de partir en prépa journalisme à Toulouse avant d’intégrer l’IFCP à Lyon, une école qui me permettait de faire beaucoup de pratique et de stages et j’avais besoin de cela car je n’aimais pas le système de la fac, trop libre, où l’on me disait : « si tu n’as pas envie, tu ne viens pas ». En fin d’études j’ai fait un stage à Canal, j’étais plutôt passionné par la presse écrite et web mais après ce stage je suis devenu accro à la TV. J’ai continué les piges chez Canal, Orange, L’équipe 21 et finalement par d’anciens collègues que sont Xavier Vaution et Samyr Hamoudi, je suis arrivé à beIN SPORTS peu après l’ouverture de la chaîne en 2012

Pourquoi cette passion pour les sports US ?

Alors avant d’être passionné de sports US, je suis surtout passionné de sports collectifs, j’ai joué au hockey, au foot et au basket donc je jouais déjà dans des sports à tendance américaine. Aujourd’hui je pratique encore le volley au niveau régional même si c’est compliqué de par mon emploi du temps. J’ai découvert la NHL et la NBA à l’âge de 9-10 ans avec des rediffusions les mercredis. Je suis devenu un grand fan de cette culture, cette passion, ce spectacle peu importe l’importance de la rencontre. J’ai découvert la MLB un peu plus tard vers 20 ans.

Comment organisez-vous votre semaine ?

C’est très variable, on me donne un planning le jeudi pour la semaine suivante, c’est toujours différent selon les périodes de l’année, actuellement en période de break All-Star en NBA mais je commente du foot (FA Cup et Liga). Je suis sur les sports US mais je suis amené à aller sur d’autres sports si besoin.

Que rêveriez-vous de commenter et qu’avez-vous préféré commenter ?

Sans hésitation, les Jeux, que ce soit hiver ou été, c’est un moment incroyable. On sent beaucoup d’émotion, d’attente de la part de tout un pays. Notre rôle est de faire vivre ces émotions par procuration, je trouve cela absolument formidable et j’aimerais pouvoir un jour transmettre ces émotions là.

Pour ce qui est de ce que j’ai préféré, je pense que c’est les World Finals 2016 en MLB. Je suis fan des Cubs, j’étais fasciné par leur malédiction, c’était un grand moment, plus d’un siècle que toute une ville attendait cela. Avoir pu commenter cela en direct était un moment totalement dingue. La finale de la ligue mondiale de volley en 2015 avec le premier titre des Bleus était tout aussi magique, on sentait que l’on faisait partager des émotions, les mêmes émotions dont je parlais pour les jeux, c’était un plaisir total de faire partager cela aux spectateurs.

Avez-vous un conseil à donner pour quelqu’un qui voudrait devenir commentateur ?

Toujours s’accrocher, il est vrai que c’est extrêmement compliqué d’y arriver. Il faut parfois avoir la chance d’arriver au bon moment. Mais il faut aussi que cela reste une passion, je pense que c’est important d’avoir de la passion dans son commentaire, les émotions partagées sont plus intenses, le téléspectateur le ressent derrière son écran.

Préfèreriez-vous commenter seul ou avec quelqu’un et avec qui préférez-vous commenter ?

Je préfère bien évidemment être accompagné. Être seul demande d’ajouter de l’analyse à ses commentaires et ne pas se contenter de raconter le match action par action. Les consultants permettent d’apporter un esprit technique aux commentaires, ils ont le vécu du milieu et leurs paroles sont bien plus vraies que les nôtres même si chacun à son avis sur la question.

Je n’ai pas de préférence, chacun à son style, ils sont tous très différents, c’est très plaisant d’avoir de la diversité. Il est vrai que mon petit chouchou reste Laurent Marceline, qui a commenté son premier match avec moi il y a 4 ans, c’était un match de fin de saison assez dingue en NFL, depuis, il a beaucoup progressé dans ses commentaires, c’est quelqu’un avec qui je rigole beaucoup.

Comment préparez-vous vos matchs ? Avez-vous le trac avant de passer à l’antenne ?

Je prépare mes matchs sur des fiches Excel. Dedans, je rentre toutes les stats et infos qui me semblent essentielles pour la rencontre que je vais commenter. La plupart du temps je ne regarde jamais ces fiches. Je les mets à 0 avant le début d’une nouvelle saison afin d’avoir toutes les infos et d’être à jour même si un joueur ne change pas d’équipe. En général cela me prend deux à trois heures de préparation par match.

En ce qui concerne le trac je l’ai longtemps eu, plus en plateau qu’en live d’ailleurs. La peur de mal faire, de ne pas être à la hauteur. Aujourd’hui j’ai toujours un peu d’adrénaline et je crois que cela est nécessaire car si on reste dans une zone de confort, c’est là que l’on peut passer à côté de son commentaire.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Continuer mon métier, malgré des horaires compliqués. Je pense que j’ai une chance de vivre en commentant des matchs que je pourrais regarder depuis mon canapé chez moi. Mon rêve d’enfant reste évidemment les Jeux, mais j’aimerais aussi pouvoir commenter des World Series ou un Super Bowl sur place, ce serait énorme.

Nous remercions Benjamin pour le temps accordé et nous lui souhaitons une bonne continuation. Vous pouvez le retrouver tout au long de l’année aux commentaires des sports US sur les chaînes de beIN Sports.

Crédit photo à la une : PANORAMIC

Un grand merci aussi à Aurore (communication de beIN Sports) qui a grandement facilité cette interview.

A propos de l'auteur

Le sport est la seule et unique chose qui me procure autant d'émotion que l'amour, sûrement parce que je suis amoureux du sport. Parfois il me le rend bien.

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