Balance ton coach : Sylvinho-Printant, l’autre derby

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Ligue 1

Le choc entre l’ASSE et Lyon animera à coup sûr la prochaine journée de Ligue 1, il est donc normal qu’il soit au centre de notre rubrique cette semaine ! D’autant plus que les coachs des deux équipes sont plutôt en mauvaises postures, du pain béni pour Balance ton coach!

(Comme toujours, les explications du concept c’est ici)

Ciao Printant !

Printant coach Saint-Etienne
Crédit photo : MAXPPP/Yves SALVAT

Ça y est, c’est le moment les amis, nous nous apprêtons à vivre notre premier entraîneur viré sous l’ère BTC. Depuis six mois, aucun président n’a bien voulu débarquer son coach en cours de saison. Heureusement on peut toujours compter sur les Verts pour nous faire rêver, puisque après deux mois à peine à la tête de l’AS Saint-Etienne, Ghislain Printant devrait être remplacé par Claude Puel. Un ex-lyonnais chez l’ennemi juré, voilà qui lance parfaitement le derby (même si la membrane entre les deux clubs est de plus en plus poreuse au fil des années).
Que reproche-t-on exactement au remplaçant de Jean-Louis Gasset ? Avant tout des résultats catastrophiques : Sainté est 19e avec 8 points en 8 journées, sans oublier une première rencontre ratée en C3 (défaite 2-3 face à la Gantoise). À cela viennent s’ajouter un fond de jeu inquiétant et la désagréable impression que Saint-Etienne ne progresse pas.
En débarquant Printant, l’idée est donc avant tout pour les dirigeants stéphanois de redresser la barre tôt, pour ne pas s’enfermer dans une saison galère qui ne pourrait plus être sauvée. Si en plus, ils pouvaient épargner au peuple vert la même humiliation qu’il y a deux ans, avec la victoire 5-0 au Chaudron du rival lyonnais, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer ne s’en porterait que mieux.
Pourtant, Printant devrait pour le moment prendre place sur son banc dimanche, sûrement pour l’une des dernières fois, si ce n’est la dernière.

À Lyon on temporise

Sylvinho coach Lyon
Crédit photo : AFP

Sylvinho, son homologue lyonnnais, lui, espère encore avoir l’occasion de diriger l’OL après dimanche. Pour cela, tout dépendra du résultat de ce soir face à Leipzig en C1, et du derby. Là encore il y a urgence de faire mieux, pour sauver les ambitions européennes.
Sportivement, la situation du coach brésilien est assez semblable à celle de Printant : des résultats très décevants (9e), une équipe qui produit un jeu inquiétant, et cette même impression d’impuissance dégagée par les deux entraîneurs. À la différence de l’ancien coach bastiais, cependant, Sylvinho s’appuie sur deux premiers matchs encourageants face à Monaco et Angers, ce qui permet de sauver les meubles son classement (sur les six dernières journées, Lyon est 18e).
Mais hors-terrain, le technicien passé à l’Inter en tant que n°2 auprès de Roberto Mancini, bénéficie encore d’une assise plutôt solide.
Ancien adjoint de Tite en sélection brésilienne, le natif de São Paulo a fait son entrée en scène dans un package comprenant l’actuel directeur sportif de l’OL : Juninho. Dans ce cadre-là, virer Sylvinho, ce serait remettre en cause celui qui l’a choisi, l’idole de tout un peuple : Juninho. L’arrivée du duo coïncide en plus avec le départ de Bruno Génesio, le prédécesseur de Sylvinho, plutôt impopulaire auprès des supporters. L’ancien arrière gauche du Barça tire donc jusqu’à présent profit de la comparaison. Mais pour combien de temps ?
Le président Jean-Michel Aulas, qui parle rarement pour ne rien dire, et qu’on n’avait plus entendu depuis sa décision de prendre du recul sur la vie sportive du club, est sorti du bois le week-end dernier pour à la fois conforter et avertir son entraîneur : « Pour l’instant, on va continuer comme ça et on fera le point en fonction des améliorations qu’on ne manquera pas de percevoir lors des deux prochains matches. » Si Vincent Duluc, journaliste à l’Equipe pousse pour voir Laurent Blanc reprendre du service en Ligue 1 sur le banc lyonnais, en coulisse il se murmure que si Sylvinho venait à ne pas passer l’hiver (voire l’automne), Juninho reprendrait alors le flambeau. Les déclarations du président semblent d’ailleurs aller dans ce sens : « Il faut que Juninho soit plus proche des causeries, du vestiaire (…) Pour moi, un directeur sportif peut aller jusqu’à donner des conseils, voire poser des exigences sur la manière de jouer, les dispositifs ou les consignes tactiques. Parce que c’est lui qui l’a choisi, que c’est son compatriote et que c’est sa première expérience d’entraîneur principal, Juninho a sûrement eu la pudeur de ne pas s’imposer à Sylvinho plus que ce qu’il l’a fait. Il a fallu ce début de saison raté pour qu’il comprenne qu’il ne devait pas rester en dedans dans la gestion quotidienne opérationnelle.»

Le classement : 

Classement Entraîneur Côte Club Date d’embauche
1 Ghislain Printant 1,05 Saint-Etienne 6 juin 2019
2 Sylvinho 70 Lyon 28 mai 2019
3 Léonardo Jardim 80 Monaco 25 janvier 2019
4 Stéphane Jobard 100 Dijon 20 juin 2019
5 Alain Casanova 110 Toulouse 20 juin 2018
6 André Villas-Boas 120 Marseille 28 mai 2019
7 Bernard Blaquart 130 Nimes 23 novembre 2015
Vincent Hognon 130 Metz 8 juin 2018
9 Stéphane Moulin 140 Angers 22 juin 2011
10 Thomas Tuchel 160 Paris 14 mai 2018
11 Christian Gourcuff 170 Nantes 8 août 2019
12 Christophe Galthier 200 Lille 22 décembre 2017
David Guion 200 Reims 22 mai 2017
Julien Stephan 200 Rennes 3 décembre 2018
Luka Elsner 200 Amiens 19 juin 2019
Michel Der Zakarian 200 Montpellier 23 mai 2017
Olivier Dall’Oglio 200 Brest 31 mai 2019
Patrick Vieira 200 Nice 11 juin 2018
Paulo Sousa 200 Bordeaux 8 mars 2019
Thierry Laurey 200 Strasbourg 31 mai 2016

Printant-Sylvinho, c’est donc à celui qui se fera virer le premier. Dans ce match dans le match, le coach stéphanois a semble-t-il pris une vraie longueur d’avance, puisque son départ serait déjà entériné officieusement. Voilà au moins un derby que les Verts gagneront…

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