AEW – Double or Nothing, les as de pique.

Comment choisir le meilleur moment de AEW Double or Nothing ? Est-il un bon de choisir un affrontement fraternel ensanglanté, les débuts retentissants d’une ancienne star de la promotion de Stamford ou encore la destruction d’un trône représentant le concurrent ?Double or Nothing fut une véritable onde de choc dans le monde du catch ? Retour sur une soirée fortes en émotions et qui a marqué à jamais l’Histoire.

D’EXCELLENTES VITRINES POUR LE FUTUR

Désireux d’attirer les regards sur d’autres promotions, la All Elite Wrestling démarre son Double or Nothing par un trois contre trois entre le trio SoCal Uncensored composé de Christopher Daniels, Frankie Kazarian et Scorpio Sky et le clan Strong Hearts représenté par CIMA, T-Hawk et El Lindaman. Beaucoup jugent cet opener comme l’un des meilleurs et ceux depuis de nombreuses années. Technicité, émotion et une foule en délire, que demander de plus ? La victoire revient finalement au trio américain pour lancer un show de bonne augure.

Il aurait dû chanter l’hymne américain à la place de la gamine.

C’est ensuite le premier combat de la féminin de la soirée opposant Britt Baker, Kylie Rae et Nyla Rose. Avant même le son de la cloche, la musique d’entrée de Brandi Rhodes retentit. Allait-elle annoncer qu’elle s’immisce dans le combat ? Que nenni, elle annonce la nouvelle participante du match : Awesome Kong. Transformant de ce fait le match en Four-Way Match. Malgré un retour acclamé, c’est Britt Baker qui s’impose dans un combat d’assez bonne facture.

Britt Baker BAY-BAY. (© James Musselwhite)

Plongé dans la mid-card, All Elite Wrestling nous plonge dans un combat par équipe. Angelico et Jack Evans, réunis par leur signature respective affrontent les meilleurs amis Chuck Taylor et Trent – un combat concentré sur l’amitié entre la dernière équipe citée où les deux hommes ont connu moult tensions depuis désormais quelques mois. L’amitié fait la force où ces derniers ont pu décroché la victoire. S’en suit une marque de respect avant que les lumières s’éteignent. Voilà qu’apparaissent les Super Smash Bros, Stupefied et Evil Uno et attaquent les deux équipes épaulés de nombreux hommes masqués. La division par équipes de l’AEW se construit peu à peu, wait and see.

Une photo avec un potentiel meme très élevé, à vos claviers. (© James Musselwhite)

Dernière étape avant la ribambelle des combats de The Elite. Cody et ses copains vous font découvrir le joshi puroresu à travers un Aja Kong, Emi Sakura et Yuka Sakazaki contre Hikaru Shida, Riho & Ryo Mizunami. Auteures d’un excellent combat, les six femmes ont pu montré au monde les valeurs du joshi en démontrant toute leur ténacité et leur courage au fil du match pour qu’au final le deuxième trio qui s’impose. On oublie pas Aja Kong qui à bientôt cinquante printemps, montre qu’elle a encore sous le capot.

Le monde du joshi peut être fier de ces six femmes. (© James Musselwhite)

DU SANG ET DES LARMES

La dernière ligne droite de Double or Nothing, The Elite fait son apparition dans la carte.

Après un départ discret de la promotion de Vince McMahon et par la suite mis au placard le personnage de Goldust. Le frère aîné de Cody Rhodes, Dustin se montrait sous un jour nouveau et provoquait son cadet pour un choc fraternel lors de Double or Nothing. Assurément, Cody accepta.

Beaucoup était sceptiques avant le combat où la forme physique de Dustin Rhodes était souvent remise en question, à maintenant cinquante ans, est-il encore capable d’accomplir de grandes choses ? La réponse est… oui, oh que oui.

