Objectif Loujniki : le Panama

We Sport FR vous propose « Objectif Loujniki », référence à la mythique enceinte moscovite récemment rénovée pour la Coupe du Monde qui accueillera notamment la finale le 15 juillet prochain. Cette série livrera un focus sur les 32 pays participant au Mondial, par ordre croissant du classement FIFA d’avril 2018.

Aujourd’hui, à J-29, les Canaleros du Panama ! 

Parcours en qualifications

La qualification de la Marea Roja n’a pas fini de faire parler ! C’est d’abord une première historique pour cette équipe nationale au palmarès modeste, cette Coupe du Monde sera la première de son histoire après dix tentatives manquées. Pour l’occasion, un jour férié a même été décrété.
Mais les Canaleros peuvent s’estimer heureux ! Il leur a fallu compter sur un concours de circonstances qui a amené les Yankees à perdre tous leurs moyens et le match décisif 2-1 contre la modeste équipe de Trinidad ; et un but égalisateur pour leur compte face au Costa-Rica qui n’aurait pas dû être validé puisque le ballon n’avait pas franchi la ligne. Au final leur victoire contre les Ticos leur assure la qualification aux dépends des américains, une première pour l’Oncle Sam depuis 1986.

Style de jeu

Fidèle à la réputation de son sélectionneur colombien Hernan Dario Gomez, et probablement sans solution alternative viable, les panaméens s’appuient essentiellement sur leurs qualités physique et leur gros volume de jeu. Leur match contre la Danemark en mars dernier, qui n’avait d’amical que le nom, est venu confirmer la tendance, si ce n’est l’aggraver. Il faudra aux belges, tunisiens et anglais, leurs concurrents des phases de poule, beaucoup de patience pour venir à bout d’un bloc canalero expérimenté et ne pas oublier les protège-tibias aux vestiaires.

Joueur à suivre ?

Difficile de ressortir une individualité du lot tant cette équipe semble dépendante de son collectif et de sa solidarité défensive. S’il fallait néanmoins en retenir un, ce serait Roman Torres, puissant défenseur central de 32 ans et héros de la qualification panaméenne puisqu’il a marqué le second but de son équipe face au Costa-Rica synonyme de Russie.

Le prono de la rédac’

Pour sa première participation, le Panama fait figure de petit poucet de la compétition et de son groupe. Il faudrait une faillite incroyable des belges ou des joueurs aux Trois Lions pour imaginer le Panama en huitièmes de finale. Une faillite difficile à imaginer mais loin d’être improbable, on se rappelle que les Anglais avaient fini derniers de leur groupe lors du Mondial brésilien avec un tout petit point.