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Berrichonne de Châteauroux : La méthode Cauet bat de l’aile

Face à l’urgence de la situation, Benoît Cauet a pris les rênes d’une Berrichonne au bord du gouffre au début d’année après le licenciement de Nicolas Usai. Quelques semaines plus tard, les joueurs de l’Indre se montrent toujours dans une situation presque chaotique, au bord d’une relégation en National. Une situation qui pourrait faire tâche, à quelques jours de la reprise du club par le Prince Saoudien Abdulah bin Mosaad.

Un rachat du club qui tarde…

C’est dans un communiqué pour le moins étonnant, que le club a récemment informé du report de plusieurs semaines de la reprise du club. Et même si ce contre-temps balayait l’idée d’une éventuelle fuite du Prince ou d’un retournement de situation malheureux, les interrogations que suscitaient ce post étaient tout à fait légitimes. Mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, la reprise semble imminente, pour de bon. La grande révolution est (enfin) en marche. Si l’on évoquait un rachat à hauteur de deux tiers des actions existantes, c’est finalement bien plus. Ce sont 80% des actions que ce dernier s’est offert (691 actions vendues sur les 853 existantes à 2.897€ chacune). Pour découler au final sur une augmentation significative de 2.001.827€ du capital, le déficit moyen chaque année du club. Une offre à hauteur initiale, prévue depuis les premières prises de contacts avec l’investisseur. La Berrichonne va par ailleurs devenir membre et propriété du groupe United Investments Compagny. Une fois cette transaction effectuée, le dossier de reprise devra passer par la case DNG. Le gendarme financier aura la tâche d’accepter ou non ce projet.

De nouveaux visages au sommet ?

Jan Van Winckel pourrait devenir le prochain directeur sportif de Châteauroux

On prend les mêmes et on recommence ? L’idée ne semble pas faire l’unanimité localement. Face à cette institution vieillissante, qui essuie les critiques depuis plusieurs saisons, les dirigeants semblent plus que jamais sur la sellette. Les supporters eux-mêmes sont les premiers à faire savoir leur intérêt pour commencer « le grand ménage » après plusieurs frondes.  Mais alors qui ? En place depuis sept ans, Thierry Schoen a de très minces chances de rester sur le trône. Mais ça, ce n’est pas une surprise. Comme déjà évoqué, c’est le bien connu Michel Denisot qui s’apprêterait à être nommé au plus haut poste, mais pas en solitaire ! Pour l’épauler, certaines sources évoquent Musaad bin Khalid, un autre prince. L’homme, auquel Abdulah bin Mosaad accorde une grande confiance, n’est pas à son premier coup d’essai. La preuve en est, puisqu’il est actuellement président de Sheffield United et directeur général de Beerschot, formations du groupe United. Côté sportif, le retour express de Jérôme Leroy, lors du mercato hivernal, n’a donné pour l’instant aucune suite. Aux commandes du sportif, c’est le Belge Jan Van Winckel (assistant de Marcelo Bielsa à Marseille lors de la saison 2014-2015) qui devrait atterrir dans le Berry. Dans tous les clubs fraichement rachetés par le Prince, c’est lui qui fut systématiquement chargé de manier les opérations sportives. Alors, pourquoi pas à la Berri ?

Côté sportif, ça urge !

Les Castelroussins s’avèrent impuissants depuis le début de saison

Ce sont des visages que l’on a trop souvent vus. Des mines dépitées, des regards dans le vide, pour un sentiment d’impuissance total. Et si l’on jette un coup d’œil dans les résultats on comprend rapidement pourquoi. On n’y trouvera pas l’ombre ou la moindre bribe de série de victoires. Des revers, encore et encore. Comme si la fin de cette spirale infernale n’allait jamais montrer le bout de son nez. Et l’arrivée de Benoît Cauet n’aura pas eu l’effet positif attendu…Pour l’instant. Après un succès écrasant contre Chambly (le seul) (4-0), le 2 février dernier, les joueurs de l’Indre retombaient rapidement dans leurs travers pour s’infliger une nouvelle série de désillusions. Les rencontres s’enchainent, et se ressemblent, parfois cruellement. Et mathématiquement, sans additionner les points nécessaires au classement, c’est mission impossible (18 pts, 20e). Pourtant, dans cette formation au potentiel reluisant, le jeu développé se montre bien supérieur qu’au début de saison. Avec les Grange, Malumba, Opéri et compagnie, les quatre renforts fraichement arrivés n’y sont pas pour rien. Ils auront sans aucun doute booster des secteurs à la peine et à bout de souffle. Mais quand tout va mal… A croire que tout s’acharne sur Châteauroux. Le gardien Polonais, récemment arrivé en prêt du Paris Saint-Germain, à l’expérience déjà admirable pour jeune âge, souffre d’une entorse qui le contraint de s’éloigner des terrains plusieurs semaines. Résultat des courses, c’est le 5e gardien, Plumain qui se voit propulser prématurément dans ce championnat impitoyable après les blessures de Fabri et Pillot. Alors ? Que peut-on espérer d’une situation aussi alarmante ? Si l’on se base sur les dernières saisons, la relégation fut bien souvent la seule issue, inévitable.

Mais il est bien connu qu’impossible n’est pas français, encore moins berrichon. Pour cela, les deux prochaines semaines s’annoncent cruciales. Nancy (28 pts, 15e) et Pau (21 pts, 19e) se présentent au menu, et sont marqués au fer rouge sur le calendrier de Benoit Cauet. Des concurrents directs au maintien, où le moindre faux pas y sera interdit. Deux semaines, qui dicteront l’avenir du club, pourtant promis à de beaux jours. Portés par un Malumba omniprésent, les Berrichons n’auront plus d’autres choix que de faire de leurs adversaires, des victimes. Cruelle Ligue 2…

Crédits photo : La Berrichonne / La Nouvelle République.

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