Le paracyclisme, on en parle sur WeSportFR

Parce qu’on n’en parle pas assez, WeSportFR s’intéresse aujourd’hui au Handisport et plus particulièrement au paracyclisme. Après notre interview du président de Blind Tennis (Tennis pour aveugles et déficient visuel), nous vous proposons cet article sur le cyclisme. Les championnats du monde de paracyclisme sur piste se déroulent en ce moment sur le vélodrome de Rio au Brésil.

Quelles sont les catégories ?

Comme dans tous les sports, le handi’cyclisme est divisé en plusieurs catégories selon le niveau de handicap du pratiquant. Que vous soyez déficient visuel, hémiplégique ou victime d’une amputation, il y a une catégorie qui vous correspond.

Pour les handicaps physiques :

La première catégorie, appelée cyclisme solo, est destinée aux personnes amputées ou ayant une perte fonctionnelle des membres supérieurs et/ou inférieurs. Elle se pratique sur un vélo dit « standard » avec éventuellement quelques aménagements.

Katell Alençon sur un vélo de piste standard aux championnat du monde sur piste. Crédit photo : Facebook

La seconde catégorie est appelée handbike. Catégorie réservée aux personnes souffrantes de liaisons médullaires ou amputées d’un ou deux membres inférieurs. Elle se pratique sur un vélo à trois roues (à ne pas confondre avec le tricyle) dont la transmission se fait manuellement avec plateaux, dérailleurs, manivelles et freinage adaptés.

Modèle 3 roues pour le handbike. Crédit photo : France paralympique

La troisième catégorie est justement appelée tricycle. Cette pratique est essentiellement réservée aux personnes ayant des troubles moteurs et de l’équilibre (IMC, hémiplégiques), avec éventuellement des adaptations adéquates à son handicap.

Tricycle crédit photo : handisport.org

Pour les handicaps visuel ou auditif :

Pour les déficients visuels, le sport sera pratiqué sur un tandem, avec un guide appelé « pilote », et pour les handicaps auditifs, ils pratiqueront sur un vélo traditionnel, mais sans appareillage auditif. Leur usage étant interdit en compétition.

Tandem. Crédit photo : handicap.fr

Bien sûr, pour chacune de ses catégories, il y a une classification. Pour le handbike, elle va de H1 à H5 selon ce que le coureur est tétraplégique, paraplégique ou possédant le handicap minimum. Pour le tricycle, c’est T1 ou T2 qui séparent l’infirmité motrice cérébrale de celle dite « modérée ». La vélo solo lui est classé de C1 à C5 selon l’amputation subie par l’athlète. Le handicap visuel est avéré lorsque l’accuité maximum du meilleur œil ne dépasse pas 1/10 après correction ou un champ visuel de 20°, et pour le handicap auditif, le certificat médiacal est bien évidemment obligatoire. Il doit attester du niveau de surdité du coureur, qui doit correspondre à une perte d’au moins 55dB de la meilleure oreille sur 3 fréquences déterminées.

Zoom sur les championnats du monde sur piste de Rio

Katell Alençon, satisfaite de sa première journée.
Avant même de quitter la France pour s’envoler vers le Brésil, les premiers ennuis commencent. Impossible de décoller de sa Bretagne pour rejoindre Paris et son vol vers Rio. Les conditions climatiques ne permettaient pas de faire décoller les avions. Il lui a donc fallu rejoindre Paris par voie routière. Qu’à cela ne tienne, il lui en faut bien plus pour l’arrêter. Ce contretemps lui a value une arrivée un jour plus tard que prévu. « Ça a été pas mal de stress avant de commencer » a-t-elle confié à nos confrères de Cyclism’actu. Une fois sur la piste, ses péripéties loin derrière, Katell a résussi ses objectifs. Elle termine à la 6ème place du 500m, mais ce qu’elle souhaitait avant tout, c’était de battre ses temps. Chose faite puisqu’elle a gagné plus d’une seconde et demie ! À sa plus grande satisfaction : « C’est un bilan positif. Je venais ici dans l’optique d’améliorer mes temps, ce qui est le cas sur 500m, de plus d’une seconde et demie. Je termineà sept dixièmes du podium donc je suis plutôt satisfaite. »

Que ce soit du cyclisme, mais aussi du cécifoot (football pour déficient visuel ou aveugle), du blind tennis, ou tout autre handisport, ce sont des performances remarquables que nous devons observer. Les athlètes redoublent de courage pour continuer à jouir de leur passion, non sans efforts, et atteignent même des performances spectaculaires.

Arnaud Lisse

A propos de l'auteur

Passionné depuis tout petit par le cyclisme, présent sur de nombreuses courses dans le Nord de la France et en Belgique. Je me suis également mis à la photo et rejoint l'équipe WeSportFR pour ... Partager ma passion !

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