Cyclisme

Bilan 2020 : Bahreïn McLaren entre déception et réussite

Venue et revenue cette saison pour gagner de grandes victoires, la formation Bahreïn-McLaren a navigué entre relatives déceptions et belles victoires. Son leader, Mikel Landa montre parfaitement ce contraste avec son Tour de France qu’il a bouclé au pied du podium sans sembler être en position de jouer le podium à quelque moment que ce soit.

La course que l’on retiendra : les larmes de Mark Cavendish

Malheureusement c’est un moment qui a marqué tous les fans de cyclisme des années 2010. Pour nous, Mark Cavendish est une légende qui a semblé intouchable au temps de HTC, et invincible sous le maillot de Patrick Lefevère. Malheureusement, au soir des 3 jours de Brugge-De Panne, l’ambiance n’était pas à la fête pour le sprinter anglais. Lors de son interview d’après course, il fond en larme, c’était peut être sa dernière course. Symbole de la tristesse de cette saison, cette séquence nous aura marqué plus que toute autre. Heureusement pour nous, le Cav’ sera encore dans le peloton la saison prochaine.

Les tops : 

Mikel Landa : un tour sans surprise mais de qualité

Arrivé sur la Grande Boucle pour jouer le podium, le Basque n’a certes pas obtenu ce qu’il voulait, après avoir perdu 1’45” lors de la journée de bordures. Il a ensuite montré qu’il avait tout d’un grand leader. Toujours placé parmi les meilleurs à chaque col, il a rassuré sa direction. Elle sait désormais qu’elle pourra compter sur son leader pour se battre avec l’élite dès la saison prochaine.

Les classiques de Matej Mohoric 

Au pied du podium sur la doyenne et 10e de la Primavera qui s’est couru en août, le Slovène continue de tourner autour de la victoire dans les monuments du cyclisme. Toutefois, sur Liège, il a montré qu’il avait passé un palier. De bon puncheur il est désormais passé à la catégorie de potentiel vainqueur de Liège. Quand on voit ses qualités de sprinter et sa résistance à la douleur, nul doute que la prochaine saison de classiques pourrait bien couronner le jeune slovène comme un des rois de ces classiques.

Le Giro de Bilbao

Non, on ne parle pas ici d’un Tour de San Mames pour vous jouer le club basque mais bien du coureur qui a fini 5e du Tour d’Italie. Equipier d’exception pour Landa sur la Grande Boucle, l’Espagnol a pris le rôle de leader sur le Tour d’Italie. A l’instar de Landa, s’il ne s’y jamais montré comme un potentiel vainqueur, il a été une valeur sûre de la compétition. Toujours placé et ne craquant jamais, le coureur espagnol a signé sur ce Giro la plus belle course de sa carrière.

Les flops 

La saison de Teuns

Dauphin de Julian Alaphilippe sur la Flèche Wallonne, Dylan Teuns est passé à coté de sa reprise post (premier) confinement. Complètement transparent sur les Ardennaises, le Wallon a tout de même signé un beau Tour des Flandres qu’il a terminé à la 10e place.

Les sprints ratés de Sonny Colbrelli

Excellent pour propulser Landa vers les sommet du classements général, le sprinter italien est passé à côté des sprints massifs sur la Grande Boucle. Avec une seule victoire sur la Route d’Occitanie son bilan est clairement insuffisant, de même son absence sur les grandes classiques qu’il affectionne laissera un goût amer pour le coureur italien.

Du côté des transferts

L’intersaison verra le départ du Cav’ qui terminera sa carrière à la Quickstep. Ivan Garcia Cortina, le fils spirituel de Flecha est lui partant pour Movistar ou il sera le leader sur les classiques pavées qu’il aime de tout son cœur.

Jack Haig et Gino Mäder sont eux les deux recrues principale de la formation bahreïnite. Vainqueur d’étape sur Baby Giro, Jonathan Milan sera également membre de l’équipe en 2021.

La saison 2021 de la formation bahreïnite sera donc placée sous le signe de la continuité et de l’ambition !

photo en une : eurosport
Écrire un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

Remonter au début
Vous n'avez pas la permission de vous inscrire
sit fringilla ultricies ipsum et, porta. elit.