Boca Juniors et River Plate dos à dos en finale aller de la Copa Libertadores

Le temps s’est suspendu 90 minutes hier soir à Buenos Aires. Boca Juniors et River Plate, deux des clubs les plus mythiques du football, se sont affrontés dans une Bombonera gonflée à bloc. Mais plus que la suprématie locale, c’est la Copa Libertadores, l’équivalent de la Ligue des Champions en Amérique du Sud, qui était en jeu lors de ce nouveau Superclasico. Au terme de cette finale aller, les deux rivaux se sont finalement quittés sans se départager.



Une première mi-temps embrasée…

La pelouse a été conductrice d’une électricité qui parcourait les travées de la Bombonera en début de rencontre. Si le jeu n’est pas flamboyant techniquement, on assiste, en revanche, à des premières minutes intenses dans les duels, inhérentes à une rencontre à la symbolique aussi forte. La première opportunité survient à la sixième minute, lorsque Rossi, le gardien de Boca, détourne un coup-franc de Martinez qui prenait la direction de la lucarne. Sur le corner qui suit, River Plate manque de peu d’ouvrir le score sur une tête de Martinez Quarta qui flirte avec le montant. Rossi s’illustre à nouveau dix minutes plus tard en détournant une tête de Borre. Les visiteurs prennent d’assaut la surface de réparation en multipliant les centres mais ne trouvent pas la faille. Du côté des bleus et jaunes, on peine à répondre aux rivaux avec un manque de vitesse et de précision dans les transmissions après la récupération du ballon.

La rencontre s’enlise peu à peu dans un faux rythme et perd en intensité jusqu’à l’ouverture du score de Boca Juniors sur leur première occasion à la 34ème minute. A l’issue d’une très belle action collective, Abila hérite du ballon sur le côté gauche de la surface de réparation avant de se mettre sur son pied droit et d’armer une frappe repoussée par Armani. Mais le portier de River Plate ne parvient pas à véritablement éloigner le ballon qui traîne aux abords de son but ; Abila frappe une seconde fois dans un angle fermé et bat Armani qui couvre mal son premier poteau. La Bombonera tremble, mais un froid vient très vite estomper la clameur des supporters de Boca. Dès l’engagement, quelques secondes suffisent à River Plate pour lancer Lucas Pratto en direction du but. L’attaquant argentin entre dans la surface de réparation et trompe Rossi d’une frappe à ras de terre parfaitement croisée.

River Plate revient à égalité dans une finale de Copa Libertadores qui s’emballe en l’espace d’une petite minute de jeu. Le ballon file d’une surface de réparation à l’autre et les deux équipes se projettent très vite vers l’avant. Rossi maintient à nouveau les siens à flots à la 40ème minute de jeu en s’interposant sur une demi-volée de Martinez. Une poignée de secondes plus tard, le gardien de Boca voit le ballon filer à quelques centimètres de son poteau droit sur un face-à-face avec Borre. River Plate ne parvient pas à concrétiser sa domination et le paye à nouveau très cher. Dans le temps additionnel, Benedetto, entré en jeu après la blessure de Pavon, reprend de la tête un très bon coup-franc de Villa Cano et fait entrer la Bombonera en fusion juste avant que Monsieur Vargas ne renvoie les vingt-deux acteurs aux vestiaires. Les joueurs de River peuvent s’en vouloir de ne pas avoir su transformer leurs diverses opportunités face à leurs rivaux qui ont fait preuve d’un grand réalisme, bien épaulés par un Rossi des grands jours.


… avant une seconde période moins énergique

Malheureusement pour les aficionados de football, le retour sur la pelouse est synonyme d’une baisse notable de rythme. La finale de la Copa Libertadores ne se poursuit pas sur l’allure instaurée à la fin de la première période. Trop d’imprécisions dans les passes empêchent les deux équipes d’apporter le danger dans le camp de l’adversaire. A la 58ème minute, le défenseur de River Plate Casco fait passer un frisson dans le stade en décochant une frappe lointaine du pied gauche qui rase la barre transversale de Rossi. Malgré le peu d’occasions, les visiteurs étouffent Boca Juniors dans cette seconde période en monopolisant le ballon et trouvent finalement la brèche trois minutes plus tard. Martinez est à la baguette et adresse un coup-franc au point de pénalty qui est dévié par le défenseur Izquierdoz dans ses propres filets. River Plate décroche une égalisation méritée dans une deuxième mi-temps assez fermée mais tout de même dominée par La Banda Roja. Boca Juniors tente de réagir par le biais de l’enfant du club, Carlos Tevez, entré en jeu à la 73ème minute. Cinq minutes plus tard, l’Apache arme une frappe en dehors de la surface de réparation qui se dérobe à quelques centimètres du cadre. En toute fin de match, Tevez sert Benedetto totalement seul face aux cages qui manque de faire chavirer la Bombonera en butant sur Armani.

Le suspense reste donc entier après le premier acte de cette finale de Copa Libertadores. Le match retour, le 24 novembre au Monumental, promet 90 minutes de folie au terme desquelles sera dévoilée l’identité de l’équipe sacrée reine d’Amérique du Sud.



A propos de l'auteur

Plus à l'aise stylo en main que balle au pied. Etudiant en journalisme mais avant tout fan inconditionnel de football.

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