Basketball

30 Days NBA Rewind : Houston Rockets

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, direction le Texas et la franchise de Houston, les Rockets.

L’Histoire des Houston Rockets :

Hayes de San Diego, Rudy-T de Houston :
Houston Rockets

Joueur des Rockets dans les années 70, Rudy Tomjanovich a ensuite coaché la franchise dans les années 90. (Crédits : ClutchPoints)

Les Rockets voient le jour en 1967 loin du Texas, en Californie du côté de San Diego. Médiocres pour leur première saison (seulement quinze victoires), il profite de la draft 1968 pour récupérer Elvin Hayes, jeune intérieur de l’université de Houston. Si la franchise découvre les playoffs la saison suivante, les résultats restent moyens et la faible affluence lors des rencontres de la franchise pousse les dirigeants à vendre les Rockets à une entreprise texane en 1971. La même année, la franchise quitte San Diego et s’installe à Houston. Première franchise texane, les Rockets ont toujours du mal sportivement, d’autant plus après le départ de Hayes suite à un clash avec son coach, Tex Winter, en 1972. La franchise connaît toutefois un pic de réussite en 1974-1975, la franchise disputant les playoffs autour de joueurs comme Rudy Tomjanovich ou Calvin Murphy.

De Moses Malone à Olajuwon, une période de réussite :
Houston Rockets

Entre deux three peats des Bulls de Michael Jordan, les Rockets ont réussi à aller chercher deux titres. (Crédits : NBA)

À la fin de la saison 1976, Houston engage Tom Nissake comme head coach et est décidé à enfin gagner. John Lucas arrive à la mène, tandis que l’ex-joueur ABA Moses Malone débarque sous les panneaux. Ces additions font énormément de bien à l’équipe qui retrouve les playoffs à l’est*. Deux ans après, Moses Malone est élu MVP mais la franchise bute encore en playoffs. En 1980, Houston bascule dans la Conférence Ouest suite au réalignement engendré par l’arrivée des Dallas Mavericks et les Rockets finissent l’année 6e. Néanmoins, la franchise impressionnent en playoffs et atteint les Finales face aux Celtics en 1981, des Finales toutefois perdues face à la franchise de Larry Bird. Moses Malone s’en va en 1982 et la franchise replonge.

Pourtant, ce plongeon va ouvrir la plus belle période de l’histoire des Rockets. Lors des drafts 1983 et 1984, Houston possède le 1er choix et récupère Ralph Sampson puis Hakeem Olajuwon. Ensemble, les deux intérieurs redonnent vie à la franchise et lui donner accès à nouveau aux Finales en 1986. Houston s’incline toutefois à nouveau face aux Celtics de Larry Bird, déjà bourreaux des texans cinq ans plus tôt. Les Rockets doivent alors composer sans Ralph Sampson, transféré, et galère dans l’Ouest pendant le 1er three peat des Bulls de Jordan. La franchise réussit toutefois à profiter du passage de Jordan par le baseball pour se ressaisir et aller chercher deux titres (voir plus bas) pour écrire l’histoire.

*NB : De la saison 1972-1973 à la saison 1979-1980, Houston évoluait dans la Conférence Est. À partir de 1980 la franchise rejoint l’Ouest et y restera définitivement.

Yao, reconstruction et barbu :
Houston Rockets

Yao Ming et T-Mac ont porté les Rockets au début des années 2000, sans toutefois obtenir des résultats probants. (Crédits : NBA)

Après ces titres en 1994 et 1995, Houston reste un habitué des playoffs mais ne dépasse plus les finales de conférence. Autour d’Olajuwon on aperçoit des joueurs comme Charles Barkley, Scottie Pippen et bien sûr Clyde Drexler (titré en 1994 et 1995), mais la franchise n’y arrive plus. Olajuwon est transféré fin 2001 et on se dit que la franchise va plonger. La réponse ? Oui et non. Dès 1999, la franchise prépare son futur et récupère Steve Francis. Cependant, les résultats ne suivent pas et Houston récupère le 1er choix de la draft en 2002 et l’utilise pour récupérer le pivot chinois Yao Ming. Autour de Ming, la franchise proposera un certain niveau de jeu avec quelques stars qui se succéderont (Francis, Mutombo, McGrady) mais les résultats ne décolleront pas, la franchise ne faisant pas mieux qu’une demi-finale de conférence en 2009. cette même année, Yao Ming se retire des parquets suite à de nombreux soucis physiques.

