Bilans NBA 2019-2020 : New Orleans Pelicans, une jeunesse trop courte

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New Orleans Pelicans
(Crédits : USA Today SPORTS)
Ligue 1

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle, après avoir déjà effectué celui des huit franchises absentes. Aujourd’hui focus sur les New Orleans Pelicans, une franchise remplie de talent mais trop juste cette année.

De la fougue et de la jeunesse

With the first pick…

Pour parler de cette saison des Pelicans, il faut remonter assez loin, au 14 Mai 2019 pour être précis. Ce jour là, la NBA tient sa Lottery pour déterminer qui obtiendra le premier choix de la Draft parmi les équipes non-qualifiées en playoffs, et la Nouvelle Orléans va recevoir un double coup de pouce de la part du destin. Avec seulement 6 % de chance d’obtenir le Graal, la franchise décroche tout de même le gros lot, s’assurant déjà la venue en Louisiane du phénomène Zion Williamson. Au cours de cette même soirée, les Lakers de Los Angeles récupèrent le 4e choix, qui atterrira finalement dans le giron des Pelicans.

Oui, car outre la sélection de Zion Williamson via la Draft, l’autre évènement de l’intersaison dans le Bayou fut le départ d’Anthony Davis. Après sept saisons avec la franchise qui l’a drafté, The Unibrow est allé voir ailleurs, mais New Orleans a récupéré un joli package : Lonzo Ball, Josh Hart, Brandon Ingram et trois premiers tours de draft, dont le fameux 4e choix de la draft 2019*. De quoi bien préparer l’avenir de la franchise.

Outre ces ajouts, les Pelicans se sont également appuyés sur la Free Agency pour recruter des vétérans capables d’apporter de l’expérience à un groupe jeune. Ainsi, JJ Redick est venu renforcer les lignes arrières, tandis que Utah a lâché Derrick Favors dans un échange pour permettre à New Orleans de densifier sa raquette. À noter également l’arrivée de l’italien Niccolò Melli en provenance du Fenerbahçe, ainsi que les départs d’Elfrid Payton et Julius Randle vers New York.

*Après un échange le soir de la Draft, New Orleans convertit ce choix en Jaxson Hayes et Nickell Alexander-Walker.

Un démarrage poussif

Considérés comme un potentiel trouble-fête à l’Ouest pour cette saison, les Pelicans n’arrivent pas à se mettre dans le rythme dès le début. Le manque d’automatismes et le jeunesse de ce collectif se font sentir, et la franchise démarre plus que poussivement en perdant huit de ses dix premiers matchs. Sans Zion Williamson, qui ne fera ses débuts en NBA que plusieurs mois plus tard, New Orleans patine et un semblant d’espoir (trois victoires consécutives mi-Novembre) précède une très longue série noire, ou la franchise perdra treize rencontres de suite.

Si la franchise affiche un terne bilan de (6-2) mi-Décembre, elle peut néanmoins déjà s’appuyer sur un Brandon Ingram qui se révèle dans sa nouvelle équipe. Excellent scoreur, il porte, avec Jrue Holiday, sa franchise sur ses épaules et se met en évidence comme un potentiel candidat au All-Star Game si les résultats de sa franchise s’améliorent. Heureusement pour lui, c’est exactement ce qui va se passer.

2020, année de la mise en route

La passage à la nouvelle année va faire du bien aux Pelicans. Déjà vainqueurs de leur quatre derniers matchs en 2019, la franchise du Bayou lance enfin sa saison au mois de Janvier. La franchise du Bayou gagne plus de matchs qu’elle n’en perd, et va même connaître un heureux évènement le soir du 22 Janvier. Après des mois à repousser ses débuts, Zion Williamson débarque enfin sur les parquets NBA lors d’une rencontre face aux Spurs. Si San Antonio s’imposera, le Smoothie King Center a enfin pu voir son prodige à l’œuvre.

Au moment du All-Star Break, New Orleans s’est remis en marche et n’est qu’à cinq victoires de la huitième place, synonyme de qualification en playoffs. Après que Brandon Ingram se soit invité au match des étoiles pour la première fois de sa jeune carrière, les Pelicans purent continuer à améliorer leur bilan. Avec cinq victoires et quatre défaites entre le break et le début du Hiatus, New Orleans se classait dixième à l’Ouest avec quatre victoires de retard sur Memphis, huitième de la Conférence.

