Basketball

Basket Français : un avenir radieu

Si la France a aujourd’hui un place importante en NBA, c’est avant tout parce que ses représentants, bien nombreux, brille chaque soir sur les parquets Américains. Parker, Batum, Gobert, Fournier pour ne citer qu’eux se sont fait une place de choix dans la meilleure ligue du monde. Et alors qu’ils sont au nombre de 10 cette saison, ils sont au moins aussi nombreux à déjà avoir tapés dans l’oeil des scoots NBA et à prétendre, à court terme, rejoindre leurs illustres ainés.



Si la France a aujourd’hui un place importante en NBA, c’est avant tout parce que ses représentants, bien nombreux, brillent chaque soir sur les parquets Américains. Parker, Batum, Gobert, Fournier pour ne citer qu’eux se sont fait une place de choix dans la meilleure ligue du monde. Et alors qu’ils sont au nombre de 10 cette saison, ils sont au moins aussi nombreux à déjà avoir tapé dans l’oeil des scoots NBA et à prétendre, à court terme, rejoindre leurs illustres ainés. 

Sekou Doumbouya : C’est le joueur qui, à l’heure actuelle, devrait être choisis à coup sûr dès 2019. Mieux, il est annoncé tout en haut de la cuvée, peut-être même dans le top 10, bien que ses derniers mois difficiles aient un peu refroidis certains scoots. Alors qu’on l’imaginait choix le plus haut de l’histoire pour un français, il est sans doute plus crédible d’affirmer à l’heure actuelle qu’il risque d’être sélectionné aux environs de la 15ème place. Mais après tout, le CSP est lancé comme un boulet de canon et a de grandes ambitions pour cette fin de saison. Alors pourquoi ne pas faire un Okobo, en marquant fortement les esprits juste avant le mois de juin et ainsi intégrer la crème des crèmes, au coté de Zion Williamson, RJ Barett ou encore Ja Morant ? Le garçon, pétri de talent, en a en tout cas le potentiel.

Ce poste 3, très athlétique, doit surtout travailler son shoot, encore trop aléatoire. Autrement, il a tout pour devenir un futur grand. Très rapidement surclassé en équipe de France, remportant l’Euro U18 à 16 ans en compagnie de Frank Ntilikina entre autre, le jeune homme brille par son intelligence, son sens du jeu, son explosivité et sa capacité à pénétrer ou encore jouer en coast to coast. Rapidement courtisé par le Real Madrid notamment, il décide d’abord d’intégrer l’INSEP et son centre fédéral, avant de rejoindre Poitiers, en Pro B sur les conseils de son célèbre agent Bouna Ndiaye. Des performances qui continuent d’attirer les convoitises, et une dernière saison à 8.5pts et 4.2rbds de moyenne avec une pointe à 26pts (à 7/7 au shoot), et le voilà au CSP, à 18ans, pour parfaire son jeu avant le grand saut. Car il ne fait aucun doute que le Frano-Guinéen atterira outre Atlantique dès la saison prochaine. Reste maintenant à savoir où. Lui rêve “des Bulls de Derrick Rose”. Réalisable quand on sait la saison de Chicago, qui aura sans doute un choix de draft élevé. Reste au bonhomme à prouver sa valeur.

Théo Maledon : C’est clairement le joueur hype du moment. Agé de seulement 17 ans, Théo Maledon est le joueur français qui a le plus la cote actuellement. Sélectionné en équipe de France pour les derniers matchs qualificatifs à la coupe du Monde, il est devenu le 7ème plus jeune joueur de l’histoire du basket tricolore à porter le maillot national. Il est également le plus précoce, devant Tony Parker et Antoine Rigaudeau s’il vous plaît, à être choisis pour participer au All Star Game. Il progresse surtout à une vitesse incroyable, et avec une facilité déconcertante. La ressemblance avec Luka Doncic, toute proportion gardée, dans sa façon de se comporter avec des joueurs plus âgés est frappante. Doté d’une vision du jeu hors du commun, il s’affirme également en tant que scoreur, et prend de plus en plus d’initiative, comme en atteste sa progression : il avait réaliser la plus grande performance de sa jeune carrière en atteignant 18pts, en plus de ses 5asts et 3rbds lors d’un succès contre Levallois en fin d’année 2018. Il a remis ça contre le Mans en atteignant même la barre des 20pts. En 33 matchs disputés cette saison toutes compétitions confondues, il tourne à 7.2pts, 2.2rbds et 2.2asts en moins de 17min de temps de jeu en moyenne. Plutôt pas mal pour un adolescent, pas encore majeur ! Avec l’Euroleague qui arrive dès la saison prochaine du coté de l’Astroballe, le bonhomme a tout pour grandir à vitesse grand V. Eligible dès la saison prochaine à la draft, il est fort probable qu’il s’y présente. Même si certains lui conseillent de faire au moins 2 saisons dans la plus prestigieuse des compétitions européenne avant de prendre son envol. Mais après tout, s’il s’affirme autant en coupe d’Europe qu’il ne le fait actuellement en Jeep Elite, pourquoi attendre ? Car après tout, aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années.



