Ça roule…

Alaphilippe : classicman ou coureur de grands tours ?

C’est la question que se pose la plupart des observateurs. Julian Alaphilippe va t’il revenir sur le Tour de France pour jouer la gagne ou continuer à se préparer spécifiquement pour les classiques ? Réponse ici

Avant tout un coureur de classique

Son merveilleux mois de juillet nous pousse à croire que Julian est capable de gagner un grand tour. C’est peut-être vrai, mais il est avant tout un homme du printemps. Un homme des classiques. C’est grâce à ces courses qu’il a explosé, en terminant à 22 ans, 2e de la Flèche wallonne et de Liège-Bastogne-Liège. Les deux fois derrière la référence des puncheurs : Alejandro Valverde . C’est sur les classiques qu’il nous enchante depuis plusieurs années grâce à ces succès sur la Flèche donc mais aussi les Strade Bianche, la Clásica San Sebastián et Milan-San Remo son premier monument.

Et on a envie de le voir continuer sa razzia sur les monuments tant il a le potentiel pour presque tous les gagner comme l’ont fait Merckx, Van Loy et de Vlaeminck. Liège-Bastogne-Liège est la course qui sied le plus à ses qualités de puncheur. Il n’a pas pu y briller cette année à cause de la fatigue accumulée de son début de saison très (trop) usant. Le Tour de Lombardie, une course où il est déjà monté sur le podium là encore, semble également convenir parfaitement à ses qualités de grimpeurs aperçues sur la Grande boucle.

Enfin il l’a dit de lui-même, il a envie de s’essayer sur les Flandriennes. Ce choix semble judicieux tellement il a, là aussi les qualités pour l’emporter. Il est dans la meilleure équipe possible, il a le punch pour sortir tout le monde de sa roue sur les monts flandriens et l’agilité nécessaire sur les pavés du nord. Car oui il peut être le successeur de Frédéric Guesdon , dernier vainqueur français de Paris Roubaix en 1997.

 

https://wesportfr.com/egan-bernal-le-debut-dun-long-regne/

L’espoir de voir un français gagner le tour

Cela fait 34 ans qu’un Français n’a pas gagné le Tour. Et c’est sûrement la raison pour laquelle on a envie de le revoir sur le Tour avec l’objectif de le gagner. Nous sommes impatients de voir un Français en jaune à Paris. Non pas que l’on ne croit pas en Romain Bardet qui est monté 2 fois sur le podium ou Thibaut Pinot qui avait cette année sans aucun doute la gagne dans les jambes mais on a envie aussi qu’il se prépare spécifiquement pour cet objectif. En effet il a montré en juillet les qualités nécessaires pour gagner le Tour de France. Fort en contre-la-montre, capable de frotter dans les étapes de plaine pour éviter voire provoquer les coups de bordure, et déjà très à l’aise en haute montagne sans une préparation ultra spécifique. Ajoutez à cela un panache hors du commun et un mental de guerrier et vous avez un coureur capable de rivaliser avec les autres favoris du peloton.

Pourquoi pas commencer par la Vuelta. Le profil des cols et la concurrence souvent moins rude que sur le Giro ou le Tour pourrait être un tremplin idéal à Julian pour croire en la victoire à Paris. Seulement un hic subsiste : son équipe. Tournée autour des classiques, la Deceuninck-Quick Step n’a pas l’effectif taillé pour les courses de 3 semaines avec comme seul grimpeur Enric Mas. Ce dernier devrait partir en fin de saison, probablement chez Movistar. De plus le manager général Patrick Lefevere ne semble pas rêver du Tour : « Nous n’avons pas l’équipe pour cela et le recrutement est déjà fait. On va viser d’autres objectifs »

On le retrouvera d’ailleurs dès samedi pour conserver son titre sur la classica San Sebastian

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