Une victoire presque inattendue pour Marquez

C’est sous une météo quasi inédite et devant un public qui l’est tout autant, complètement acquis à la cause de Johann ZARCO, que s’est déroulé le Grand Prix de France MotoGP. Le Français qui n‘a jamais caché son ambition première, redonner ses lettres de noblesse au sport moto en France, a réussi l’exploit d’atteindre son but dès sa deuxième année dans la catégorie reine. Tout était donc réuni pour que la fête soit belle et elle l’a été…jusqu’au dimanche.

Johann ZARCO ou l’espoir d’une nation toute entière

30 ans c’est ce qui sépare la dernière pôle d’un Français en MotoGP de la pôle de Johann, qui en a profité pour exploser l’ancien record de la piste avec un temps canon de 1’31.185, signant également sa huitième première ligne consécutive. Oh ce ne fut pas simple non, le Français comme d’habitude, a pris son temps et a amélioré à chaque sortie grappillant des places jusqu’à la Q2 où d’autres pilotes pourtant très en forme, à l’image de Marc MARQUEZ et Danilo PETRUCCI, ont dû avoir bien du mal à croire le temps inscrit sur leur moniteur. Il est difficile de décrire la ferveur du public lors du passage du pilote Tech3 sur la ligne après le temps stratosphérique du pilote Italien Pramac qui avait alors devancé largement le précédent record. Nous croyons même pouvoir dire que tout le monde, commentateurs et journalistes compris, avaient alors été frappé par la Zarcomania.

Crédit : Ouest France

Du rêve au cauchemar

Notre pilote national en première ligne, il ne lui restait donc plus qu’à confirmer par une première victoire à domicile, l’histoire était belle, trop ? Lorsque les feux rouges se sont éteints, le Cannois n’a cependant pas pu s’emparer de la tête de la course, ratant même son départ ce qu’il l’a obligé à prendre des risques dès la chicane Dunlop. Il nous a ainsi gratifié d’un viril dépassement sur Marc MARQUEZ alors sur des œufs à cause de sa monte pneumatique arrière puis s’est employé à suivre un Jorge LORENZO fréquemment véloce dans les tous premiers tours. C’est alors qu’Andrea IANNONE chute à la Chapelle, le pilote Italien termine là sa belle série de podium. A la lutte avec Andrea DOVISIOZO, Johann ZARCO fera craquer l’officiel Ducati qui lui aussi se passera de points pour la manche Française du championnat tout BAUTISTA et RABAT tombés quelques instants plus tôt. LORENZO en perte de vitesse, MARQUEZ décide de passer à l’attaque sur ZARCO qui commet

alors l’irréparable au Garage Vert perdant l’avant par manque de patience ou excès d’optimisme. Le rêve est terminé !

crédit : rtl

Une course qui ressemble finalement aux autres

Passé ce début de course très agité, on retrouve une course qui ressemble de près à toutes les courses de ce début de saison avec un MARQUEZ impérial, un PETRUCCI véloce, un ROSSI…bah ROSSI quoi, un VIÑALES en recul mais toujours là et un LORENZO qui perd du temps au fur et à mesure que les tours passent. Il faut aussi signaler que dans les tribunes, la chute de ZARCO a jeté un froid glacial qui en aura refroidi plus d’un. A noter tout de même la très belle quatrième place de MILLER qui prouve à nouveau sa vitesse au guidon de la Ducati Pramac et la belle huitième place de CRUTCHLOW alors que son état physique était particulièrement dégradé.

crédit : ouest france

La prochaine sera la bonne

Même si le pilote Tech3 a failli cette fois, il l’a dit lui-même, le Grand Prix de France n’est pas le championnat, il ne compte pas déposer les armes pour autant. Et si ROSSI le considère aujourd’hui comme le presqu’égal de MARQUEZ, on peut dire que notre Johann aura au moins réussi à obtenir le respect de ses pères et pour cause, il est aujourd’hui le seul pilote à être capable de faire fonctionner correctement une Yamaha décidément bien capricieuse. Ainsi, il va falloir s’habituer à voir le numéro 5 aux avants postes aux côtés d’un numéro 93 qui semble parti pour rééditer ses exploits passés.

Dominique Quinton

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