30 Days NBA Rewind : Los Angeles Clippers

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Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, zoom sur le mal-aimé de la cité des Anges, les Los Angeles Clippers.

L’Histoire des Los Angeles Clippers:

Buffalo et McAdoo, San Diego zéro :
Buffalo et San Diego, les deux premières demeures de la franchise. (Crédits : Sports Teams History)

La franchise naît en 1970 suite à un programme d’expansion de la ligue. Localisée à Buffalo, les Braves (leur surnom à l’époque) négocient mal leurs premières saisons et squattent le bas du classement à l’Est. En 1972, Buffalo recrute Bob McAdoo via la draft et devient enfin compétitif. Derrière son intérieur star, la franchise dispute ses trois premières campagnes de playoffs mais ne dépasse pas les demis-finales de conférence. McAdoo est transféré à New York en 1976 et la franchise connaît directement une baisse de résultat. À nouveau engluée au fond du classement, la franchise se délocalise à San Diego en 1978 et change d’identité visuelle, devenant les Clippers. L’équipe restera six saisons dans la deuxième plus grande ville de Californie mais ne se montrera jamais en mesure de jouer les premiers rôles, ne connaissant qu’une saison avec un bilan positif.

L.A, entre espoir et déménagement avorté :
Los Angeles Clippers
Donald Sterling, propriétaire des Clippers entre 1981 et 2014 et responsable du déménagement à Los Angeles. (Crédits : ABC News)

Dès 1981-1982, la franchise est rachetée par le businessman Donald Sterling. Avec des résultats sportifs calamiteux et un engouement populaire loin de celui autour des autres franchises sportives de la ville (Chargers en NFL, Padres en MLB), la franchise n’a plus sa place à San Diego. Après Buffalo, bis repetita pour la franchise qui déménage cette fois-ci à Los Angeles. Effectué sans l’aval de la ligue, ce déménagement menace la survie de la franchise mais finit par être approuvée par la NBA. À la suite de son arrivée dans la cité des anges, la franchise n’arrive pas à se montrer performante. Loin du niveau de son voisin des Lakers, ne soulève pas les foules malgré quelques apparitions en playoffs au début des années 90. La franchise réfléchit alors à un nouveau déménagement dans la ville voisine d’Anaheim, éventualité qui ne se concrétisera jamais.

Staples Center, antre du Lob City :
Los Angeles Clippers
Blake Griffin, Chris Paul et Deandre Jordan, maîtres du Lob City de Los Angeles. (Crédits : ESPN)

En 1999 et après l’échec Anaheim, les Clippers rejoignent une nouvelle salle à L.A, le Staples Center, déjà occupé par les Lakers et les Kings (franchise NHL). Loin de soulever les foules, les Clippers vivent dans l’ombre de ces deux autres franchises. Très moyens sportivement, ils connaissent toutefois une qualification en playoffs lors de la saison 20056-2006 ; seulement la quatrième depuis le déménagement à Los Angeles.

Néanmoins, les Clippers vont enfin susciter de l’engouement à partir des années 2010. Après avoir drafté Deandre Jordan en 2008 puis Blake Griffin en 2009 (qui sera rookie de l’année en 2010), la franchise monte un échange en 2011 pour récupérer le maître à jouer de la Nouvelle Orléans, Chris Paul. Avec ce trio, la franchise se montre enfin compétitive. Le jeu proposé est spectaculaire et l’ère du Lob City est née. Les Clippers disputent régulièrement la postseason et se construisent enfin une fan base solide. Toutefois, l’équipe ne dépasse jamais les demis-finales de conférence malgré un effectif construit autour de ses trois stars.

Suite à la période Lob City, les Clippers ont transféré leurs trois stars pour reconstruire. Autour d’un collectif huilé, les Clippers ont disputé les playoffs l’an dernier et le projet de jeu a convaincu. Aujourd’hui, la franchise compte dans ses rangs Kawhi Leonard et Paul George et s’apprête peut-être à écrire la plus belle page de son histoire.

La Période Clé :

L’histoire des Los Angeles Clippers est loin d’être la plus heureuse parmi celles des franchises NBA. Cependant, une large vague d’espoir est apparue dans les années 2010 avec l’émergence du Lob City. L’équipe proposait un jeu plaisant autour de son métronome Chris Paul et de la paire d’intérieurs surpuissante Blake Griffin / Deandre Jordan. De nombreux highlights ont marqué cette période et les Clippers ont vécu la période la plus faste sportivement de leur histoire avec des qualifications annuelles en playoffs. Cependant, la franchise n’a jamais réussi à atteindre les finales de conférence vivant de grosses désillusions (notamment face aux Rockets en 2015).

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA = Aucun

Titre(s) de Conférence = Aucun

Titre(s) de Division = 2 : 2013, 2014

Numéro(s) retiré(s) : Aucun

Joueurs emblématiques :

Bob McAdoo :
(Crédits : Jim Cummins/Getty Images)

Les Clippers ont connu peu de stars au cours de leur existence, mais Bob McAdoo en fut une dès les premières années d’existence de la franchise. Drafté en 1972 par les Buffalo Braves, il s’impose rapidement comme le joueur phare de l’équipe. Rookie de l’année en 1973 puis MVP deux ans plus tard, il emmène son équipe en playoffs durant trois de ses quatre saisons avec la franchise. Joueur au style moderne pour l’époque, il quitte la franchise en 1976 avec des moyennes dépassant les 28 pts, 12,5 rbd et 2 blk par match. Si son passage dans al franchise fut éclair, il eut toutefois le temps de laisser son empreinte et de marquer les mémoires.

Blake Griffin :
(Crédits : Jay Metzger/Getty Images)

Drafté en première position en 2009, Blake Griffin va marquer la franchise dans une des plus belles périodes de son histoire. Blessé l’année de sa draft, il convainc tous les observateurs l’année suivante en devenant rookie de l’année. Associé à Deandre Jordan et Chris Paul, il va emmener les Clippers en playoffs six saisons de suite. Intérieur surpuissant et spectaculaire, il était l’image de cette franchise aux côtés CP3. Des soucis de santé ont toutefois gâché ses belles années et ont poussé Los Angeles à le transférer à Detroit.

Autres : Deandre Jordan, Chris Paul, Randy Smith

Rendez-vous demain pour la suite de cette série où nous ne changerons pas de ville et nous parlerons de l’autre occupant du Staples Center, les Los Angeles Lakers.

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