30 Days NBA Rewind : Dallas Mavericks

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, direction le Texas pour s’intéresser aux Dallas Mavericks.

L’histoire de la franchise

Naissance en 1980 et phase de découverte

Créée comme franchise d’expansion après avoir payé les 12 millions de dollars d’entrée, les Dallas Mavericks voient le jour en 1980. Basé sur les anciennes bases des Chaparalls en ABA (devenus par la suite les San Antonio Spurs lors de la fusion ABA-NBA), les Mavs vont connaitre des débuts peu percutants.

En effet, l’équipe va décider de parier sur des choix de joueurs peu connus. Aucun joueur d’expérience, aucun All Star, que des rookies, sophomore ou dans le meilleur des cas, des troisièmes années. Le premier cinq majeur était constitué de Abdul Jeelani, Jerome Whitehead, Tom LaGarde, Geoff Huston et Winford Boynes.

Durant les trois premières années dans la ligue, les Texans se font discret. Des bilans assez lourds, sauf en 1983. Cette année là, un trio va faire parler de lui. Marck Aguirre, Rolando Blackman et Jay Vincent. A deux doigts d’accrocher les playoffs grâce à leurs stars, ce sera fait l’année suivante. L’équipe, avec 44 victoires, termine cinquième à l’Est et se hissera jusqu’en demies de conférence face aux Lakers. Une défaite en cinq matchs.

Le début d’une franchise avec ses premiers hommes providentiels (Crédits : The Dallas Morning News)

Une stratégie de draft prolifique et une période 1984-1988 intéressante

Enfin installée en NBA, les Mavs commencent à développer une belle réputation. Toujours bien placée dans les Drafts, la franchise enchaînera les bons coups. Dale Ellis, Derek Harper ou encore Roy Tarpley seront drafté durant cette période. Le cinq majeur reste une nouvelle fois solide : Mark Aguirre, Sam Perkins, James Donaldson, Derek Harper et Rolando Blackman.

Le point fort est la présence de Dallas durant cinq ans de suite. Même si l’équipe ne dépasse pas les demies de conférence, elle réussit néanmoins à marquer les esprits. C’est comme ça qu’en 1988, l’équipe réalise une année canon et va réaliser un miracle. Face aux Lakers de Magic Johnson, les Texans arrachent la victoire au match 7 et arrivent en finale de conférence. Après sept autres rencontres, les joueurs craquent dans les dernières minutes du match 7 contre les Houston Rockets et voient les portes de la Finale NBA se fermer.

Rolando Blackman, une égérie du Dallas des 80’s (Crédits : Podbay)

Une disette de dix ans et le début de l’ère Dirk Nowitzki

A partir de la saison 1989 jusqu’en 2000, les Mavericks deviennent des abonnés au bas de tableau, et n’arrivent pas à aller au-delà de la 9ème place. Pourtant, cette période marque l’arrivée de Jason Kidd, futur rookie de l’année et All-Star. Il faudra attendre la saison 1998-1999 pour voir arriver la future égérie de la franchise, en la personne de Dirk Nowitzki. L’allemand, échangé aux Bucks pendant la draft contre Robert Traylor.

A deux doigts de retrouver les playoffs durant cette saison marquée par le lockout, il faudra attendre la saison 2000-2001 pour revoir Dallas sur le devant de la scène. Marquée par l’arrivée de son nouveau propriétaire Marc Cuban, la franchise se refait une santé en réalisant un joli 53-29 sur la saison. Après une défaite au deuxième tour, les saisons s’améliorent au fil des années : 57-25 puis 60-22 en 2002 et 2003. L’équipe, menée par le trio Nash-Nowitzki-Finley, fait baver toutes les raquettes de NBA. Cependant, malgré des ajouts de joueurs de talent, les Mavs n’arrivent jamais à atteindre les finales NBA

Il faut attendre la saison 2005-2006 pour voir la première finale NBA de l’histoire de la franchise. Après une troisième place en 60-22, Dallas se défait des Grizzlies, Spurs et les Suns pour arriver en finale contre le Miami Heat, emmenée par un Dwyane Wade fulgurant. Après un départ canon 2-0, l’équipe va enchaîner les mésaventures et perdre le titre sur quatre défaites de suite.

