Alexandre, auteur de “L’Opéra du Peuple”, se livre à We Sport

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Ligue 1

Fan de sport depuis son plus jeune âge, Alexandre a décidé de retranscrire sur papier toutes ses aventures. Auteur de « L’Opéra du Peuple », il évoque entre autres son amour des Chicago Bulls et de l’AS Beauvais Oise, en passant par le RC Lens, club qu’il supporte depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il nous fait le plaisir de nous confier quelques anecdotes tirées de son livre. Rencontre !

Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Alexandre et j’ai 29 ans. J’ai pas mal bougé ces dix dernières années puisque je suis parti de ma Picardie natale pour vivre dans le Nord puis à Paris avant de m’installer dans la région de Saumur afin d’ouvrir un gîte. En parallèle, j’écris sur mes principaux centres d’intérêt.

Pourquoi as-tu eu cette envie d’écrire un livre ?

Enfant, je rêvais d’être journaliste sportif. Mon père était grand-reporter et travaillait parfois pour TF1 au début des années 2000, me permettant de rencontrer quelques personnalités du sport comme Thierry Roland, David Douillet ou Sébastien Bourdais. Tout cela a dû m’inspirer car même si mon parcours scolaire et mes finances ne m’ont pas permis de faire une école de journalisme, je n’ai jamais cessé d’écrire. J’ai commencé par un blog quand j’étais collégien puis j’ai enchaîné en écrivant régulièrement dans le fanzine des Red Tigers (principal groupe de supporters du Racing) et je suis désormais bénévole pour divers sites internet, comme Basket Retro, dédié comme vous l’avez compris à l’histoire de la balle orange.

Je désirais m’exprimer un peu plus longuement sur tout ce que j’avais vécu en tant qu’amoureux du Racing et de sport en général, notamment pour briser l’image négative attribuée aux supporters de foot. Voilà comment est née l’idée d’écrire un livre.

D’où te vient cette passion du sport ? Te rappelles-tu tes premières fois au stade ?

Je me suis intéressé au sport tout seul, mon père n’étant pas du tout branché là-dessus, à tel point que le 12 juillet 1998 nous étions… sur la route des vacances ! Et oui, c’était vide et donc plus rapide ! Mon grand-père était quand-à lui fan du RC Lens mais nous a quitté lorsque j’étais encore très jeune donc il n’y a pas eu d’influence immédiate. En fait, c’est un ami de la famille, joueur pro dans les années 60, qui m’a accompagné lors de mes premières années de passionné de sport.

J’ai d’abord suivi le club de Beauvais, la ville où je suis né et dans laquelle j’ai vécu jusqu’à l’obtention de mon bac, et même si l’ASBO a toujours une place de choix dans mon cœur, je suis revenu aux origines familiales.

Le premier match professionnel auquel j’ai assisté fut justement une rencontre de Beauvais, contre Ajaccio, le 7 décembre 2001. Cela avait donné un match nul et vierge, même si la rencontre avait été d’un bon niveau. A ce moment-là, les deux clubs étaient sur le podium de Division 2 mais malheureusement seuls les Corses ont tenu la cadence jusqu’au bout… Yohan Démont était l’un des meilleurs Beauvaisiens et a rejoint les rangs ajacciens ensuite, charmé par Roland Courbis !

C’est un an plus tard jour pour jour que j’ai vu le Racing pour la première fois, toujours à Beauvais, en Coupe de la Ligue. Ce match est d’ailleurs au cœur du premier chapitre de mon livre puisque je suis tombé dans le giron Sang et Or peu après.

Tu es un supporter « actif », quels sont pour toi tes déplacements les plus marquants ?

Il faut que j’évoque mes deux premiers déplacements. Le premier fut un PSG-Lens en février 2005 (victoire du Racing 2-0 au Parc !) mais certains estimeront que ça ne compte pas vraiment, surtout que j’étais parti avec une section de supporters de l’Oise et que nous n’avions donc eu qu’une heure de route.

Le deuxième fut à nouveau avec cette section mais nous nous rendions cette fois à Metz en avril 2006. J’en garde un excellent souvenir puisqu’on avait pris le temps de visiter la ville, ses places et sa cathédrale. Le soir, Lens avait gagné 1-0 grâce à un but de Pierre-Alain Frau mais aussi grâce à Charles Itandje qui avait stoppé un pénalty en toute fin de match.

Le déplacement le plus marquant est sans doute le « road trip » effectué en mars 2014 avec quelques amis Tigers (Section de supporters lensois NDLR). On avait enchaîné le match de championnat du Racing à Nîmes, un match de l’Inter à Giuseppe Meazza et le quart de finale de Coupe de France à Monaco. On s’était fait atomiser 6-0 par les Monégasques mais on avait mis le bouillon à Louis II.

Le plus fou est un déplacement à Nancy avec un pote en janvier 2007. L’aller s’était passé très tranquillement mais le retour un peu moins. De fil en aiguille on s’était retrouvé à 4 heures du matin devant une gare du fin fond de la Seine et Marne et on avait dû attendre là de longues heures avant de chopper un train. On a failli mourir plusieurs fois ce soir-là ! Bon, depuis c’est devenu un super souvenir.

