Sami Slama : « Des championnats du monde qu’on est pas prêt d’oublier »

WeSportFR est partie à la rencontre du jeune lutteur Français, Sami Slama. Originaire de Créteil, le francilien nous raconte la façon dont il a découvert ce sport, sa première expérience lors d’un mondial mais aussi de sa vie de sportif de haut niveau et d’étudiant.

WeSportFR : Bonjour Sami, peux-tu te présenter à nos lecteurs en quelques mots ?

Sami Slama : Bonjour, Sami et j’ai 23 ans. Je suis en équipe de France de lutte gréco-romaine dans la catégorie -77 kg  et je suis licencié depuis cette année au club de Soissons Belleu lutte.

W.S : Comment as-tu découvert la lutte ?

 S.S : Mes parents voulaient me mettre au sport sur conseil de mes prof à l’école afin de me canaliser. Du coup, il y avait une salle de Lutte à quelques pas de la maison. J’y suis un peu arrivé par hasard.

W.S : Pourquoi avoir choisi ce sport ?

S.S : Je ne l’ai pas réellement choisi. J’ai commencé la lutte à 4 ou 5 ans et ce sont mes parents qui ont choisi pour moi. C’était surtout le club de sport le plus proche de l’endroit où j’habitais. Il fallait que je fasse du sport et c’est tombé sur la lutte. En réalité, ça aurait pu être n’importe quel autre sport.

Crédit photo: Stevan Lebras

W.S : Avant de choisir définitivement ton sport, as-tu hésité avec un autre ?

S.S : Je n’ai jamais pratiqué d’autres sports que la lutte donc la question ne s’est pas vraiment posée. J’ai commencé comme je vous l’ai dis à 4/5 ans, et depuis j’y suis resté.
 W.S : Tu as récemment participé aux championnats du monde à l’Accor Hôtels Arena. Parles-nous de cette expérience.

S.S : C’était une expérience folle ! Mes premiers championnat du monde, en plus à la maison, devant ma famille et mes amis qui sont venu m’encourager, et à l’Accor Hotel Arena, ce n’était pas rien. Tout a été parfaitement mis en place pour réaliser des championnats du monde qu’on est pas prêt d’oublier ! D’après certains, c’est le plus beau championnat du monde jamais réalisé, il y en a même qui disent que c’était mieux que les Jeux Olympiques…

W.S : Comment se passe une journée type pour toi ?

S.S : Je suis pensionnaire de l’INSEP. Du coup une journée type là bas c’est : 08:00-10:00 cours / 11:00-13:00 entraînement, ensuite rebelote l’après midi : 14:15-16:15 cours et enfin 16:30-18:30 entrainement, et c’est comme ça tous les jours !

Crédit photo: Stevan Lebras

W.S : Peut-on vivre convenablement de ce sport?

 S.S : Vivre de la lutte aujourd’hui en France, cela relève du défi ! C’est vraiment très difficile. Il y a une petite poignée qui y arrive grâce à leur résultat sportif (médaillés européens et mondiales). Sinon pour un lutteur de l’équipe de France qui n’a jamais fais de performance comme celles ci, c’est presque impossible ! On est une petite fédération, un sport trop peu médiatisé et connu du grand public, donc forcément … c’est dur.
W.S : En dehors de la lutte gréco-romaine, que fais-tu dans la vie?
S.S: En dehors de la lutte, je prépare ma licence STAPS (à l’INSEP). Mis à part ça, rien d’exceptionnel, être sportif de haut niveau demande beaucoup de sacrifices, surtout dans notre sport, ce qui nous laisse peu de temps pour autres choses.

 W.S : Qui est Sami Slama en dehors des tapis ?

 S.S : Sami, c’est un jeune comme tous les autres ! Si on m’enlève la lutte, on verra que je suis quelqu’un de lambdas, qui vit comme tous ceux de mon âge. J’ai grandis à Créteil, j’y vis toujours, et en dehors de la lutte, c’est simple, je passe la majeure partie de mon temps avec mes amis d’enfance dans mon quartier à passer des bons moments et rigoler de tout et de rien toute la journée (enfin, le peu de temps qu’il me reste de la journée), comme beaucoup de jeune de mon âge.
Merci à Sami Slama de nous avoir consacré de son temps. Nous lui souhaitons bonne chance pour ses études et de connaître une grande carrière dans la lutte gréco-romaine.
A propos de l'auteur

Je m'appelle Laila et j'ai 25 ans. Passionnée de sports et plus particulièrement de handball, Je suis là comme toute l'équipe afin de partager notre passion avec vous et de discuter des valeurs du sport qui nous rassemble tous. Comme on dit plus on est de fous, plus on rit.

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