Meyer : « Devenir une des meilleures équipes au monde »

Officialisé comme futur entraîneur du Stade Français il y a presque un mois, Heyneke Meyer est descendu de l’avion samedi. Après avoir assisté à la (lourde) défaite de sa future équipe à Lyon le soir-même, il était présenté à la presse ce lundi matin. We Sport FR était présent à Jean Bouin.

 

10 heures. Salle de conférence de presse dans les bas-couloirs du stade Jean Bouin. Après quelques croissants et quelques sourires, le docteur Hans-Peter Wild, le président Hubert Patricot et le futur entraîneur du Stade Français Paris, Heyneke Meyer, pénétraient sur l’estrade. Robert Mohr, Olivier Azam, Julien Dupuy, Sergio Parisse et Meyer Bosman prenaient eux aussi place au premier rang. L’intronisation du sud-africain à la tête du club de la capitale dès la saison prochaine, pouvait alors débuter.

 

Le propriétaire du club, Hans-Peter Wild, a tout d’abord procédé à une présentation de sa nouvelle recrue :

« Heyneke est un entraineur de réputation mondiale. J’ai confiance en lui pour construire la meilleure équipe possible. On est bien conscient qu’on n’a pas encore assuré le maintien. Les deux prochains matchs seront très importants pour notre avenir. Mais le Stade Français confirme ses ambitions avec ce recrutement. C’était une année de transition car on a perdu 10 joueurs de grande classe. Je compte rester avec Heyneke un moment. Vous verrez le progrès au fur et à mesure, mais il faut laisser le temps.

Pour réussir, il faut les meilleurs à tous les postes. Cela vaut aussi bien pour les joueurs que pour les entraîneurs. Heyneke Meyer a une grande histoire de réussite dans le rugby mondial et je suis persuadé qu’il pourra apporter quelque chose au club. Pour l’instant, il n’a pas de plan dans l’immédiat, il va apprendre à connaître tout le monde, et on verra où en est le club le 16 mai. Nous tiendrons alors une seconde conférence de presse pour plus approfondir les projets de jeu et de recrutement. Les deux matchs (réception de Brive et déplacement à La Rochelle) auront eu lieu et on en saura déjà plus sur ce que l’on peut faire. »

Crédit photo : G.Allain (We Sport FR)

C’est ensuite le principal intéressé, Heyneke Meyer, qui a pris la parole puis répondu à quelques questions :

« Je remercie le docteur Wild et Hubert, qui me donnent l’opportunité d’évoluer au très haut niveau en France. J’ai commencé à connaître le rugby français et à comprendre ce que cela représentait lorsque j’ai vu Jean-Pierre Rives évoluer face aux Springboks en 1980. Par la suite, mon ami Nick Mallett, qui a signé avec le Stade Français en 2003 et qui a gagné deux titres avec le club, et Peter de Villiers, un de mes assistants chez les Springboks en 2013, m’ont parlé et m’ont dit que le Stade Français était un grand club.

Je suis là pour servir. Il s’agit du club et non de moi. Je suis prêt à donner le meilleur de moi-même pour le club. Je vais apprendre à parler français, à connaître la culture française, les médias, c’est important.

On a une très bonne équipe et un très bon staff ici au Stade Français. Je vous remercie de m’avoir accordé cette confiance, mais je n’y arriverais pas seul, c’est un travail d’équipe. Les objectifs vont prendre du temps à pouvoir être réalisés. Le plus important est de faire des promesses que je pourrais tenir.

L’équipe d’entraîneur a fait du bon boulot dans les conditions actuelles, cependant, on a encore certains postes à pourvoir. Il y a des joueurs de grande qualité mais le championnat est très relevé. Je suis sur qu’on peut devenir une des meilleures équipes du monde, mais pour cela, il faudra l’implication de chacun. »

Crédit photo : G.Allain (WeSportFR)

Serez-vous l’entraîneur du Stade Français Paris en cas de descente du club en Pro D2 ?

Je suis conscient de la chance que j’ai de pouvoir exercer ici, de pouvoir représenter le Stade Français. Je suis là pour servir. Si on descend, il faudra être capable de ravaler son égo et d’embarquer tout le monde pour remonter plus fort. Je pense qu’on a ce qu’il faut pour rester en Top 14. Même si on doit redescendre, à terme, nous serons une des meilleures équipes du monde.

Comptez-vous vous appuyer sur des joueurs français déjà au club ou recruter beaucoup de joueurs étrangers, à l’instar de ce qu’a fait Jack White à Montpellier avec les sud-africains ?

Si j’avais voulu entraîner des joueurs sud-africains, je serais resté là-bas. Je préfère favoriser les joueurs français. Le rugby français est sain aujourd’hui. La France était proche de pouvoir gagner le 6 Nations. Il y a des joueurs de grande qualité en France, mais l’idée est de mettre en place la bonne stratégie, c’est là-dessus qu’on va travailler.

 

Nick Malett a réussi ici en gagnant deux titres mais d’autres entraîneurs étrangers ont échoué comme Cheicka par exemple. Avez-vous mesuré la difficulté de l’adaptation ?

J’adore les défis. Si je l’ai accepté, c’est parce que je suis persuadé qu’on peut le faire avec cette équipe. J’aurais pu signer il y a 10 ans, mais ce n’était pas forcément le bon moment. Je me sens bien plus préparé désormais car j’ai acquis de l’expérience au niveau international.

 

Par ailleurs, le président Hubert Patricot a également insisté sur le fait que le club avait souhaité faire venir Meyer le plus tôt possible afin de faire ce qu’il n’avait pas pu faire la saison dernière à savoir préparer la prochaine saison. Rendez-vous donc le 16 mai pour une conférence de presse qui fera vraiment office de présentation pour la future saison 2018-2019 qui arrive, lors de laquelle on espère voir les coéquipiers de Sergio Parisse en Top 14.

 

Propos recueillis par Grégoire ALLAIN (@GregoireAln)

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