SARAN / MONTPELLIER vu des tribunes

Aujourd’hui, je vais vous parler non pas comme un journaliste, mais comme un spectateur lambda. Une autre vision d’un match, une vision plus émotionnelle. Ce Saran / Montpellier est un petit évènement tant les clubs sportifs professionnels sont rares dans la région Centre. Quelques champions du monde, champions olympiques se tiennent à quelques mètres de nous. Forcément, des frissons nous parcourent, les idoles que l’on voit à la télévision deviennent réels.

Hors de ce petit évènement, ce match est capital pour les deux équipes. Montpellier doit gagner pour filer vers le titre. Saran doit tenter un exploit pour se maintenir dans l’élite. Que l’on soit au premier ou au dernier rang face au parquet, on sent une certaine tension. L’ombre d’un match piège plane sur Montpellier.

Frustration de Vincent Gérard en 1ère mi-temps. Photo : Romain Gitton – Wesportfr

Saran courageux, Montpellier nerveux

C’est un vague résumé me direz vous. Montpellier maîtrise son sujet en début de rencontre mais bute sur une vaillante équipe de Saran qui joue sa chance à fond. Montpellier ne décolle pas après 20 minutes de jeu. Jusqu’à ce que Saran fatigue en fin de mi-temps et encaisse un sévère 6-1. 15-10 à 2 minutes 30 de la pause… et puis plus rien. Saran n’abdique pas, Montpellier éprouve un léger relâchement et c’est finalement 15-13 à la pause. Début de la crispation montpelliéraine : sur une décision litigieuse en fin de 1ère mi-temps, Vincent Gérard s’emporte un peu sur l’arbitrage et prend 2 minutes au moment de retourner aux vestiaires. Une grande frustration se voit sur le visage du gardien des Bleus.

L’exclusion de Vincent Gérard à la pause. Photo : Romain Gitton – wesportfr.com

Un niveau d’écart

Au retour des vestiaires, le match reste extrêmement serré et devient très haché, Saran tente de provoquer les fautes des montpelliérains, avec réussite. Les penaltys se multiplient, et Saran prend même la tête en milieu de 2ème mi-temps. Le palais des sports d’Orléans spécialement réquisitionné pour l’occasion commence lentement à s’enflammer pour les Saranais. Mais Montpellier, un niveau au dessus, s’offre Saran à l’usure (34-29). Triste sort pour les locaux. Saran voit l’élite s’éloigner, Montpellier voit le titre se rapprocher.

Enfin, spectateur que je suis, je repars, émerveillé comme un enfant, ces enfants qui criaient tout le match le non de leurs idoles. Le handball permet une proximité avec ses supporters, cela ne doit pas changer. Les médias les sollicitent dès le coup de sifflet et ils ne peuvent plus venir saluer, comme moi, des spectateurs venus voir leurs idoles.

Romain Gitton

A propos de l'auteur

Le sport est la seule et unique chose qui me procure autant d'émotion que l'amour, sûrement parce que je suis amoureux du sport. Parfois il me le rend bien.

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