Un début de combat assez poussif en soit mais dès le moment où l’aîné des Rhodes percute une protection dénudée du ring, l’affrontement prend une toute autre dimension. Le sang coule à flot, un ring tacheté de rouge et Cody est maculé du sang de son propre frère. Irréaliste.

Cody s’impose, dans un bain de sang, littéralement. Avant de prendre le micro et révéler un combat pour l’événement Fight for The Fallen le 13 juillet prochain, Cody et un partenaire de son choix contre les Young Bucks.

« Je n’ai pas besoin d’un partenaire, je n’ai pas besoin d’un ami… j’ai besoin de mon grand frère ! »

– Cody

Là-haut, The American Dream sourit.

L’ESSENCE MÊME DU COMBAT PAR ÉQUIPE 

Qui en 2019 ne souhaite pas voir un combat entre les deux meilleures équipes du monde ? Avant Double or Nothing, les quatre hommes ne s’étaient rencontré que deux fois auparavant, aucune indigestion à prévoir.

Les hostilités entre les frères Jackson et les luchadors Fénix & Pentagon ont commencé dès les conférences en janvier dernier. Dès lors, les Bucks ont confronté les frères mexicains à travers toute l’Amérique en allant même leur faire un petit coucou dans leur pays natal et subtiliser au passage les titres par équipe de l’AAA. Histoire de rajouter un peu de piment dans la rivalité.

Résultat du combat ? Un Dave Meltzer qui va sûrement craquer son slip (ou son caleçon on a pas check) devant la qualité de l’affrontement. Des actions les plus mémorables les unes que les autres, des comptes à 2,99 qui ont fait suer tout le MGM Grand pour que finalement les Young Bucks s’impose du célèbre Indytaker pour conserver les ceintures par équipe de l’AAA. On transpire, beaucoup.

Bucks & Bucks. (© James Musselwhite)

L’EFFET DE JUDAS

Le point de culminant de Double or Nothing, la revanche de NJPW Wrestling Kingdom 12. Kenny Omega et Chris Jericho remettent le couvert à Las Vegas.

Dès les entrées des deux protagonistes du combat, nous ressentons la tension qui englobe l’enjeu de l’affrontement : une place de challenger pour le tout nouveau titre de la All Elite Wrestling. Les dès sont lancés.

D’un côté, un Chris Jericho qui après presque trois décennies à écumer les ring fait face à la star internationale qu’est Kenny Omega. Même si cette revanche ne fût pas aussi bonne que le combat du 4 janvier 2018, l’intensité n’en était pas moindre pour qu’au final Chris Jericho s’impose de sa nouvelle prise de finition : le Judas Effect, un simple coup de poing, abaissez-vous devant tant de génie.

Cependant, le fait de la soirée n’est pas là, oh que non. Alors que Jericho saisit le micro pour réclamer des remerciements au public suite à sa performance, le public s’excite, non pas pour le canadien mais pour celui qui débarque par la foule : Jon Moxley apparaît à l’écran, euphorie complète. L’ancien Dean Ambrose s’attaque à l’Alpha avant se prendre de plus bel à l’autre canadien, l’Omega.

Double or Nothing se conclut sur Moxley qui plante Kenny Omega au sommet d’un des éléments de décor de l’arène. Un véritable séisme vient alors de se propager dans le monde du catch.

Le sang se glace du côté de Stamford dans le Connecticut. (© James Musselwhite)

Sans trop aller dans la surenchère, AEW Double or Nothing a posé la première pierre d’un rêve d’une bande de potes prêts à tout pour révolutionner le business. Certes, les multiples piques envers Vince McMahon ou son gendre Triple H étaient peut-être évitables mais ce n’est pas sans non connaître 1998 où la guerre opposant WWF et WCW faisait si rage. Tout cela est pour le bien du business et tant que cela reste dans la limite du raisonnable, où est le problème ? Une nouvelle page s’écrit dans les livres d’Histoire de notre noble discipline. 

Soyez fiers d’être fan de catch.  

A propos de l'auteur

Huit ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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