APC – Luchamania III, bon baisers du Mexique

L’idylle entre l’APC et le CMLL poursuit toujours son existence. Dix ans que les deux promotions se font les yeux tendres et l’événement Luchamania III qui s’est tenu le dimanche 7 juillet dernier fut le résultat de cette entente. Dans un Studio Jenny affichant complet à quelques places près, la France a pu voir en action le légendaire Ultimo Guerrero affrontant ni plus ni moins que le champion de la promotion Aigle Blanc dans le combat vedette de la soirée.

EDDIE-MOI C’EST SURFAIT CE SPOT ! 

Nous commençons cette troisième édition de Luchamania par l’unique combat féminin de la soirée : Délia & Marie-Anna, les deux harpies de Nanterre affrontaient Alexis Maria et sa partenaire directement venue de Bretagne, Kira Chimera, armée de sa fidèle batte de baseball, venue pour tout casser, comme toujours.

Outre une solide performance de la part des quatre compétitrices, l’affrontement est malheureusement entaché par la toute fin du combat, en cause, un spot utilisé à outrance, et notamment dans l’Hexagone : le spot du « faux coup de chaise » popularisé par Eddie Guerrero dans les années 2000. Les antagonistes repartent gagnantes par disqualification sous les huées de Nanterre.

Et en plus, c’est même pas une chaise, remboursé. © APC Catch

LE LOUP DE PARIS FORME SA MEUTE

Suite au quiproquo provoquant une vague de huées dans le public, se profile un combat à quatre misé sur la nouvelle génération composée dans ce combat par Val Eden, Lothar, Joe Harmonie et le chinois paré d’un nouveau masque flambant neuf, Xan Drain. Avant le son de la cloche, on a le droit à une petite phase de comédie où Lothar, personnage nettement inspiré par Thor et la culture nordique, dépose son marteau au centre du ring. L’arbitre et les trois autres hommes tenteront de soulever l’arme, un échec cuisant saupoudré des éclats de rires du Studio Jenny.

Un combat qui s’est transformé sans savoir pourquoi en un affrontement trois contre un où Xan Drain mangera les assauts incessants de ces trois adversaires malgré quelques tentatives de second souffle, en vain. Lothar et Harmonie donneront la victoire au Loup de Paris. En espérant que tout cela débouche sur la formation d’un trio dans un circuit qui manque cruellement de trio et de clans.

Au public créatif scandant « vous êtes racistes ! » aux trois hommes. © APC Catch

LA HYÈNE CHASSÉE  

Après un début très poussif, ressentit à travers la salle qui fut moins animée que d’habitude, Luchamania III prit un virage sec, pour notre plus grande plaisir puisque le combat suivant voyait s’affronter l’un des talents les plus appréciés du Jenny, Christianium à l’une des révélations de l’année en personne de « La Hyène » Durançon qui jouit d’une incroyable popularité au sein du Studio Jenny et même ailleurs en France, le pouvoir de la moustache.

Le dernier événement de la saison de l’APC est tel une montagnes russes, tout est plat au début puis ça monte d’un seul coup – Nanterre a prit une sacrée claque, mélangeant technicité et athlétisme, cet affrontement fut un régal pour nos papilles qui verra Christianium s’imposer dans un final haletant. Frustré, Durançon s’attaquera au congolais à coups de chaise avant qu’une musique retentisse – celle d’un homme qui avait pris sa retraite il y a quelques mois pour se consacrer à la religion, A-Buck débarque sauver son allié de toujours sous les acclamations monstrueuses du public avant qu’il s’en prenne à l’homme avec qui il a tout gagné. Tout le monde s’est tu. Dieu nous a rendu A-Buck.

UNE HYÈNE. © APC Catch

ARCHER VOLE LA VEDETTE 

L’entracte passé, nous nous dirigeâmes vers la seconde partie de Luchamania III, qui, espérons sera bien plus qualitative que la première. 

Tranquillement installés dans notre siège, une musique retentit celle de l’ennemi public numéro un du Studio Jenny, Tristan Archer, sous une avalanche d’huées, le natif d’Amiens saisit le micro pour s’excuser de ne pas pouvoir offrir sa correction face à Senza Volto, blessé la veille en Allemagne pour un événement de la GWF. Ce dernier souffre d’une commotion cérébrale et dû annuler sa venue au Jenny.