Une phase de reconstruction est alors enclenchée, mais elle sera de courte durée. Dès 2012, les Rockets recrutent James Harden et l’ancien Sixth Man of the Year change l’image de la franchise. Les Houston Rockets retrouvent les playoffs et jouent les tous premiers rôles. Toutefois, la franchise tombent presque à chaque fois sur son meilleur ennemi, les Warriors de Golden State, qui brisent à chaque fois leurs rêves de titre. Aujourd’hui James Harden est toujours le franchise player de l’équipe et, associé à son ami Russell Westbrook, espère bien remporter le premier titre de sa carrière.

La Période Clé :

1994 et 1995. Jordan a quitté la ligue pour vaquer à d’autres occupations, ces Bulls sont donc affaiblis et toutes les autres équipes le savent : après avoir été barrés par cette machine pendant de longues saisons, c’est le moment de tout donner pour le titre. À ce petit jeu, les Rockets vont se montrer les plus forts. Dans le sillage d’un Hakeem Olajuwon MVP et Defensive Player of the Year en 1993-1994 et de Clyde Drexler, Houston finit 2e de sa conférence et s’extirpe de la conférence Ouest. Face aux Knicks de Patrick Ewing, la lutte est âpre mais les Rockets sortent vainqueurs, empochant le premier titre de leur histoire. L’année suivante, ils remettent ça. Plus en difficultés en saison régulière (6e à l’Ouest), ils remportent difficilement la conférence (victoire 3-2, 4-3 puis 4-2 face au Jazz, Suns puis Spurs) et retrouvent le Magic en Finales. L’Orlando du Shaq ne fera pas le poids et Houston s’imposera en quatre petits matchs, réalisant le doublé. Avec l’absence de His Airness, les Rockets ont su montrer les muscles pour remporter deux titres au milieu d’une des plus grandes dynasties de l’histoire.

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA = 2 : 1994, 1995

Titre(s) de Conférence = 4 : 1981, 1986, 1994,1995

Titre(s) de Division = 7 : 1977, 1986, 1993, 1994, 2015, 2018, 2019

Numéro(s) retiré(s) : 11 (Yao Ming), 22 (Clyde Drexler), 23 (Calvin Murphy), 24 (Moses Malone), 34 (Hakeem Olajuwon), 45 (Rudy Tomjanovich)

Joueurs emblématiques :

James Harden:

(Crédits : ESPN)

Arrivé à Astroworld en 2012 après avoir joué les jokers de luxe à Oklahoma City, James Harden s’est imposé comme un des meilleurs joueurs de l’histoire de la franchise. Scoreur de génie, le barbu a remporté un titre de MVP en 2018 et finit à de multiples reprises sur le podium de cette même récompense. Icône, seul un titre lui manque pour devenir légende. Coup de chance, il a seulement trente ans et peut encore écrire l’histoire de la franchise et, parallèlement, renforcer son statut d’un des plus grands joueurs de l’histoire de Houston.

Hakeem Olajuwon :

(Crédits : Nathaniel S. Butler/Getty Images)

Si The Dream a été drafté en première position lors de la légendaire draft 1984 par les Houston Rockets, c’est que le bonhomme avait un talent indéniable, ce qui s’est confirmé par la suite. Défenseur hors pair élu deux fois défenseur de l’année, il maîtrisait parfaitement l’art du contre (il est largement le meilleur contreur de l’histoire de la ligue, bien devant ses poursuivants) et du rebond. Le nigérian a apporté à Houston les deux seuls titres de son histoire et restera à jamais un des meilleurs pivots de l’histoire de la ligue.

Autres : Clyde Drexler, Moses Malone, Yao Ming, Rudy Tomjanovich

Rendez-vous demain pour la suite de cette série où nous prendrons la direction de l’État natal de Larry Bird et d’Isiah Thomas, l’Indiana, pour parler des Pacers.

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