Balance ton coach #6 : Des départs et une foule de retour

Vous connaissez sûrement le principe de la sackrace britannique : littéralement le classement au licenciement, soit, dit plus simplement, la probabilité qu’a chaque coach de se faire virer. À WeSportFR, on a décidé d’importer le concept dans notre bonne vieille Ligue 1. Chaque semaine, vous retrouverez donc un résumé des performances du week-end des entraîneurs, et donc leur évolution dans la race.
Sixième épisode, et vous savez ce que ça veut dire? Ça veut dire que la vie est cruelle puisque d’ici la fin de saison on n’arrivera même pas à dix! Heureusement on sera de retour dès août.

Pour le fonctionnement de notre classement, c’est ici.

Vous le savez, on ne se berce plus d’illusions : plus aucun coach ne sera débarqué d’ici le 25 mai. Pourtant on tenait à conclure cette saison avec vous, et aujourd’hui on fait un point sur les nouvelles têtes qui pourraient arriver en Ligue 1. Des nouvelles têtes finalement pas si nouvelles puisque beaucoup sont des anciens pensionnaires voire des grognards de notre championnat.

Du mouvement chez les gros

Sabri Lamouchi (AFP)

Il y aura au moins un changement sur les bancs de Ligue 1 l’année prochaine, puisque la décision de l’OL de se séparer de Genesio est acté depuis plusieurs semaines.
Même si le club a successivement démenti toutes les informations concernant son futur coach, plusieurs noms connus du championnat de France sont revenus. Tout d’abord, celui de Laurent Blanc, à la retraite depuis son départ lucratif du PSG en juin 2016. Mais l’ancien sélectionneur des Bleus a toujours fonctionné avec un adjoint extrêmement présent, or il a perdu son fidèle bras droit, Jean-Louis Gasset, désormais coach du rival stéphanois. Pour le seconder, certains médias ont ainsi évoqué la possibilité de voir arriver Franck Passi, passé par Marseille et Lille notamment. Mais ce duo improbable ne devrait pas voir le jour, du moins à l’OL, puisque le club privilégierait d’autres pistes.

Comme celle menant à Juninho. Le Brésilien, légende du club qu’il a quitté en 2009 n’a cependant pas les diplômes nécessaires pour entraîner à ce niveau. Il devrait alors être assisté par un autre coach qualifié. Un nom revient souvent, celui de Sabri Lamouchi, licencié par Rennes il y a six mois à peine. Là non plus le club lyonnais n’a ni confirmé ni infirmé cette hypothèse. Une seule chose est en revanche à peu près sûre : Juninho a bien été contacté pour prendre un poste au sein du  club, mais en qualité de directeur sportif. Une décision devrait en tous cas être prise aux alentours du 25 mai, après la fin de la saison, alors que la date du 5 mai (soir de Lyon-Lille) avait un temps été évoquée.

Chez les autres cadors ça bouge aussi, notamment du côté du rival marseillais. Alors qu’il bénéficiait de la confiance absolue de son président il y a encore quelques mois, Rudi Garcia pourrait à terme être menacé. Jacques-Henri Eyraud serait en tout cas davantage enclin à le critiquer qu’il y a quelques temps. On dit l’ancien coach de la Roma et du LOSC courtisé par l’AC Milan ou le FC Séville.
Il apparaît de toute façon compliqué pour les dirigeants de l’OM de licencier leur entraîneur qu’ils prolongé à l’automne dernier, au vu du coût que cela représenterait. Et puisqu’il ne faut pas compter sur la démission de Garcia, l’OM n’a plus qu’à espérer, dans le cas où ils voudraient s’en séparer, que celui-ci accepte un challenge ailleurs.

Dernier club où l’actualité est chaude en coulisse, le PSG. Si aucun changement de coach n’est à prévoir, puisque Thomas Tuchel n’est là que depuis un an, c’est plutôt au-dessus que des têtes pourraient tomber. Notamment celle d’Antero Henrique le directeur sportif. En effet, le torchon brûle entre le coach allemand et son DS depuis plusieurs mois, notamment à cause du recrutement fait par le PSG, qui est loin de satisfaire Tuchel. Or étant donné qu’il semble hors de question de voir l’ancien du BVB partir (il se murmure même qu’il aurait le privilège de pouvoir directement s’adresser à l’émir, propriétaire du club), ce serait donc à Henrique de faire ses valises, la situation ne pouvant perdurer. Pour le remplacer, un nom qui flotte déjà dans l’air depuis plusieurs années : celui d’Arsène Wenger, aussi courtisé par l’OL. Mais l’ancien d’Arsenal privilégierait le projet parisien, et surtout, ne souhaite pas reprendre un banc.

Des retours de Ligue 2

Micha Bazdarevic (LP/Icon Sport/Dave Winter)

Seul un club a pour le moment obtenu sa place en Ligue 1 l’an prochain : le FC Metz, sacré champion le week-end dernier. Avec encore un nom qui fleure bon les matches du samedi soir à sa tête : Frédéric Antonetti. Même si la présence du coach corse sur le banc messin en août prochain n’est pas encore actée, pour des raisons personnelles, le club désire le voir rester et entamer la saison 2019-2020 dans l’élite avec lui. (Oui, « entamer », que voulez-vous on ne se refait pas ! Comprenez-nous, c’est notre fonds de commerce, les petits clubs et leurs 6 entraîneurs par saison.)
Derrière, le Stade Brestois est très bien parti pour suivre les Grenats et prendre le deuxième billet direct direction l’élite. Une victoire ce week-end face à Niort et ce serait plié. À la tête du SB : Jean-Marc Furlan, qui a bien connu la Ligue 1 avec Troyes. Seulement, la probabilité de voir le coach spécialiste des montées (et descentes) encore à Brest l’année prochaine diminue semaine après semaine. D’après RMC Sport, il aurait même annoncé à son groupe son départ à l’issue de la saison.

Pour le remplacer le club finistérien penserait à Olivier Guégan, l’ancien du Stade de Reims ou Olivier Dall’Oglio, licencié par Dijon pendant l’hiver.
Et dans les prétendants au barrage, il y a aussi des têtes connues. Rui Almeida notamment, même s’il n’a passé que 3 mois en Ligue 1 avec Bastia en 2017, à présent entraîneur de Troyes, 3e et bien placé pour aller disputer une place au 18e de Ligue 1. Ou bien Micha Bazdarevic, l’ancien coach de Grenoble et de Sochaux, aujourd’hui au Paris FC pourrait bien retrouver l’élite en cas d’exploit avec son club. Tout comme Mickaël Landreau, gardien recordman du nombre de match en Ligue 1 fraîchement reconverti entraîneur à Lorient, 5e et potentiellement dernier barragiste.

C’est tout pour aujourd’hui. La semaine prochaine, en écho aux Trophées UNFP décernés le 18 mai prochain, nous ferons un point sur les coachs qui ont raté leur saison.

A propos de l'auteur

Diplômé ESJ Paris, journaliste foot, passé par le Paris Normandie. L'important n'est pas d'avoir raison, mais de l'argumenter. Rabiot est surcôté

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