Notre bon ami Tristan Archer est alors à la recherche d’un adversaire digne de ce nom et voilà qu’une petite fille se dresse devant lui, prête à en découdre avec la Révolution Française. Malheureusement, l’enfant s’en prendra violemment à son adversaire à coups de bouteille d’eau ! Les gosses c’est plus que c’était. Victoire par disqualification de Tristan Archer. On fait un big-up au fan qui s’écria que la jeune fille avait un meilleur physique que Dick Rivière, si tu te reconnais, t’es un génie.

C’est alors qu’un élève de l’école de l’APC va au ring, dénommé Kuro, un homme qui va ravir ces dames grâce à ses abdos sur lesquels on pourrait râper du fromage. Malheureusement pour le jeune homme, il se fit terrasser à son tour d’un Coup d’Etat dévastateur.

Soudain, les lumières s’éteignirent et Senza Volto apparaît enfin sous une acclamation qui a fait trembler le Jenny, l’homme masqué se jette directement sur son rival et le combat tant attendu peut enfin commencer. Chacun fait valoir son arsenal de coups et de prises pour le plus grand bonheur pour que finalement, l’Amiénois s’impose d’un violent coup de coude à l’arrière du crâne de son adversaire.

Senza Volto était bel et bien blessé, il a lutté malgré la blessure afin de faire plaisir à un public qui l’a toujours soutenu. Il n’était pas obligé, il aurait pu malheureusement aggraver cette commotion. N’oublions pas que ces lutteurs et lutteuses sont des êtres humains qui prennent des risques à tout instant pour le divertissement d’autrui, cela forge le respect.

Petit bowling dans les chaises. © Pascal Milhavet

NITRO EST VOTRE PAPA

Parti au Mexique en compagnie d’Aigle Blanc durant le mois de mai dernier, Dick Rivière nous a ramené le légendaire Nitro pour se mesurer à la fois à la paire de MBM & d’Ultima Sombra et aux champions par équipes Thiago Montero et Rick Salem dans un combat comptant pour les susnommés championnats.

Du haut de ses 52 ans, Nitro a encore beaucoup de matos à revendre, il a fait rêver tout un public. Et s’écriant d’être le père de chacun de ses adversaires provoquant ainsi les éclats de rire des nombreux fans présents. Certainement le combat où il ne fallait pas cligner des yeux, les six hommes fusaient dans tous les sens, pas une seconde répit jusqu’au tombé final où Nitro riva les épaules de Montero pour s’adjuger les championnats par équipes de l’APC.

Le luchador saisit ensuite le micro pour remercier ses adversaires, ils ne sont plus des élèves, ce sont désormais de grands lutteurs, dit-il. Accolades et serrages de mains, c’est ça le catch.

Une belle tentative de séduction de la part d’Ultima Sombra. © APC Catch

LE DERNIER DES GUERRIERS VICTIME DU CHASSEUR ROYAL

Imaginez, vous n’avez qu’à peine vingt ans, vous êtes champion de l’une des promotions les plus en vues en France et vous vous apprêtez à affronter une légende absolue de la lucha libre en la personne d’Ultimo Guerrero. Quel parcours atypique pour Aigle Blanc.

Tout le monde se lève et applaudit pour accueillir le Dernier des Guerriers débarquant dans un Studio Jenny entonnant We Will Rock You, musique d’entrée du luchador avant d’huer le champion APC qui lui donne le doux surnom de « Pigeon Blanc » en guise de provocation. On nous annonce les deux lutteurs sous une salve d’applaudissements, le combat peut enfin commencer.

Aguila Blanca, de son nom hispanique, à prouver qu’il était face à une légende vivante. Malgré que le torse ait pris salement tarif sous les atémis d’une puissance inouïe de la part de son adversaire. Le jeune homme âgé de vingt ans sort grandi de cet affrontement et prouve au monde qui est Aigle Blanc. Nous avons affaire à une future star planétaire, vous l’aurez lu en premier ici.

Un Studio Jenny exultant pour Ultimo Guerrero. © APC Catch 

Le dernier événement de la saison 2018-19 de l’Association des Professionnels du Catch fut folle. Entre des invités de marque comme Will Opsreay, Joey Ryan, Matt Cross ou encore Ultimo Guerrero et les révélations françaises, beaucoup attendent de pied ferme la saison à venir.

Soyez fier d’être fan de catch.

A la mémoire de Francisco « Paco » Alonso.

A propos de l'auteur

Huit ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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