Balance ton coach #4 : Genesio – Tuchel, la Ligue 1 c’est Dallas

Tout d’abord quelques explications basiques sur comment fonctionne ce classement : les côtes sont complètement de notre chef. La valeur étalon est Stéphane Moulin, entraîneur d’Angers, un coach installé, qui fait de l’assez bon boulot et pas particulièrement sur la sellette. Ces côtes vont donc évoluer au long de la saison, plus elles sont basses plus le coach a des chances de se voir mettre à la porte par son club. Chaque semaine vous aurez donc le classement mis à jour avec les côtes dans l’ordre croissant (les plus en danger en haut et les moins en danger en bas.)

Le feuilleton Genesio, suite et fin ?

« Voilà, c’est fini » chante Jean-Louis Aubert. C’est un peu ce qu’ont dû penser les fans lyonnais samedi, quand l’OL a annoncé la décision de Genesio de ne pas poursuivre son aventure au club la saison prochaine.

Un soulagement pour une partie du public, qui va peut-être permettre au club de retrouver un peu de sérénité, nécessaire pour sauver les meubles. Après la défaite à Nantes vendredi dernier (1-2), Marseille et Saint-Etienne se rapproche dangereusement de la 3e place. Il est plus que temps pour les Gones de se réveiller et de repartir de l’avant. Peut-être que cette annonce sera l’électrochoc nécessaire pour le groupe pour se remettre la tête à l’endroit.
En tout cas elle empêche Bruno Genesio de prendre la tête de notre classement : maintenant que l’on sait qu’il part, difficile de l’imaginer débarqué d’ici la 38e journée. Peu de chances donc qu’on le revoit ici, mais qui sait ?

Tuchel boude

C’est un mystère pour personne : le PSG sera sacré champion de France à la fin de la saison, c’était écrit depuis août et cela se confirme semaine après semaine. Mécontent de son recrutement, son entraîneur Thomas Tuchel se sert donc de cette avance pour mettre la pression sur ses dirigeants en convoquant un groupe réduit chaque semaine, sans jamais faire appel aux jeunes pousses pour compléter la feuille de match. Résultat, dimanche à Lille, c’était la huitième fois depuis janvier que le PSG se présentait avec moins de 18 joueurs, une manière pour l’Allemand de faire comprendre son agacement et de montrer à sa direction le manque de moyens auxquels il est confronté. Un comble pour le coach d’une équipe au budget illimité. Tuchel s’offre donc là une colère sans frais : le PSG étant déjà assuré de finir en tête de la Ligue 1, son équipe peut bien perdre quelques points en route si ça peut servir à asseoir son autorité.
Et c’est là que se trouve la limite du raisonnement de l’ancien du Borussia Dortmund : la Ligue 1 est un championnat : ce que perd le PSG, ses adversaires le gagnent. Depuis deux ans, Paris fausse le sprint final en « balançant » ses rencontres après que son titre soit officiel. Un constat dommageable mais tristement compréhensible, difficile de se faire mal quand on a déjà atteint son objectif. Mais à présent, voilà que le club parisien commence à lever le pied avant-même d’être sacré.

Dimanche, Paris, au terme d’un non-match complet, s’est lourdement incliné chez le LOSC (1-5), son dauphin. Trois points qui permettent aux Nordistes d’assurer quasiment leur deuxième place et donc leur ticket pour la C1. Or l’OL, 3e, qui avait battu le PSG au complet et motivé, comptait bien sur cette rencontre-là pour réduire l’écart sur Lille et chiper cette 2e place. Si  les Lyonnais ne s’étaient pas sabordés tout seul en perdant six points bêtement ces deux dernières semaines, on aurait eu une illustration concrète des conséquences des décisions de Tuchel, et une belle polémique en prime.
Ce caprice est, enfin, un terrible message envoyé aux jeunes U19, et réservistes parisiens : « même si je dois partir à 15 ou 16, vous n’aurez pas votre place dans le groupe.»
L’Allemand a semble-t-il retrouvé la raison, puisque, ayant choisi de se passer d’une grande partie de ses titulaires habituels ce soir face au FC Nantes, il a convoqué trois novices : Metehan Guclu, Éric Junior Dina Ebimbe et Isaac Hemans.

Galtier le magicien

On finit comme la semaine dernière par un petit hommage. Encore une fois, ce format permet de parler de tous les entraîneurs en galère, mais passe sous silence ceux qui réussissent.
Arrivé en sauveur au milieu de la saison dernière, avec pour seule mission le maintien, l’ancien entraîneur stéphanois prouve qu’avec un groupe de qualité et un peu de temps il peut faire des miracles. Si le LOSC peut remercier Bamba, Pépé et autre Ikoné pour cette belle saison, il ne faut pas oublier le technicien derrière tout ça.
À l’ASSE déjà, Christophe Galtier avait pris l’habitude de bricoler et de faire de jolies choses avec presque rien. À Lille, avec un projet différent et quelques moyens supplémentaires il prouve qu’il peut tout autant s’adapter à un groupe ambitieux et performant. On l’a dit un peu plus haut, l’OL est à la recherche d’un entraîneur, français de préférence… Sachant que le LOSC perdra ses meilleurs éléments dès cet été, pourquoi ne pas tenter le coup du côté de JMA en proposant un projet ambitieux et sur le long terme ? Ce ne serait certainement pas la première fois qu’un ancien stéphanois intègre le staff lyonnais !

C’est tout pour aujourd’hui! Comme quoi notre championnat a beau être bouclé depuis déjà plusieurs mois, il continue de nous offrir des rebondissements, des polémiques et des initiatives plus ou moins malheureuses. UN peu comme les vieilles séries américaines: on connait déjà la fin de la saison mais on suit juste pour les dramas.

A propos de l'auteur

Diplômé ESJ Paris, journaliste foot, passé par le Paris Normandie. L'important n'est pas d'avoir raison, mais de l'argumenter. Rabiot est surcôté

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