Dans ton livre tu évoques ta passion du basket, celle des Bulls et également tes voyages aux États-Unis !

C’est Michael Jordan qui m’a rendu fan de NBA et des Bulls. J’étais enfant dans les années 90 et ne suivais bien sûr pas les matchs, en revanche je regardais des dessins animés et je mangeais des céréales ! Vous l’aurez peut-être deviné, le film Space Jam m’a marqué, tout comme les gadgets à l’effigie des équipes de la ligue américaine qu’on trouvait dans les paquets de Kellogg’s.

En grandissant je suis resté attaché aux Bulls et me suis intéressé concrètement au jeu. J’ai donc découvert la nouvelle génération composée de Kirk Hinrich, Ben Gordon, Luol Deng ou encore Andres Nocioni.

Après avoir rêvé d’aller à Chicago pendant longtemps, j’ai fini par sauter le pas en mars 2017. L’amour du sport fait voyager, c’est l’une des idées que je développe dans mon livre et mon séjour dans l’Illinois fait donc l’objet d’un chapitre important. Trois ans après, j’ai encore du mal à croire que ça a bien eu lieu et que j’ai vu la mythique statue de Michael Jordan de mes propres yeux !

J’ai eu la chance de retourner aux États-Unis à l’automne dernier à l’occasion de mon voyage de noces. J’ai cette fois assisté à deux matchs au Staples Center, dans la maison de Kobe, j’ai toujours du mal à encaisser son décès.

Dans ton livre tu parles également du drame qu’a vécu la France le 13 novembre 2015. Tu étais au Stade de France lors des attentats.

À l’époque je travaillais à Paris et avec un collègue nous avions décidé d’aller au match le jour même, sur un coup de tête. C’était une super affiche ! On a évidemment entendu les explosions en première mi-temps mais sans comprendre ce qui se passait, d’autant plus que le réseau était HS et qu’on ne pouvait donc pas aller sur internet avec nos téléphones. Les infos ont commencé à circuler en deuxième mi-temps, même si ça restait très vague. C’est à la fin qu’il y a eu un vent de panique, l’envahissement de la pelouse, le message du speaker… Un ami « bien placé » m’avait envoyé un SMS pour me dire de faire attention à moi car le danger était réel, ça n’avait pas vraiment calmé mon angoisse.

Parle-nous un peu de ton livre !

Je dirais que le livre se focalise avant tout sur l’aspect humain du sport. Héritage familial, liens amicaux, relations amoureuses, joies, peines, colères, erreurs, fiertés… Toutes ces thématiques se retrouvent en effet dans les stades et au cœur de la vie des supporters de foot.

J’insiste aussi beaucoup sur les richesses culturelles que le football peut apporter, mon bouquin devrait ainsi plaire aux passionnés d’histoire.

J’ai eu l’immense privilège d’obtenir une préface de Guillaume Warmuz. Est-il vraiment nécessaire de la présenter ? Légende du RC Lens, champion de France 98, vainqueur de la Coupe de la Ligue 99, demi-finaliste européen en 2000… C’est « Gus », tout simplement ! Je l’ai contacté par mail, il a été touché par ma démarche, a lu mon texte et rédigé la préface en quelques semaines seulement. C’est un rêve qui est devenu réalité pour moi !

Il m’a fallu 3 ou 4 mois pour l’écrire, sans compter les relectures et les très nombreuses démarches qu’il faut accomplir lorsqu’on autoédite un livre.

D’une certaine façon, on peut dire que ce livre est l’aboutissement du travail que je mène depuis 2011 derrière « RCL Vidéos Archives », sur Twitter. À l’époque, juste après notre deuxième descente en Ligue 2 en 3 ans, j’avais décidé de proposer aux supporters de Lens de revivre les grands moments de l’histoire du club en vidéos. Pendant plusieurs années j’avais enregistré des matchs sur VHS et je les ai numérisés petit à petit. Matchs en intégralité, résumés, mix, ce sont désormais plusieurs centaines de vidéos publiées sur YouTube et Dailymotion, avec en parallèle des comptes Facebook et Twitter très actifs.

Le livre est beaucoup plus personnel mais retrace lui aussi une partie de l’histoire du RCL, de 2002 à aujourd’hui. Une période parfois glorieuse, souvent difficile, mais toujours pleine de vie et de passion.

Où peut-on acheter ton livre ?

Pour l’heure, mon livre est en vente uniquement sur internet. La version classique est à 18 € (+ 5 € de frais de livraison). Je propose également une version dédicacée et un “pack” comprenant le livre et un poster.

Vous trouverez un lien PayPal sécurisé sur mon site ou vous pourrez le commander directement sur eBay.

Confinement oblige, la livraison ne sera pas immédiate.

Les bureaux de Poste sont très peu actifs chez moi et malgré tout le cœur que j’ai mis à l’ouvrage, je ne suis pas sûr qu’on puisse dire que mon livre est un produit essentiel ! La libération approche, vous n’aurez toutefois pas longtemps à attendre.

 

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