Billet d’humeur : le cas Melo-dramatique.

Alors oui, je sais, on a déjà parlé du Thunder, des attentes déçues, de cette série honteuse de playoffs, de cet été qui s’annonce décisif pour l’histoire de la franchise de l’Oklahoma. Tant d’attentes au début de la saison pour une chute aussi dure, ça donne à parler. Néanmoins, il m’était compliqué de ne pas réagir à cette saison, en tant que fan de cette franchise aux deux visages. Et je vais attaquer le mal à sa racine. Melo, mon pote, tu vas passer à la casserole.

La base du problème.

Les problèmes sont nombreux à OKC, je le sais. Billy Donovan et son coaching dont on se passerait bien, un banc qui tient à peine la comparaison avec celui du club de Junior du coin de la rue, la blessure de notre meilleur défenseur sur l’homme au milieu de la saison (tu nous manques Andre), tout ça n’aide pas. Sans compter le départ du (2nd) meilleur joueur de notre histoire à l’été 2016 qui nous pèse encore (ne comptez pas sur moi pour donner son nom), et un Paul George tantôt monstrueux, tantôt invisible. La saison dernière fut compliquée mais excusable du fait de l’absence de véritables All-Star aux côtés de Russell Westbrook, cette saison aurait dû être dominante avec l’arrivée de PG13 et de Carmelo Anthony. Seulement voilà, il semblerait qu’en partant de New York, Melo n’ait pas laissé son habituelle malédiction dans le vestiaire des Knicks. Il l’a prise avec lui, l’a portée toute l’année, nous l’a imposée et continue de nous rire au nez. Je vais m’expliquer un peu, de peur de me mettre à dos les fans de Melo (sans rire, vous allez bien ?)

Qui es-tu, Carmelo Anthony ? 

Oui, Melo est un attaquant d’exception. Je ne suis pas assez fou pour le nier, sa carrière est pleine de coups de chauds et d’actions témoignant de son bagage et talent offensif. De Denver à New York, et même quelques fois à OKC, Melo nous a montré sa technique, notamment en one-one, où peu d’attaquants lui tiennent la comparaison. Cependant, Melo est aussi un défenseur médiocre, et c’est un bel euphémisme. C’est aussi un joueur fier. “Et alors ?” me direz-vous. Et vous avez raison, des joueurs fiers en NBA, ce n’est pas ce qui manque, et c’est un fan de Westbrook qui vous le dit. Sauf que quand cette fierté vous fait passer avant le collectif et l’équipe, on appelle ça de la fierté mal placée. En début de saison, Môssieur Melo faisait le malin à une question d’un journaliste lui demandant s’il envisageait de sortir du banc pour mener la 2nde Unit : “Qui, moi ?” répond-il avant de s’esclaffer. Ahah. 

Trop fier, trop mauvais.

Ce qui s’ensuivit ? Sa pire moyenne statistique en terme de points (16,2 points), pourcentage au tir (40%FG), et passes (1,3 assists) notamment. Hilarant, en effet. Alors certes, son rôle était d’être un catch’n’shooteur (littéralement, attraper le ballon et shooter), mais ça n’empêche pas de faire croquer de temps en temps. Ai-je précisé qu’il a aussi baissé sa production de rebonds ? Vraiment, est-il bête de penser qu’il aurait fait une meilleur saison en tant 6ème homme, pour mener le jeu du banc et apporter une petite vingtaine de points ? Et comme si ça ne suffisait pas, ce cher Melo a l’occasion d’activer sa Player Option, lui permettant de rester une saison de plus garantie au Thunder pour la modique somme de … 28 millions. Ça commence à faire cher le joueur de seconde zone là. Il pourrait au moins faire des efforts en défense, non ? Et si encore il était efficace en playoffs, je pourrais envisager de le pardonner. Sauf qu’OKC n’a jamais mieux joué que lorsqu’il était sur le banc (voire l’énorme come-back dans le Game 5 du Thunder), et qu’il n’a mis que 12 petits points de moyenne sur la série ! Pour comparaison, Dwayne Wade, arrière mythique du Miami Heat et de la même Draft 2003, a accepté de jouer sur le banc, et a ainsi pu contribuer à une victoire en playoffs de son équipe grâce à une pointe à 28 points. 

Qu’attendre de la prochaine saison ? 

  • Le scénario le plus probable (et le pire) ? Un Melo qui utilise son option pour rester en ailier fort (ou ailier si PG part bien), mettre 18 points par match maximum à 40% au tir, avoir autant d’impact qu’un plot en défense, refuser d’aller sur le banc, et une sortie au 1er tour fin avril 2019. Ça donne envie hein ?
  • Le scénario rêvé ? Melo s’engage pour une somme raisonnable avec le Thunder pour laisser du salary cap à Presti afin d’entourer convenablement Westbrook en cas de départ de Paul George. Il accepte d’intégrer le banc, est élu 6ème Homme de la saison 2018-2019, et permet au Thunder de se qualifier en finale de conférence grâce à un shoot clutch au buzzer. Bon, on est sur de l’utopie, mais l’espoir fait vivre, et tout fan du Thunder a besoin d’espoir en ce moment.

Carmelo Anthony n’est évidemment pas l’unique problème du Thunder, mais il a une grande part de responsabilité, partagée avec Billy Donovan notamment. Melo, sois cool avec nous, aide le Thunder et Russell à atteindre les hauteurs de l’Ouest, ne nous plombe pas pendant des années comme tu as pu le faire avec les Knicks. Je vous laisse là-dessus, souhaitons un bon été à Melo et gardez l’oeil sur celui du Thunder, ça risque d’être intéressant. 

A propos de l'auteur

Étudiant en école de commerce, fan du Thunder et de la Roma

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