Objectif Loujniki : Le Pérou

We Sport FR vous propose « Objectif Loujniki », en référence à la mythique enceinte moscovite récemment rénovée pour la Coupe du monde 2018 qui accueillera notamment la finale le 15 juillet prochain. Cette série livrera un focus sur les 32 pays participant au Mondial, par ordre croissant du classement FIFA d’avril 2018.

Aujourd’hui, à J-12 de la Coupe du Monde, place au Pérou, une des équipes les plus calieeeente du Mondial.

Parcours en qualifications

Grande Peru ! Trente-deuxième et dernière équipe à avoir validé son ticket pour la Russie, la Blanquirroja aura vécu un véritable parcours du combattant pour participer à son premier Mondial depuis 1982, alors âge d’or du football péruvien mené par l’immense Teofilo Cubillas, et autres Hugo Sotil, Hector Chumpitaz et Juan Carlors Oblitas. Passés par tous les états lors de la jungle qu’est la phase sud-américaine de qualifications pour la Coupe du Monde, les coéquipiers de Jefferson Farfan, qui ne comptaient que quatre petits points après cinq journées, n’ont rien lâché. Et après un parcours retour exemplaire, qui ne les verra s’incliner que face au Brésil, c’est lors d’une dernière journée folle, signée sous le sceau des mathématiques, que les Péruviens ont obtenu le sésame pour le barrage éliminatoire en arrachant la sixième place du groupe. Au final, un bilan de 26 points (7V, 5N, 6D).

Opposés à la Nouvelle-Zélande lors du dernier barrage qualificatif, les Péruviens, supérieurs, n’ont pas eu à forcer leur talent en s’adjugeant les All Whites lors du match retour à Lima (0-0 ; 2-0). Fête totale !

Style de jeu

Impossible de parler du jeu péruvien sans évoquer l’homme à la base de tout : Ricardo « El Tigre » Gareca. Âgé de 60 ans, celui qui a repris les rênes des Incas en début d’année 2015 a façonné un groupe prêt à tout. Déjà performants lors des deux dernières Copa America (troisième en 2015, quart de finaliste en 2016), les coéquipiers de Paolo Guerrero sont aussi une machine à spectacle.

Proposant un jeu de position ultra vertical, en recherche systématique de l’élimination à deux ou trois dans les petits espaces, le Pérou de Gareca est une ode au football collectif. Très compact, le bloc péruvien est très efficace au pressing, tout en étant capable d’alterner avec de longues phases de soumission où les deux lignes de quatre évoluent très bas (à la manière de l’Atletico Madrid), comme il a été le cas lors du nul ramené d’Argentine (0-0). Ces phases passives ne sont cependant pas problématiques, car le Pérou est sans doute une des meilleures équipes de transition de ce Mondial : une fois le ballon récupéré, la qualité de déplacement de Farfan combinée à la vitesse des offensifs que sont Andre Carillo (Watford), Christian Cueva (Sao Paolo FC), Edison Flores (Aalborg) et le génial Paolo Guerrero (Flamengo) permet aux Incas de trouver très vite la verticalité et de profiter du déséquilibre de l’adversaire en transition défensive en trouvant le plus rapidement possible les zones de supériorité numérique.

Line-up probable : Gallese – Advincula, Rodriguez (ou Santamaria), Ramos, Trauco – Cueva (ou Carillo), Tapia, Yotun, Flores – Farfan, Guerrero (ou Ruidiaz)

Le joueur à suivre.

Très plaisante à voir jouer, de nombreux joueurs sont à suivre dans cette sélection péruvienne. Que ce soit la dernière participation à une grande compétition internationale des deux légendes que sont Jefferson Farfan (33 ans) et Paolo Guerrero (34 ans) ou l’éclosion de joueurs pleins de talent comme l’excellent Renato Tapia (Feyenoord Rotterdam), Paulo Hurtado (Vitoria Guimaraes) ou encore un Christian Cueva (Sao Paolo) revenu au sommet de son art avec la Blanquirroja.

Mais l’homme à suivre à quelque chose de spécial. Éblouissant lors de la phase de qualifications (5 buts) et titulaire indiscutable, le petit ailier Edison Flores s’est enfin imposé comme l’un des détonateurs du feu d’artifice qu’est la line-up offensive du Pérou. Joueur de poche (1m69), Flores est un poison. Un vrai poison. Intenable en isolation, capable de répéter les efforts inlassablement, l’ailier d’Aalborg a trouvé dans l’animation offerte par Gareca un cadre parfait où il peut s’exprimer, en témoigne les derniers matchs amicaux face à l’Ecosse et l’Arabie Saoudite où son entente avec Farfan et Cueva a crevé l’écran. En sera-t-il de même pour les filets russes ?

Résultat de recherche d'images pour "edison flores"

Source : rpp

Le prono de la rédac’

Tombé dans le groupe C avec la France, le Danemark et l’Australie, les Incas ont un énorme coup à jouer. Sous-estimés par de nombreux observateurs, les Péruviens ont une impressionnante réserve de talent et un immense esprit collectif, façonné avec soin par Gareca. De plus, leur recherche constante du troisième homme et des espaces interlignes vont être un enfer à défendre pour toute équipe ne proposant pas un bloc équipe assez compact (suivez mon regard…), tout comme la vitesse de leur transition. Attention cependant à la gestion des coup de pieds arrêtés défensifs, où l’arrière garde est souvent mise en danger, et dans la gestion des transitions défensives à la perte du ballon où les espaces dans le dos des latéraux Advincula et Trauco devront être mieux gérés. Mais il va sans dire que ce Pérou a plus que les moyens de s’inviter en phase à élimination directe, et pourquoi pas en première position.

La liste des 23 :

Source : federacion peruana de futbol

A propos de l'auteur

Penseur éclairé sur la tectonique des plaques footballistiques. ADN Bielsista, esprit Sarriste et coeur jaune et bleu. Djoko for ever et n'oubliez pas que Klay Thompson est le vrai GOAT.

Poster un commentaire