L’AuGeo-Portrait #5 : Gabriel Batistuta

Moi, Geoffrey Pollet, vous présenterai chaque semaine un joueur qui a marqué l’histoire du Football. Par son talent, sa personnalité, ses titres. Tout ce qui a fait la légende des footballeurs de mon enfance (et d’autres) vous sera présenté. Retrouvez l’ AuGeo-Portrait tous les Lundis. Aujourd’hui cinquième numéro avec la présentation de l’idole de Reconquista (Argentine) et de Florence, Batigol : Gabriel Batistuta.

Les débuts argentins de Gabriel Batistuta

Batistuta Boca Junior

Crédit Photo : planeta boca junior

Né le 1er Février 1969, Gabriel Batistuta fait ses débuts pros en 1987 au sein des Newell’s Old Boys. Batistuta va passer 3 années en Argentine, 3 années au sein desquelles Batistuta évoluera au sein des 3 grands clubs argentins : Newell’s Old Boys, River Plate et Boca Juniors. C’est au sein de cette dernière que Batistuta soulèvera son premier trophée de champion. Il découvre aussi la joie de disputer une finale de Copa Libertadores en 87 avec Newell’s et également le malheur d’une défaite en finale. Pendant son passage argentin, Batigol découvre aussi la sélection nationale argentine un soir de Juin 1991 face à l’ennemi intime brésilien. Il sera transféré au cours de l’été vers le vieux continent, l’Italie et plus précisément la ville de Florence.

Gabriel Batistuta : idole de la Fiorentina

Batistuta Fiorentina

Credit Photo : Skysport.it

Si a Florence le football est une religion, comme partout en Italie, Gabriel Batistuta y est un dieu. La Fiorentina, avant de devenir un club a consonance française, a compté parmi les meilleurs joueurs de la planète : Toldo, Passaella, Dunga, Rui Costa ou encore Roberto Baggio entre autres… Comment en 9 saisons, Batistuta est il devenu la star du peuple Viola ? D’abord parce qu’il est le meilleur buteur du club avec 207 réalisations en 333 matchs avec la Fio. Ensuite parce que même si le trio d’attaque qu’il composait avec B.Laudrup et S.Effenberg semblait alléchant, la Viola sombre et se retrouve relégué en SerieB. Alors que la presse n’a pas hésité à le qualifier de « nul, inutile, maladroit » Batigol décide de rester à la Viola, en SerieB. L’effet est immédiat, aux yeux des supporters bien sur mais également parce qu’il empile les buts et permet à la Fio de remonter un an après sa descente.

Il devient en 1995 le Capocannoniere de SerieA en 1995 et remporte la Coupe d’Italie en 1996, un trophée supplémentaire pour le club après 21 ans d’attente. Batistuta mène également ses troupes jusqu’à la  demi-finale de la coupe des coupes qu’ils perdront face au Barcelone de Ronaldo. Malgré un effectif plus que séduisant, Batistuta quitte la Viola pour enfin remporter le championnat italien. Il s’engage à l’été 2000 en faveur de l’AS Roma. Malgré le départ, les supporters de la Viola continuent de vouer un culte à leur idole argentin et réciproquement, Batistuta déclare régulièrement son amour aux florentins ainsi qu’à la ville de Florence. Il est élu joueur du siècle de la Fiorentina par les upporters et la presse spécialisée. La reconnaissance suprême pour une gratitude éternelle.

Gabriel Batistuta, champion d’Italie et fin de carrière

Batigol AS Roma

Crédit Photo : indosport.com

Eternelle, comme la ville dans laquelle il s’engage à l’été 2000. Batistuta rejoint l’AS Roma de Totti et Montella dirigée par le tacticien Fabio Capello. Il décroche en 2001 le titre de champion d’Italie, trophée après lequel il a couru pendant plus de 10 ans. Pourtant, Batistuta est en fin de carrière, une fin de carrière compliquée pour un joueur fatigué et qui a joué la quasi-totalité de sa carrière sous infiltration, avec des genoux et chevilles extrêmement fragiles. Batigol fait une pige à l’Inter en 2002, avant de récupérer des sous en filant au Qatar, ou il finit meilleur buteur du championnat, comme pour rappeler à tout le monde son talent face au but. Batigol raccroche les crampons en 2005 à l’age de 36ans. Il est aux yeux de tous l’un des attaquants les plus racés, les plus complets, et les plus élégants de la décennie 90. Il est même, pour beaucoup d’observateurs (dont je fais partie), l’un des meilleurs attaquants de l’histoire du football.

Gabriel Batistuta leader d’une Argentin magnifique

Batistua Argentin

Crédit Photo : Infobae.com

Bien sur l’Argentine des années 80 et du grand Maradona était splendide… Mais l’Argentine 90 des Batistuta, Redondo, Simeone, Caniggia avaient de quoi faire frissoner tous les passionnés de football. Double vainqueur de la Copa America, Batigol est le deuxième meilleur buteur de l’histoire de la sélection derrière un certaine Leo Messi. Batistuta participe à 3 coupe du monde sans pouvoir tirer le meilleur de son groupe. Son meilleur résultat, un 1/4 de finale face aux Pays Bas lors de la coupe du monde française en 1998. Pourtant, malgré l’absence de résultat significatifs sur la scène mondiale, Batistuta est aux yeux des supporters argentins l’égal, ou presque, des légendes de la décennie 80. Un buteur exceptionnel qui marque les esprits a coups de buts plus fabuleux les une que les autres.

623 matchs, 358 buts. Je voulais écrire une conclusion, classe, romancée, dithyrambique, sensationnelle sur la carrière de ce joueur et puis je me suis dit qu’il valait mieux la faire façon Gabriel Batistuta. Peu de mots , mais des actes. Alors retrouvez les plus beaux moments de la carrière de Batigol ci-dessous.

Peace…

 

A propos de l'auteur

Fan de sports de ballons. Mais pas seulement... Surtout n'oubliez pas que : "C'est pas moi qui explique mal, c'est les autres qui sont cons". Peace...

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