Killian Hayes : Le Lonzo Ball du basket Français ! Alors âgé de 16ans, le jeune Killian, espoirs à Cholet, fait déjà partie des futurs stars françaises de la grosse balle orange. Alors à l’inter-saison, au moment venu de signer son premier contrat pro, le doute a subsisté. Rester à Cholet qui a joué les bas fonds du classement ? Partir s’aguérir ailleurs ? Tenter le pari de l’étranger ? Les suppositions ont été très nombreuses, de Turin à Belgrade en passant par Ludwigsburg. Il faut dire que le papa du garçon est dur en affaire. DeRon Hayes voulait le meilleur pour son fils, et c’est finalement en restant à Cholet qu’il l’a trouvé. Car une fois passé l’inter-saison, l’enfant prodige a enfin pu exprimer toute sa classe. Mais tout n’est pas simple. Déjà collectivement, où le CB se bat pour son maintien dans l’élite. Ensuite sur le plan individuel, où il a fallut que Killian trouve sa place dans un effectif qui manque cruellement de confiance et où les jeunes (lui mais aussi Ndoye et Govindy) ont un rôle très (trop?) important à jouer. De plus, une blessure en fin d’année 2018 a retardé sa progression, et les comparaisons avec Maledon, né la même année, et qui ne cesse de grandir, n’ont pas apporté que du bon à un joueur déjà quelque peu en manque de confiance. Mais le garçon a de la ressource et l’a prouvé. Avec 17pts marqués contre Bourg, il a battu son record et carrière et atténué certaines critiques. Et puis, il tourne tout de même à 6.6pts, 3asts de moyenne pour 19min de jeu seulement. Certes, son pourcentage au shoot (38% et 14% à 3pts) est insuffisant. Mais une fois qu’il aura travaillé sur son tir, il aura l’avenir devant lui. Et puis la pression, le gamin adore ça. Déjà incontournable dans les catégories de jeunes avec les bleus, Hayes n’a pas froid et yeux et aime prendre des responsabilités. Vainqueur de l’euro U16 en 2017, il avait terminé meilleur marqueur, passeur et rebondeur du camp tricolore ! Tellement marquant, que ESPN avait même décidé d’en faire sa une. Très bon également l’été suivant lors du championnat du monde U17 où les français ont buté en finale (16.1pts, 3.3asts), le natif de Lakeland en Floride a tapé dans l’oeil de beaucoup de monde. Les scoots NBA n’hésitent désormais plus à épier ses performances et il est fort probable que Killian Hayes soit drafté dès 2020. Reste à savoir en quelle position.

Abdoulaye Ndoye : Lui aussi joue au Cholet Basket, et lui aussi rêve en grand. Et tout haut. Abdoulaye Ndoye, arrière de 20 ans, sait qu’il a encore beaucoup à prouver, mais se veut optimiste et n’exclut pas de s’inscrire à la draft dès cette année. Eligible encore deux ans, le garçon est sûr de sa force, même s’il est conscient du travail qu’il lui reste à accomplir. Très épié par les scoots Américains, il n’en fait pas un fixette, lui qui a participé cet été au camp de Trévise à l’inter-saison. Il préfère se focaliser sur son jeu et fait confiance, lui aussi, à Bouna Ndiaye. Avec plus de 6pts par match, 2asts et 3.5rbds de moyenne, en à peine 25min, le français a de belles perspectives d’avenir. Mais il sait aussi qu’il doit franchir un palier. Très responsabilisé à Cholet, tout comme les deux autres espoirs Hayes et Govindy, il a le temps de s’épanouir, grâce à la confiance de son coach. Même s’il sera sans doute trop juste pour se présenter cette année, il est fort probable que, si Cholet se maintien et s’il continue dans cette direction, le voyage de l’autre coté de l’océan en 2020 sera assuré.

Digué Diawara : Lui espère être sur le sol Américain plus tôt. Dès 2019 si possible. Digué Diawara, formé à l’ASVEL évolue cette saison à Pau, qui réalise une saison exceptionnelle, solidement accroché sur la seconde marche du podium à seulement une victoire du leader Villeurbannais. Arrivé à l’intersaison après un passage mitigé à Hyères, ce poste 3 a parfaitement su intégrer la rotation de Laurent Vila et se fondre dans un collectif qui se sublime depuis le début de saison. Il réalise par ailleurs une belle saison, mais en veut encore plus. L’équipe de France ? C’est un objectif, lui qui a porté le maillot bleu dans le catégorie de jeunes, décrochant en outre deux médailles d’or aux championnats d’Europe 2014 et 2016 et une médaille de bronze lors de ces mêmes championnats, en 2017 avec les moins de 20ans. La NBA ? Plus qu’un objectif, c’est (presque) une obsession pour le natif de Saint-Denis. Il prend exemple d’ailleurs sur un ancien Palois, Elie Okobo, drafté l’été dernier et qui évolue cette saison aux Suns de Phoenix. Alors, même trajectoire pour Diawara?

