Samuel Massilia : « On était presque intimidés de voir ce stade là »

A la veille de cette finale d’Europa League que va jouer l’OM, rencontre avec Samuel Massilia, jeune supporter qui impressionne par toute l’expérience qu’il a déjà engrangée. Et il ne compte pas s’arrêter là, comme l’OM ?

Bonjour Samuel, peux-tu te présenter à nous ?

J’ai 18 ans, je suis en filière vente et je passe mon bac cette année.

On peut voir que tu as un parcours assez particulier pour ton âge …

Je travaille depuis l’âge de 15 ans en radio : j’ai travaillé 3 ans pour France Bleu et je suis depuis 2 mois sur Radio Star. J’aurais aimé intégrer l’IEJ [école de journalisme, ndlr] dès cette année mais je vais économiser pour tenter de rentrer dans deux ans.

Donc rien à voir avec le parcours scolaire que tu as …

C’est vrai, mais mon cursus scolaire sera toujours important car c’est ma roue de secours si je n’arrive pas à devenir journaliste.

Comment t’es-tu donc créé autant d’opportunités ?

Il faut  rencontrer les gens réellement et non sur les réseaux sociaux. La seule personne que j’ai rencontré sur les réseaux sociaux c’est René Malleville : je l’avais contacté sur Twitter pour écrire un article sur les supporters que je réalisais avec un collègue et il m’a invité à la radio. Depuis cela on est toujours en très bon contact !

Pour rencontrer des personnes célèbres, il faut envoyer plein de mails, mais sinon ça se fait tout seul.

Lire aussi : L’interview de René Malleville : l’OM à cœur ouvert.

D’ailleurs, pourquoi privilégier la radio ?

J’ai commencé par de la presse écrite en écrivant pour Ohaime Passion, ce qui m’a permis d’approfondir mon écrit. Après mon objectif est d’avoir une émission à la radio ou pourquoi pas à la TV.

Être un supporter invétéré de l’OM ne peut-il pas être un frein au journalisme ?

C’est vrai que je parle beaucoup de l’OM, mais il faut savoir être bien évidemment objectif. Ça pourrait être un obstacle, mais ça ne le sera pas.

Que penses-tu pouvoir apporter à la radio ?

Il faut avoir beaucoup d’idées pour travailler à la radio, être créatif, surtout avec le digital qui prend de plus en plus d’importance. J’apporte ce que je peux, soit avec mes chroniques ou soit lorsqu’on débat sur certains sujets.

« J’étais passionné par les albums Panini »

Toi qui habite à Aix-en-Provence, supporter l’OM était une évidence ?

Pas vraiment car dans ma famille il n’y a pas que des passionnés de ballon. Mon cousin, Bernard Pardo, a joué pour l’OM dans les années 1990, ce qui a pu y participer. Mais cela vient du fait que petit, j’étais passionné par les albums Panini et je suis resté bloqué sur ce club. Je me suis dit que ce club était incroyable et qu’il fallait que je le suive.

Si tu pouvais décrire la saison de l’OM en un mot, que dirais-tu ?

Passionnante.

Plusieurs débats sont apparus sur les réseaux sociaux à propos du match nul contre Angers et le fait de jouer sur les deux tableaux, qu’en penses-tu ?

On fera le bilan à la fin de saison, mais maintenant qu’on y est, on n’a plus le choix, on doit jouer sur les deux tableaux.

« Il m’a dit qu’il n’avait jamais vécu ça au stade, même avec tout ce qu’il a vu »

N’ayant pas connu le sacre de 1993 ni la finale de 2004, penses-tu qu’il y a encore plus d’engouement pour la jeunesse marseillaise ?

J’ai revu le match de 2004 par la suite, même s’il y avait moins de folie en le voyant. C’est vrai qu’il y a une certaine envie pour la jeunesse car une finale de Coupe d’Europe, on en rêve tous. Après les déceptions qu’il y a eu sur ce club, les polémiques, les problèmes de dirigeants, ça fait du bien de voir le stade en fusion et uni depuis le début de saison.

Même les plus anciens seraient heureux. René Malleville m’a dit qu’il n’avait jamais vécu ça au stade, même avec tout ce qu’il a vu.

« On était presque intimidés de voir ce stade là »

Donc tu es abonné au Vélodrome et tu y étais lors de la demi-finale aller ?

Oui, je suis abonné et je suis en Ganay. Je n’avais jamais vécu ça et c’était incroyable de voir toutes les tribunes unies, même Jean Bouin, où il y d’habitude moins d’ambiance. Ça fait longtemps que je vais à tous les matchs, même à l’époque de Michel où le stade résonnait creux, mais là, on était presque intimidé de voir ce stade là. C’est tellement magnifique quand il est rempli et  quand les supporters chantent, au bon moment. C’est magnifique.

Lire aussi : Florian Thauvin, Prince du Vel’.

Entre un match au stade et un match aux commentaires, le choix est difficile ?

J’ai eu la chance de commenter deux matchs sur Radio Star, à chaque fois joués à l’extérieur : celui contre le PSG en Coupe de France et celui contre Bilbao. Pour la Coupe d’Europe c’est vrai qu’on en oublie l’objectivité car même si on n’est pas supporter de l’OM, on peut être supporter d’une équipe française.

C’est différent à la radio car on est seulement entre nous au studio. Mais bon quand on est au stade, on a une ambiance folle.

Peux-tu te risquer à un pronostic pour le match de jeudi ?

Je dirais une victoire 2-1.

Parmi les joueurs de cette année, en as-tu un que tu sors du lot ?

Je ne vais pas être très original, mais je dirais Luiz Gustavo car c’est tout simplement le boss sur le terrain.

Et as-tu un joueur depuis que tu supportes l’OM ?

Je dirais Steve Mandanda car j’ai joué au poste de gardien quand j’étais jeune et c’est comme une sorte de mentor. Je l’ai déjà rencontré à l’époque quand j’allais aux entrainements à la Commanderie et c’est un joueur qui a la mentalité du club et qui respecte les supporters.

Enfin, que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Continuer à la radio, car c’est bien de débuter jeune mais le but est de durer. J’apprends au quotidien et je sais en profiter.

Merci Samuel, ce fut un véritable plaisir !

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#teamgardien

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