Bilan NBA 18/19 : Indiana n’a pas passé la seconde

0
Ligue 1

Les Pacers avaient créé la sensation l’année dernière, en allant même jusqu’à pousser LeBron dans ses retranchements en playoffs. Pour ne pas vivre la même surprise cette année, les autres équipes les ont attendu au tournant. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les joueurs d’Indianapolis ont tenu leur rang. En saison régulière, tout du moins. Retour sur une saison 2018/2019 particulièrement intense du côté de l’Indiana.

La Draft

Pour les Pacers, la draft aura été plutôt anecdotique. Avec les picks 23 et 50, le Front Office (FO) n’avait pas beaucoup d’espoir de briller. Anecdotique, oui, car ils ont choisi de drafter Aaron Holiday en 23è position. Ce jeune meneur, tout droit sorti d’UCLA, n’est autre que le petit frère de Jrue Holiday (Pelicans) et de Justin Holiday (Bulls). Avec une moyenne de 5,9 points par match, on ne peut pas dire que sa participation a pesée dans la balance. Il a profité surtout de la grave blessure du Franchise Player d’Indiana, à savoir Victor Oladipo (voir plus bas).

En 50è position, les Pacers ont choisi de drafter Alize Johnson. Il aura fait quasiment toute sa saison avec les Mad Ants de Fort Wayne.

La Saison

Il y aura eu deux saisons dans le Midwest. Une première partie, plutôt flamboyante. Oladipo un peu en retrait sur ses lignes de stats ? Aucun problème, Turner et Sabonis prennent la relève. Des difficultés dans la raquette ? Nate McMillan compense avec un collectif huilé, maitrisé. Preuve ultime de ce collectif par les chiffres : huit joueurs à plus de dix points de moyenne sur la saison. Mais un 24 janvier a tout fait basculer.

Ls Pacers trouvaient un bon rythme de croisière, avec un bilan de 31 victoires pour 15 défaites. Installés sur le podium à l’Est, on leur prédisait un bel avenir. Mais lors d’un match face à Toronto, futurs champions, Oladipo est resté au sol. L’ensemble de la Bankers Life Fieldhouse s’est tu. Comme suspendus aux moindres mouvements du MIP 2018. Mais il ne s’est pas relevé, et s’est tenu immédiatement la jambe. Il le savait déjà, sa saison été terminée. Verdict : rupture du tendon du quadriceps. La suite pour Indiana est bien moins rose donc. Ils finissent la saison au ralenti (17-19 après la blessure) et échouent à une cinquième place à l’Est, avec le même nombre de victoires (48) que la saison précédente.

La suite, on la connait que trop bien : 4 matchs face aux Celtics, 4 défaites. 4 matchs accrochés, certes, mais beaucoup trop de trous d’air offensifs comme défensifs. Surtout, l’absence de leur meneur titulaire s’est beaucoup faite ressentir. Les Pacers ne passent donc pas cette année encore le deuxième tour de playoffs.

Le MVP de la rédac

Avec l’absence d’Oladipo pour le reste de la saison, il fallait quelqu’un qui porte son équipe, au moins jusqu’aux playoffs. Et Myles Turner, drafté par l’équipe en 2015, matchait parfaitement. Véritable pilier de l’équipe, il a été intraitable défensivement. Si le scoring n’est pas forcément sa spécialité, il aura apporté du spacing, et de la présence dans la raquette. Avec 13,3 points, 7,2 rebonds et 1,6 assist par match, cela ne se ressent pas forcément sur ses lignes. Et pourtant, le numéro 33 d’Indiana a carrément été cité à plusieurs reprises dans la course au DPOY. De quoi impressioner son monde !

Mention spéciale également à Domantas Sabonis ! L’un des tous meilleurs hommes du banc des Pacers continue de progresser au sein de la Ligue. Avec une ligne de stats ultra-propre (14,1 – 9,3 – 2,9) en moins de 25 minutes de moyenne par match, il a assuré en sortie de banc. Si Lou Williams n’existait pas, il aurait pu être un candidat sérieux au titre de 6th Man.

La saucisse de la rédac

Comme énoncé plus haut, le collectif a bien compensé la perte de Victor Oladipo. Aucun joueur n’aura été totalement en deçà des espérances en début de saison. La merguez de cette saison restera donc bien la blessure de leur Franchise Player.

L’impact sportif de cette blessure, autant que l’impact psychologique, ont douché les espoirs entretenus lors de la première partie de saison. Avec une ligne de statistiques somme toute acceptable (18,8 – 5,6 – 5,2), il était tellement clutch dans les moments importants. Manque de chance pour Indiana donc, qui se concentre déjà sur les saisons à venir. Avec deux contrats longue durée sur Oladipo et Turner, c’est bien parti pour durer.

L’avis de la rédac

Avec un nombre de victoires identique à celui de l’année d’avant (48), on ne peut pas dire que c’est une mauvaise année. En revanche, on peut espérer en voir plus l’année prochaine, de la même lignée que ce que nous ont proposé les hommes de McMillan avant la blessure de leur meneur. Ils ont réussi à poser des problèmes à toutes les grosses écuries de la NBA, Ouest et Est confondus. Surtout, avec l’ajout de Malcom Brogdon et Jeremy Lamb, il risque d’y avoir du spectacle dans la Bankers Life Fieldhouse. En tout cas, c’est tout ce que l’on peut souhaiter aux fans des Pacers.

Sport en directMercato Football

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here