Malcolm Calazon : La 3ème pépite de cette fabuleuse génération 2001 (avec Hayes et Maledon), championne d’Europe 2017 et vice championne du monde 2018. Espoirs à l’ASVEL depuis 2 saisons, le gaucher, pouvant évoluer en poste 2 ou 3, savait que ses chances de jouer en pro à Villerbanne dès cette saison seraient maigres. Il a donc décidé de partir, non loin de la banlieue lyonnaise, pour signer un contrat de 3 ans avec la JL Bourg cet été. Nul doute que le garçon ambitionne de ne pas aller au bout de son contrat. Car Calazon rêve lui aussi de NBA, comme ses potes. Pétri de talent, le meilleur marqueur français lors du mondial (16.4pts de moyenne et un coup d’éclat, 30pts contre la Turquie) espère être drafté dès son année d’éligibilité, c’est-à-dire en 2020. Vrai shooter, encore inconstant dans son jeu, Calazon est peut-être celui qui a le moins froid aux yeux. Assez fragile physiquement, il veut se renforcer athlétiquement afin de pouvoir se faire une place au sein de la meilleure ligue du monde. Malheureusement, sa progression a été freinée dès le début de saison. Lui qui a enchaîné après le mondial en Argentine ne s’est pas accordé de repis, sans doute une faute de jeunesse, et résultat, après seulement 3 matchs de Jeep Elite, le jeune homme s’est blessé, début octobre, et n’a repris la compétition que début janvier. Pas la meilleure chose, surtout qu’à cet âge, l’enchaînement des rencontres est primordial pour progresser. Mais son apport lors de la leader’s cup a été important pour la JL, battue seulement en finale par Strasbourg. Lui qui apporte un vent de fraicheur et d’insouciance avec la “second unit”. Reste maintenant à se canaliser et progresser physiquement. Car sans une condition physique optimale, la NBA pourrait s’éloigner pour ce joueur au fabuleux potentiel.

Ivan Février : Quoi de mieux que de côtoyer Boris Diaw lors de sa première saison professionnelle ? Déjà doté d’énormes qualités, Ivan Février, professionnel à Levallois depuis la saison dernière a en plus eu la chance d’évoluer sous les conseils de notre babac national, qui évolue au même poste que lui. On a connu pire comme apprentissage. Champion d’Europe 2016 avec la génération 1998, Février, surclassé d’un an, épate par son sens du basket. Lui qui a connu des problèmes cardiaques qui auraient pu mettre à mal sa carrière est finalement déjà bien heureux de pouvoir évoluer sur les parquets de Jeep Elite. Professionnel depuis la saison dernière, il n’a pourtant effectué que 15 rencontres avec l’équipe de Freddy Fauthoux, naviguant entre les espoirs, le centre Fédéral (la double licence AS le lui permettant) et donc le banc des pros. Mais depuis cette saison, il est un joueur à part entière de l’effectif. Malheureusement, l’apprentissage n’est pas simple… Très peu utilisé, il ne joue en moyenne qu’à peine 7min par rencontre. Pas idéal pour progresser.

Mais récemment, il grappille du temps de jeu et prend un petit peu plus d’importance au sein de la rotation des Franciliens. Il a joué plus de 10min sur les 3 derniers matchs, atteignant même 17min au Mans. Lors de la dernière journée, il s’est fait remarquer avec une prestation solide, 7pts et 5rbds en 14min face à Chalons-Reims. Petit à petit, il progresse. Lui qui était au départ reconnu pour ses qualités physiques et son énergie débordante (il était hyperactif plus jeune), est désormais apprécié pour sa technique balle en main. Février, qui a perdu son papa jeune, espère un jour évoluer en NBA, pour lui, mais aussi pour son père, qui le soutenait et venait l’encourager à chacun de ses matchs. Il rêve des Lakers, d’une draft en 2019. Même si cela semble compliqué pour cet été, Février a toutes les qualités pour, un jour, atteindre son but ultime.

Ntilikina, Doumbouya, Maledon, Hayes, Ndoye, Gobert, Batum, Fournier… L’avenir français s’annonce ravissant, entre un mélange de joueurs d’expérience et d’une jeunesse insouciante pétri de talent. On se donne rendez-vous en 2024 après avoir battu la team USA en finale des JO à Bercy ? 





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