Allégorie de l’élégance : Rui Costa #2

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Ligue 1

Le football est avant tout un mélange d’émotions, un sport qui s’apprécie avec les yeux, parce qu’un contrôle, un dribble, peut faire lever tout un stade. La beauté de ce jeu n’est que le reflet des personnes qui le pratiquent. C’est pourquoi nous vous présentons, toute la semaine à 18h, quelques esthètes, des ambassadeurs d’un football élégant. Comme si le temps s’arrêtait à chaque ballon touché. Deuxième épisode avec Rui Costa, le magnifique.


La génération d’or

Rui Costa est né en 1972 à Lisbonne, il débute le foot à cinq ans au Benfica. Il franchira toutes les étapes chez les Aigles avant de démarrer chez les professionnels à l’âge de 18 ans avec Fafe en D2. Déjà sacré deux fois champions du monde des moins de 21 ans avec les Figo, Vitor Baia et João Pinto, Rui Costa incarne la prochaine génération d’un football portugais en quête de sacre. C’est le moment pour lui de vraiment démarrer son histoire avec le Benfica.

Après trois saisons réussies auréolées d’un titre de champion, Rui Costa décide de s’exporter contre sa volonté. En effet, les finances du Benfica sont dans le rouge et le club doit vendre. Le numéro 10 doit partir et souhaite Barcelone. Malheureusement le Barça n’est pas le club le plus offrant et Rui ira montrer son talent dans le plus grand championnat du monde : le Calcio. Avant de partir, Rui Costa fera une promesse : revenir.

En rejoignant un certain Gabriel Batistuta, la Fiorentina s’offre une doublette d’attaquants de haut vol. Ce n’est pas un mystère si les meilleures saisons de Gabigol sont avec l’international Portugais à ses cotés. Rui Costa devient le meneur de jeu magnifique que l’on connaît, un véritable artiste du jeu. Avec sa frappe lourde et sa qualité de passe supérieure à la moyenne, Rui Costa fait des ravages en Italie et gagnera deux coupes avec sa Fio. C’est également à Florence que ce dernier réalisera les plus belles saisons de sa carrière.

Le grand Milan

C’est à la fin d’une décevante année 2000-2001, après le départ de Batistuta, que Rui Costa décida lui aussi de partir. Une seule destination ne pouvait qu’accueillir ce grand talent : l’AC Milan. Au sein d’un effectif surpeuplé de stars, Rui Costa peine à retrouver son jeu de ses années Viola. Malgré la présence de joueurs comme Shevchenko, Maldini, Inzaghi, Pirlo, Seedorf … le Portugais n’est plus aussi influent qu’avant. Il joue moins mais gagnera sa Ligue des Champions en 2004 avant de connaître la tragédie d’Istanbul un soir de mai 2005. C’est donc une année après que Rui Costa prit la décision de retourner chez lui, dans sa ville, son club, le Benfica Lisbonne.

Rui à désormais 34 ans, et son retour au Portugal représente la promesse tenue il y a de cela douze ans. Le retour du fils prodigue sonne comme une tournée d’adieux. Les hommages affluent à la hauteur du joueur qu’il était. Un joueur magnifique, avec un talent qui n’avait d’égal que sa classe et son amour pour le football. Une personne aussi charismatique qu’attachante dans tous les clubs où il a joué. Le même Rui Costa qui a laissé son président choisir son salaire à son retour au Benfica, pour boucler la boucle.

Ce n’est pas le joueur le plus connu par les plus jeunes d’entre nous. Néanmoins, connaître l’histoire de Rui Costa, c’est connaître l’histoire de sa Viola et de son compère Batistuta. L’homme à la chevelure soyeuse qui s’est dévoué pour la Seleção jusqu’à la défaite en finale de l’Euro 2004 , dans son Portugal, sa ville, son stade. Enfin voilà, c’était tout ça, Rui Costa.

Retrouvez l’épisode d’hier ici.

Crédit photo / SoFoot


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