Au revoir les côtes, bonjour la terre !

Après un premier trimestre rythmé par les tournois sur dur, c’est désormais la traditionnelle tournée sur terre battue qui va prendre place sur le circuit, et qui nous emmènera jusqu’au deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison, Roland Garros. Alors fini les plages de Miami, d’Acapulco ou encore celles de Melbourne, et place désormais à l’ocre !

 

Un premier trimestre éclatant

Pour effectuer la transition, commençons par revenir rapidement sur les trois premiers mois de l’année sur le circuit ATP. Si Novak Djokovic avait tout emporté sur son passage à Melbourne, le Serbe a peu à peu disparu des radars lors des deux premiers Masters 1000 de la saison. Il a ainsi laissé la vedette à un Roger Federer éclatant, qui a remporté ses 100e et 101e titres à Dubaï et Miami, tout cela entrecoupé d’une finale à Indian Wells. Le Suisse a de nouveau affiché un état de forme étincelant pour devenir dimanche dernier le premier joueur à remporter deux titres sur le circuit cette saison.

Mais ces premières semaines ont également été le théâtre de nombreuses surprises. Pouille et Tsitsipas demi-finalistes à l’Open d’Australie, Kyrgios vainqueur à Acapulco, Monfils à Rotterdam, Thiem lauréat à Indian Wells ou encore Shapovalov et Auger-Aliassime demi-finaliste à Miami, autant d’exploits improbables qui nous ont fait adoré cette première partie de saison sur dur. On n’oubliera pas non plus la victoire pleine d’émotions de Roberto Bautista Agut à l’Open d’Australie face à Andy Murray, qui envoyait alors quasiment l’Ecossais à la retraite, lui qui avait annoncé depuis peu mettre prochainement un terme à sa carrière en raison d’une trop forte douleur à la hanche. L’Espagnol a par ailleurs réalisé un grand début de saison, en gagnant à Doha et en battant notamment Novak Djokovic à deux reprises.


La douce odeur de l’ocre

C’est désormais la saison « rouge » qui s’ouvre. En effet, la terre battue va désormais envahir notre quotidien tennistique, et ce dès la semaine prochaine, avec les ATP 250 de Houston et Marrakech en ouverture (08-14 avril). Nous arriverons ensuite rapidement à Monte Carlo (14-21 avril) où les choses sérieuses débuteront avec le Masters 1000 monégasque, où toutes les grosses têtes d’affiche devraient être présentes, à l’exception de Roger Federer, qui n’est prévu qu’à Madrid et Paris. La suite ? L’ATP 500 de Barcelone, les ATP 250 d’Estoril, Munich ou encore ceux de Lyon et Genève, entrecoupés bien évidemment des Masters 1000 de Madrid (05-12 mai) et Rome (12-19 mai) ; tout cela donc avec en finalité le Grand Chelem Porte d’Auteuil (26 mai-09 juin).

Image associée

Côté favoris, on ne va pas vous faire un dessin. Rafael Nadal sera bien évidemment de la partie et s’avance comme l’homme à (ab)battre lors de cette tournée saisonnière. Tenant du titre à Monte Carlo, Barcelone, Rome et Roland Garros, le Majorquin devra vaincre des adversaires de la trempe des Thiem ou Djokovic pour espérer défendre sa farandole de points. Ces trois prochains mois verront aussi le retour sur ocre de Roger Federer après deux saisons d’abstention. On surveillera également de près les performances d’Alexander Zverev, de Kei Nishikori, de Stefanos Tsitsipas, des Canadiens et des Français, qui ont d’une manière plus ou moins positive retenu notre attention lors de ce premier trimestre.

Crédit photo de l’image en Une : ATP Tour

 

Grégoire ALLAIN (@GregoireAln)

A propos de l'auteur

Surnommé l'électron libre. Fan de Rafa, et heureusement car ce n'est ni l'OL ni le Stade Français qui satisfont mon capital victoires chaque week-ends. Bon sinon, je réussis quand même à être objectif dans mes articles, sauf quand il s'agit d'écrire sur pourquoi le PSG peut-il un jour gagner la Ligue des Champions.

Poster un commentaire

suscipit luctus mi, Aenean felis venenatis in ante. et, justo libero.