Steve Nash, Dirk Nowitzki et Marc Cuban, un trio de choc dans les années 2000

Une saison 2006-2007 frustrante et l’arrivée de l’unique titre en 2011

La saison 2006-2007 sera celle de tous les records. Premiers de la conférence ouest, les Mavs réaliseront un 67-15 fantastique qui les propulsent tête de série à l’ouest. Malheureusement, un cauchemar se produit au premier tour avec une défaite contre les Golden State Warriors. Les Mavs deviennent à ce moment-là la troisième tête de série à perdre dès le premier tour depuis l’apparition du meilleur des 7 matchs.

Le traumatisme passé, les Mavs continuent de se renforcer. Jason Kidd signe son retour, Tyson Chandler, Corey Brewer ou encore Juan José Barea signent entre 2009 et 2011. Dirk Nowitzki, toujours présent, continue à voir la volonté de Cuban de construire une équipe autour de son égérie.

Lors de la saison 2010-2011, les Mavs terminent 3ème de la conférence ouest et se qualifient pour les playoffs. Durant ces derniers, ils prennent le meilleur sur Portland, les Lakers et OKC. Cerise sur le gâteau, pour les deuxièmes finales de leur histoire, c’est une revanche contre le Miami Heat qui est proposé. Après un récital de Dirk Nowitzki, les Mavericks remportent la série 4-2 en Floride et soulève leur unique trophée O’Brien de leur histoire.

Le titre de 2011, après une belle revanche sur la finale de 2006 (Crédits : Dallas Morning News)

Depuis le titre, une période en alternance entre playoffs et tanking

Après ce titre en 2011, une page se tourne pour les Mavs. Plusieurs cycles de joueurs étaient déjà terminés avant la finale, mais cette année là ne fait qu’enterrer les derniers joueurs de la décennie 2000. La franchise aura du mal à se relever, et ne dépasse pas le premier tour des playoffs de conférence. Présent en 2012,2013,2015 et 2016 dans le top 8, la franchise sombre dans le bas de tableau en 2017 et 2018.

Après un moment à chercher des prospects, les Mavs ont connu de très bons joueurs durant cette période, qui a sonné la fin de l’ère Nowitzki à la fin de la saison 2018-2019. Yogi Ferrell, Dwight Powell ou encore Monta Ellis en ont fait partie.

Pour cette saison 2019-2020, la franchise profite de l’éclosion de sa jeune pépite Luka Doncic et de joueurs de très bon apport comme Kristaps Porzingis, Tim Hardaway ou encore Seth Curry. Avant la suspension, les Mavs comptent 40 victoires pour 27 défaites et sont septièmes de la conférence Ouest. Très attendue cette année, un retour en playoffs est possible et espéré pour les hommes de Rick Carlisle.

Période clé : 2001-2011

Durant cette décennie 2000, les Mavs ont su reprendre en puissance. Avec des séquelles des années 90 sur le plan collectif qui était une période noire, ces 10 années ont permis de se relancer et montrer l’étendue des capacités que pouvait apporter Dallas dans la Ligue.

Néanmoins, il était assez frustrant pour cette équipe de se rappeler 2006-2007. Cette saison restera en travers de la bouche de beaucoup, comme un des plus gros coups durs en 40 d’existence.

Palmarès

Champion NBA : 2011

Champion de Conférence : 2006, 2011

Joueurs au Hall of Fame : Dennis Rodman, Alex English, Adrian Dantley, Don Nelson

Maillots retirés : 12 (Derek Harper), 15 (Brad Davis), 22 (Rolando Blackman), 24 (Kobe Bryant, suite à son décès)

Joueur historique de la franchise : Dirk Nowitzki

C’est un choix compliqué tant Derek Harper et Roldando Blackman ont marqué leur époque. Cependant, il faut prendre en compte celle de Dirk. Pendant 21, il aura été fidèle à une franchise et une seule. 1522 matchs joués, un titre NBA, MVP 2007, MVP des Finales 2011, un shoot extraordinaire, il aura été un emblème du Dallas des années 2000.

Un joueur incroyable par son talent, sa passion et son investissement hors du commun en dehors des matchs. C’est l’homme que tout le monde rêverait d’avoir dans son équipe et son maillot 41 n’est méconnu de personne. Un grand homme du basket du XXIème siècle.

Le discours de fin de carrière de Dirk, qui aura bouleversé le monde entier du basketball (NBA)

Rendez-vous demain pour la suite de cette série avec une franchise qui est imaginée alimentaire par les francophones, les Denver Nuggets.

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