Bilan de l’équipe Sunweb : Au punch et Dumoulin !



WeSportFR continue de vous proposer ses bilans équipe par équipe de la saison cycliste. Aujourd’hui, on s’attaque à l’équipe Sunweb de Tom Dumoulin. Auteur d’une saison avec peu de victoires au compteur, mais avec tout de même de grand résultats, le néerlandais a porté son équipe. Il n’était pas le seul. Bilan.

Débuts difficiles

Une seule victoire lors des trois premiers mois de la saison 2018. Heureusement que Phil Bauhaus a été cherché une belle étape sur le Tour d’Abou Dabi. Car, il faut le dire cette équipe Sunweb est très dépendante de ses deux leaders que sont Micheal Matthews et Tom Dumoulin. Orpheline de Warren Barguil depuis 2017. L’équipe allemande n’a plus grand monde capable de prendre des victoires sur le World Tour. Simon Geschke n’est plus tout jeune et il deviens plus difficile pour lui de tenter des grosses échappées. Wilko Kelderman n’est pas un gagneur mais plutôt un coureur qui joue placé. Voilà qu’on se cherche des munitions chez Sunweb.

Première réaction au printemps

C’est Micheal Matthews qui va vraiment lancer la saison de la Sunweb. Dans le coup à Milan-San Remo, il échoue au 7ème rang. C’est en Romandie que l’Australien va décrocher sa première victoire lors du prologue d’ouverture du Tour de Romandie. Arrive alors le Giro, l’un des principaux objectifs de Tom Dumoulin avec le Tour et les mondiaux (chrono et en ligne). Et le Néerlandais ne va pas perdre de temps. Il remporte le contre-la-montre d’ouverture en Israel. Discret ensuite dans le reste de la première semaine. Il assistera au début du show Simon Yates, pour autant il ne décolle jamais du podium au cours de cette première semaine. Lors de la neuvième étape au Campo Imperatore, il perdra une place et une vingtaine de secondes encore sur Simon Yates. Mais lors de l’étape du lendemain, il profitera de la défaillance d’Esteban Chaves pour reprendre sa place de dauphin. Il finira d’ailleurs juste derrière Yates lors de la 11ème étape, continuant a encaisser quelques petites secondes par ci par là. Malmené par Froome et Yates, il perd de nouveau une trentaine de secondes dans le Zoncolan. Il arrive toutefois à maintenir sa deuxième place mais se retrouve pour la première fois à plus de la minute de son concurrent leader. Le lendemain, Yates inarrêtable remet 50 secondes à tout le monde et porte son avance à plus de deux minutes. Dumoulin reste toujours et inlassablement second. 3ème lors du chrono de la 16ème étape, il repasse sous la minute derrière Yates. Mieux, encore il revient sous les trente secondes lors de la 18ème étape. Mais il subira l’assaut de Froome à Bardonnèche, il reste deuxième derrière un leader différent, comme si il était scotché à cette place. Finalement il terminera à cette fameuse deuxième place à 46 secondes de Froome vainqueur. Frustrant mais si régulier.


Le Sun -(Web) était de sorti tout l’été

Encore un échec pour Dumoulin, similaire au Giro. Une nouvelle deuxième place avec une victoire aussi sur le chrono lors de la vingtième étape. Capable de s’imposer oui, mais sa régularité le trahit face aux formes plus sinusoïdales de ses adversaires plus souvent au-dessus qu’en dessous la ligne régulière du néerlandais. La folie ne viendra donc pas de Dumoulin, mais de Matthews. Elle commence au BinckBank Tour où l’Australien s’impose lors de la dernière étape et fini second derrière Mohoric. Son objectif suivant : les classiques canadiennes. Entre temps, Wilko Kelderman s’incruste sur le top 10 de la Vuelta, un bon résultat face à l’adversité venue préparer les Mondiaux d’Innsbruck. Matthews arrive au Canada et rafle tout. Il fait le doublé sur les deux classiques francophones de Québec et Montréal. La dernière grande victoire de la saison ? Presque. La dernière est sur Paris-Tours avec l’exceptionnel numéro de Soren Kragh Andersen dans une course qui fût l’une des plus belle courses classées Europe Tour.

Bilan plutôt correct voir bon pour la Sunweb, certes moins rempli de victoires qu’à l’accoutumée mais les places d’honneur font bonne impression par rapport à une qualité d’effectif qui ne peut presque pas envisager mieux. Bravo aux Allemands et le rendez-vous est donné pour 2019. Qui sait, Tom Dumoulin grimpera peut-être de nouveau sur la plus haute des marches en Grand Tour.



A propos de l'auteur

Le sport est la seule et unique chose qui me procure autant d'émotion que l'amour, sûrement parce que je suis amoureux du sport. Parfois il me le rend bien.

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