30 Days Rewind : Toronto Raptors

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019-2020 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. 

Aujourd’hui, cap au Nord avec les champions en titre : les Toronto Raptors.

Une éclosion difficile

La longue route des Raptors jusqu'en finale de la NBA | Radio ...

©Henny Ray Abrams

Introduite en NBA en 1995 au même moment que les Vancouver Grizzlies afin de créer une nouvelle équipe dans chaque conférence, l’équipe de Toronto fut nommée Raptors suite à un choix des habitants de la ville de l’Ontario, vraisemblablement largement influencés par le succès commercial de Jurassic Park à l’époque.

Les deux franchises canadiennes vont participer à une draft d’expansion afin de créer leur roster à partir des joueurs non-protégés des équipes déjà existantes. Elles vont également participer à la draft où le GM de l’équipe des Raptors, Isiah Thomas, choisira Damon Stoudamire. Si le premier match de l’histoire de la franchise s’est soldé par une victoire face aux New Jersey Nets, le bilan de la première saison des Raptors sera famélique avec seulement 21 victoires pour 61 défaites. Tout ne fut cependant pas à jeter puisque les hommes de Brendan Malone avaient réussi à infliger aux Bulls de Michael Jordan l’une de leurs dix défaites en saison régulière. La principale satisfaction de cette saison restera le titre de Rookie de l’année attribué à Damon Stoudamire avec des superbes statistiques de 19 pts de moyenne associés à ses 9,3 passes décisives. Une belle revanche pour Mighty Mouse qui avait été copieusement hué par les fans des Raptors lors de sa sélection au septième choix de la draft.

Malgré l’acquisition de Marcus Camby à la draft 1996 et les bonnes performances de Stoudamire, l’effectif des Raptors et loin d’être compétitif et les Canadiens vont parcourir une longue traversée du désert pendant deux saisons malgré deux changements d’entraîneur. Si la saison 1998-1999 a été entachée par le lock-out, elle aura pourtant été synonyme de renouveau pour Toronto. Plus de Stoudamire ni de Camby, l’attention se porte désormais sur un rookie en provenance des Golden State Warriors. Le nouveau GM, Glen Grundwald, avait en effet choisi de trader son quatrième choix de draft, Antawn Jamison, contre le cinquième pick, un certain Vince Carter.

Des frissons à la désillusion

Top 10 Moments of Vince Carter’s Career So Far

©Getty Images

Les fans des Raptors ont découvert un OVNI, un minot qui va immédiatement devenir le franchise player de l’équipe canadienne et le favori des fans. Rookie de l’année 1999, le natif de Floride ne parvient cependant pas à mener son équipe en playoffs pour sa première saison NBA. Mais la phase de construction de l’écurie canadienne est terminée et Toronto connaîtra son premier moment de gloire lors du passage au nouveau millénaire.

La team de Butch Carter s’est grandement renforcée, notamment dans le secteur intérieur avec l’arrivée d’Antonio Davis en provenance d’Indiana ,dont l’apport se complète avec celui de Charles Oakley. La franchise de l’Ontario peut également compter sur ses vétérans comme Muggsy Boggues et Dell Curry, le tout saupoudré de la jeunesse de Vince Carter et d’un certain Tracy McGrady qui avait profité des deux saisons précédentes pour engranger de l’expérience en sortie de banc avant d’enchaîner les cartons cette année. Les nouveaux pensionnaires du Air Canada Center vont inaugurer leur nouvelle arène de la meilleure des manières en accédant pour la première fois de leur histoire aux phases finales NBA. Si les Dinos sont sèchement battus par les New York Knicks, ils se sont bel et bien fait une place dans la grande ligue.