Une bulle concentrée de jeunesse

Grâce à son bilan et à des espoirs de playoffs toujours présents, les Pelicans furent invités à rejoindre la bulle, avec l’espoir de décrocher une qualification pour la postseason dès la première année de cette nouvelle ère. Malheureusement pour la franchise, tout ne se passera pas comme prévu. Rapidement, les Pelicans perdent des matchs et se retrouvent distancés dans la course au play-in par un concurrent direct, les Blazers de Portland, à qui tout souri. New Orleans s’inclinera également contre d’autres rivaux comme San Antonio et Sacramento, disant définitivement adieu à ses espoirs de qualification.

La franchise repartira avec deux victoires en huit matchs dans la bulle, une bulle qui aura définitivement coûté sa place au coach Alvin Gentry, licencié dès la fin de l’exercice 2019/2020.

Le MVP de la Rédac’ : Brandon Ingram

Si l’on attendait énormément de Zion Williamson cette saison, c’est bien Brandon Ingram qui s’est imposé comme le leader de cette équipe cette saison. Arrivé en Louisiane dans l’échange ayant envoyé Anthony Davis chez les Lakers, il a rapidement montré pourquoi les Lakers l’avaient choisi en 2e position de la Draft 2016. Pur scoreur, il a livré sa meilleure saison en carrière, décrochant même une sélection au All Star Game et le trophée de Most Improved Player. Après une saison d’intégration, il devra désormais trouver des automatismes avec le prodige de Duke pour ramener New Orleans en playoffs.

La Saucisse de la Rédac’ : Zion Williamson

On l’attendait comme le messie dans le Bayou, mais on n’aura finalement vu très peu de choses de Zion Williamson. Blessé une bonne partie de la saison (seulement 24 matchs disputés), il a montré des flashs de son énorme potentiel mais devra maintenant confirmer sur une saison entière. À moins que son corps ne l’empêche de s’exprimer pleinement…

Le +/-

Le + : Le potentiel de l’équipe

Le – : La santé de Zion Williamson

Et la saison prochaine ?

Les besoins à combler

À l’orée de cet intersaison, New Orleans devra être stratégique, ayant la moitié de son effectif qui se retrouve agent-libre. Assurément, la priorité de l’automne s’appellera Brandon Ingram. Free agent protégé, il s’est imposé comme le leader de l’équipe en l’absence de Zion Williamson et a enfin exploité son potentiel, décrochant ainsi une sélection au All-Star Game. Avec un peu de cap space, les Pelicans seront à même de lui offrir un contrat conséquent pour verrouiller son avenir en Louisiane.

Parmi les autres joueurs libres de l’effectif, Derrick Favors pourrait être une priorité. Intéressant dans la raquette, il apporterait son expérience à un groupe jeune et notamment à Jaxson Hayes, appelé à devenir le pivot titulaire de l’équipe. Reste néanmoins à se mettre d’accord sur un contrat, lui qui touchait tout de même plus de 17 M de $ l’an dernier.

Par ailleurs, la franchise pourrait prioriser le poste d’arrière où JJ Redick est un peu esseulé, et devra aller chercher des vétérans via la Free Agency. Le groupe est jeune, et il serait donc intelligent de prioriser des joueurs d’expérience pour l’aider à se développer. Enfin, il sera primordial de bien choisir le remplaçant d’Alvin Gentry sur le banc, car l’élu sera responsable du développement d’un des effectifs les plus prometteurs de la ligue.

L’avis de la Rédac’

Sur le papier, New Orleans est armé pour le futur. Si la franchise prolonge Brandon Ingram, son association avec un Zion Williamson en bonne santé pourrait faire très mal dans les années à venir. Une des clés sera de bien entourer ces deux joueurs avec des hommes d’expérience, tout en permettant à d’autres jeunes comme Jaxson Hayes de continuer à se développer. Le futur semble radieux, mais encore faut-il que tout le monde reste en bonne santé et que le nouveau coach ne fasse pas n’importe quoi avec le talent qu’il aura à disposition.

Dans Jacques le fataliste et son maître, Denis Diderot écrivait ceci : “Sais-tu qui sont les mauvais pères ? Ce sont ceux qui ont oublié les fautes de leur jeunesse”. Aux Pelicans de se souvenir de cela dans le futur pour continuer de progresser et viser plus haut dans les prochaines années.

Les Pelicans ont commis des erreurs de jeunesse, mais il ne faudra pas les reproduire. Ce collectif est prometteur et pourrait s’imposer comme un concurrent sérieux dans les prochaines années s’il est bien développé. Patience et santé de Zion Williamson devraient être les deux clés de la réussite après une saison plutôt encourageante.

À suivre : Le Bilan des Sacramento Kings

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