Ligue des champions féminine : mais qui détrônera les lyonnaises ?

Les duels France-Allemagne en finale de Champions League féminine sont au nombre de six en 17 éditions; les six dans les huit dernières éditions. Sur ces six matchs la France l’emporte trois fois avec l’Olympique Lyonnais, et l’Allemagne une fois avec le FFC Turbine Potsdam, une fois avec le Vfl Wolfsburg et une fois encore avec le FC Frankfurt.

Hier soir, l’Olympique Lyonnais fit pencher la balance d’une victoire de plus pour la France. Le match commence tout de suite avec un rythme très soutenu: les actions s’enchaînent rapidement d’un côté comme de l’autre, la contre-attaque est à l’honneur. Le jeu est très offensif chez les deux équipes, mais on note un léger avantage pour Lyon, pour qui les contre-attaques aboutissent plus souvent à une frappe ou un corner. Le pressing est haut et le match s’avère très engagé physiquement, mais les occasions véritablement dangereuses se font rares.

A la mi-temps score de parité : 0-0, ce qui n’étonne pas vraiment. Depuis le début du match on assiste à une qualité de football rare. Comme quoi, même un jeudi à 18h un match de football peut être de qualité. Parce que oui, une finale de Champions League se joue un jeudi à 18h?

Dés l’entrée de la seconde période les lyonnaises mènent la danse, les occasions se font plus nombreuses. Au cours de la deuxième période on sent les joueuses de Wolfsburg perdre en intensité. On s’attendait  à tout sauf à ça, il faut savoir que depuis toujours les clubs allemands sont connus pour être des équipes plus physiques que les autres clubs européens. Il faut croire que Lyon à su prendre le pas. Wolfsburg semble donc prendre un coup au niveau du physique, Sara Bjork Gunnarsdottir l’internationale Islandaise se voit obligée de sortir sur blessure musculaire. Si les occasions sont plus nombreuses pour les Lyonnaises et qu’elles se voient refuser un but (qui aurait été validé avec une Goal-line Technology) le match garde un aspect très similaire à la première période et les filles se voient emmenées en prolongation.

On s’attendait à tout, sauf à ça…

Vu le déroulement des deux premières périodes, on imagine au mieux un ou deux buts en prolongation et au pire une séance de tires au but. Mais le match prend une autre tournure à la 93e minutes. D’entrée de jeu donc, Pernille Harder ouvre le score, un but qu’on n’attendait presque plus de la part de Wolfsburg qu’on voyait perdre en intensité depuis la deuxième période. Wolfsburg mène alors que l’avantage été clairement à Lyon depuis quelques temps. Mais Alexandra Popp, puis les joueuses de l’OL vont vite enlever les étoiles dans les yeux des Wölfin. A la 95e Alexandra Popp milieu de terrain allemande tacle sévèrement Delphine Cascarino, la défenseuse lyonnaise, et se voit avertir d’un deuxième carton jaune: c’est l’expulsion. Puis tout s’enchaîne. Les lyonnaises en meilleures forme physique et en supériorité numérique égalisent par un splendide but d’Amandine Henry à la 98e et passe devant au score la minute suivante avec un but d’Eugénie Le Sommer sur une parfaite passe décisive de Shanice Van den Sanden.

Puis le rythme des deux mi-temps vient se réinstaller et les lyonnaises profitent de deux percés pour venir enfoncer le clou: but de Ada Hegerberg à la 103e et de Camille Abily (116e) pour son dernier match en ligue des champions, les deux sur une superbe passe décisive de Van den Sanden, l’internationale hollandaise.

La victoire est signé L’Olympique Lyonnais, 4-1. Avec cette victoire les lyonnaises font de l’OL l’équipe la plus titrée de l’histoire de la Champions League féminine avec cinq victoires et devient la seule équipe à l’avoir remporté trois fois consécutives. Et si jeudi prochain Lyon l’emporte contre le PSG en finale de Coupe de France, elle deviendra la seule équipe à avoir réalisé le triplé (Championnat de France, Coupe de France et Champions League) trois fois consécutives.

Charlotte THIERY

A propos de l'auteur

alias Madame Tennis. Le tennis matin midi et soir, 7 jours sur 7, 365 jours par an !

Poster un commentaire