Si l’association Carter – McGrady était plus que prometteuse, elle n’aura duré qu’un an puisque ce dernier s’en ira du côté d’Orlando. Cela n’empêchera pas celui que l’on surnomme désormais Vinsanity de briller, au contraire. Ce dernier va tout simplement faire la meilleure saison de sa carrière en terme de scoring avec 27,6 pts de moyenne pour sa troisième saison en NBA. Accompagné de joueurs de devoirs comme Alvin Williams ou le vétéran Mark Jackson, Carter va mener son équipe jusqu’en demi-finale de conférence en prenant sa revanche sur les Knicks et en ne s’inclinant qu’en sept matchs face aux Sixers d’Allen Iverson, premiers de la saison régulière à l’Est.

La saison 2001-2002 sera plus plus difficile pour la franchise canadienne qui devra se passer de son franchise player dont une blessure au genou stoppera la saison juste avant le All-star Game. Si Toronto parvient malgré tout à atteindre les playoffs à la faveur d’un superbe rush de fin de saison, après avoir concédé 13 défaites consécutives, les canadiens seront stoppés au premier tour par le Detroit d’un Ben Wallace particulièrement énervé face à un Hakeem Olajuwon complètement dépassé.

Ce sera le début d’une longue descente aux enfers pour les hommes de Lenny Wilkens qui vont, une nouvelle fois, devoir faire avec les problèmes de genou de leur franchise player. C’est même toute l’équipe qui va souffrir de blessures à répétition, devenant même la première franchise à ne pas pouvoir aligner 12 joueurs sur une feuille de match. Des problèmes internes vont également secouer l’organisation canadienne qui va terminer la saison 2002-2003 avec un bilan cataclysmique de 58 défaites.

La chose la plus notable des trois prochaines saisons sera l’arrivée d’un rookie qui prendra la relève de Vince Carter en tant que visage de la franchise, le quatrième de la draft 2003, Chris Bosh.

Un éphémère retour en lumière

©Getty Images

Si la franchise canadienne commence la saison avec un roster de qualité, la réalité va vite rattraper les hommes du nouvel entraîneur, Kevin O’Neill. Antonio Davis sera tradé dès le début de saison et Vince Carter connaîtra de nouveaux soucis de santé tout comme bon nombres de joueurs clés comme Alvin Williams. Après le départ de Vince Carter l’année suivante, Toronto connaîtra une phase de reconstruction dans laquelle Chris Bosh s’affirmera comme le franchise player et connaîtra sa première sélection au All-Star game en 2006.

C’est durant la saison 2006-2007 que l’équipe canadienne retrouvera les playoffs. A la faveur d’un effectif renouvelé avec les arrivées d’Anthony Parker et T.J Ford ainsi que de l’acquisition du numéro un de la draft, Andrea Bargnani. Avec un bilan de 47 victoires pour 35 défaites et le titre de coach de l’année pour Sam Mitchell, les Raptors remportent leur premier match de post-season depuis cinq ans mais devront s’incliner dès le premier tour face aux Nets de … Vince Carter. Malgré une nouvelle tentative la saison suivante après une campagne compliquée en saison régulière, l’équipe d’un Bargnani irrégulier se fait une nouvelle fois sortir dès le premier tour face au Magic de Dwight Howard qui s’est baladé dans la raquette canadienne.

Les Raptors ne connaîtront plus les playoffs jusqu’à la saison 2013-2014, malgré en avoir été tout proche en 2010, lors de la meilleure saison de la carrière de Chris Bosh au scoring avec 24 pts de moyenne. Le tout associé à l’arrivée d’un jeune rookie en provenance de Californie du Sud, DeMar DeRozan. Composés de joueurs solides comme Jarrett Jack ou Hedo Türkoğlu, l’équipe coachée par Jay Triano s’est écroulée en fin de saison, permettant aux Bulls d’accéder aux phases finales. Ce fut la déception de trop pour Chris Bosh qui s’en ira rejoindre LeBron James et Dwayne Wade au Heat de Miami, laissant les rennes de la franchise canadienne à Bargnani et DeRozan. Avec l’arrivée de Kyle Lowry en 2012 en échange de Gary Forbes à Houston et le départ de l’italien aux Knicks, les Raptors ont trouvé leur nouveau duo phare, un duo qui va les faire tutoyer le sommet de la conférence Est. Le premier fait d’arme du nouveau et ambitieux General Manager des Raptors, Masai Ujiri.

L’ère Masai Ujiri : la maturation d’une franchise 

©Jeremy Brevard

A coup de trade et d’une bonne gestion interne, le dirigeant nigérian va permettre sa franchise de retrouver les playoffs dès sa première saison. Coachés par Dwayne Casey depuis trois ans, les Raptors s’inclineront au premier tour face aux Nets après un game 7 de folie qui aura eu pour épilogue le contre de Paul Pierce sur Kyle Lowry. Ce dernier dira des Canadiens l’année suivante après la victoire de ses Wizards au premier tour face aux Dinos, qu’ils n’avaient pas le “it factor“. Portée par un duo DeRozan – Lowry désormais all-star, suppléé par le jeune Jonas Valančiūnas et le vétéran Luis Scola, Toronto va malgré tout exploser son record en saison régulière en terminant second avec 56 victoires et atteindre pour la première fois de son histoire la finale de la conférence Est. Cela ne sera cependant pas suffisant pour vaincre les futurs champions, les Cleveland Cavaliers d’un LeBron James, en mission cette année-là. Malgré des trade bien sentis comme avec le Magic d’Orlando ou Terence Ross fut échangé pour Serge Ibaka, les Raptors se font sortir en demi-finale de conférence, toujours face aux Cavs. On vous laisse deviner contre qui la franchise canadienne s’inclinera au même stade de la compétition la saison suivante, malgré un nouveau record de victoires en saison régulière. Un indice : Lebronto.

La consécration

© Getty Images

C’est toute la sphère NBA qui fut sous le choc des choix de Masai Ujiri qui, après ces désillusions successives a fait le tri. En introduisant Nick Nurse, ancien adjoint de Casey et en échangeant son franchise player, DeMar DeRozan contre Kawhi Leonard dans un trade incluant également Jacob Pöltl et Danny Green, le GM des Dinos a pris des risques, beaucoup de risques. Mais finalement, portés par l’ancien des Spurs et par l’émergence d’un ailier fort camerounais, drafté à la 27e position en 2016, nommé Pascal Siakam, les Raptors finissent à la seconde place de conférence Est, derrière les Bucks. Les prémices d’une saison qui restera dans l’histoire de tout un pays.

Si l’on avait l’habitude de voir Kyle Lowry rentrer dans le rang lors des playoffs, le meneur des Raptors a su rester solide et assumer son rôle de leader. Au terme d’une campagne quasi parfaite avec un buzzer beater légendaire de Kawhi Leonard lors du Game 7 face aux Sixers, les Raptors se hissent une nouvelle fois en finale de la conférence Est, face à l’ogre Giannis Antetokoumpo.

Menés 2-0, les canadiens ont su renverser la tendance, notamment grâce à la défense exceptionnelle de Marc Gasol, arrivé à la trade deadline de février contre trois joueurs dont Valančiūnas ainsi qu’un premier pick de draft. L’Espagnol a su museler le Grec, qui a également laissé énormément de points sur la ligne des lancers francs. Toronto gagnera les quatre matchs suivants et défiera les double-champions NBA en titre, les Golden State Warriors, en finale.

Avec un Fred Van Vleet sur un nuage depuis la naissance de son fils, les Dinos muselleront Stephen Curry et sa bande pour s’imposer en six matchs face à l’équipe qui dominait la ligue depuis deux ans.

La boucle est bouclée, Toronto devient la première équipe non-américaine à devenir championne NBA.

To be continued …

Nouvel épisode de votre série demain du côté de Salt Lake City avec le Jazz d’Utah.

Crédit photo de une : © Dick Loek

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