ça buzz pour les Hornets

Dépouillés à l’inter-saison avec les départs de Kemba Walker, Jeremy Lamb, Frank Kaminsky ou encore Tony Parker, les Hornets de Michael Jordan s’attendaient à vivre une saison plus que compliquée. A dire vrai, beaucoup d’observateurs les plaçaient même comme pire équipe de la ligue. Et pour le moment, les jeunes frelons font déjouer les pronostics. Certes, seulement 7 rencontres ont été disputées. Mais de belles satisfactions sont à souligner. 

Terry Rozier veut s’affirmer

C’est la seule arrivée majeur de l’inter-saison. Lui, le back-up de Kyrie dans le Massachussetts voulait avoir un rôle de leader. Il a été servi, les Hornets ne faisant pas l’effort de prolonger Kemba Walker, seul joueur qui tenait la franchise à bout de bras depuis des années. Son contrat assez onéreux pour ne pas dire faramineux (58 millions sur 3 ans) a fait couler beaucoup d’encre. Mais le garçon est sûr de son talent, et démontre de belles choses depuis la reprise. 16.9pts, 5.6asts et 4.1rbds de moyenne, plutôt pas mal. Bien que son adresse soit en berne (41% dont 35% derrière l’arc), il est une base solide du roster des Hornets. Et puis, avec Borrego aux manettes, nul doute que l’ancien des Cardinals de Louisville va encore trouver des axes d’amélioration.

Boston Globe

Miles Bridges, Devonte’ Graham, Dwayne Bacon, l’apprentissage accéléré 

3 rotations de la saison dernière, 3 maillons essentiels au bon fonctionnement de Charlotte cette saison. Aucun n’a été drafté par les Hornets et pourtant, leur seule expérience au sein de la grande ligue provient du Spectrum Center. Bacon a été drafté par les Pelicans en 2017 mais a directement été envoyé aux Hornets, où il a alterné entre équipe première et G-League. Tout comme la saison passée d’ailleurs. Il a néamoins pu se monter, notamment en fin de saison où les frelons étaient tout proche d’effectuer une remontada et se qualifier pour les playoffs. Avec une semaine à 19pts et 4.5rbds de moyenne au moment où Charlotte a enchaîné 4 succès, puis en alignant 11 titularisations sur les 11 derniers matchs de la saison. Il est cette année titulaire aux cotés de Terry Rozier et réalise pour le moment de belles choses. 11pts et 4rbds de moyenne avec de belles perfs contre Chicago en ouverture (22pts, 5rbds, 3asts), au Staples Center face aux Lakers (15pts, 6rbds) malgré la défaite et enfin lors du succès à San Francisco face aux Warriors (25pts, 6rbds). Etrangement, c’est lorsqu’il passe la barre des 30min de temps de jeu qu’il réalise ces stats. Comme quoi, plus le garçon joue, et plus il est décisif !

Dans la catégorie décisif, deux autres joueurs également présents l’an dernier sont à mettre en avant. Bridges et Graham ont eux été récupérés dans différents trades estivaux la saison dernière, et bien en a pris aux Hornets puisqu’ils sont désormais indispensables. Désormais titulaire indiscutable, lui que l’on retrouvait plus dans les highlights que dans les joueurs de la semaine en 2018-2019, Bridges s’est imposé comme une valeur sûre, pour les Hornets. Passé à travers à Golden State, il n’a autrement pas réalisé de contre performance, dépassant même déjà à 4 reprises la barre des 17pts, ce qui ne lui était arrivé que 5 fois en 80 matchs la saison passée ! Avec 13.3pts à presque 50% au shoot et 4.7rbds, il se révèle de jour en jour. Tout comme Devonte’ Graham, tout simplement le meilleur scoreur de la franchise, tout cela en sortie de banc ! Avec 17.pts, 6.7asts et 3.9rbds, il s’affirme même comme un joueur ultra-complet. Son dernier match contre Indiana (35pts, 4rbds, 6asts, 3stls) est tout bonnement admirable. Il est forcément encore trop tôt pour tirer d’hâtives conclusions, mais Graham fait clairement partie des bonnes surprises de ce début de saison.

Getty Images

PJ Washington, la bonne pioche 

Zion, Herro, Morant, Barrett… Et si PJ Washington entrait dans la course au ROY? Sensationnel depuis la reprise, il porte lui aussi une bonne partie de la franchise sur ses épaules. Avec 15.1pts et 6.1rbds, il réalise en tout cas une entame remarquable. Avec plus de 57% de réussite au shoot et 46% longue distance, il est également très adroit. A l’instar de Miles Bridges, son jeu tout en pénétration fait des ravages. Avec l’adresse à 3pts en plus, cela pourrait rapidement devenir une vraie menace pour ses adversaires. A confirmer, mais c’est une mention très bien pour ce début de saison.

On peut également mettre en avant le très bon début de Cody Zeller (12.8pts, 10.5rbds), l’apport de Biyombo ou encore du vétéran Marvin Williams en sortie de banc.. tout un tas de satisfactions en somme. James Borrego a de quoi travailler, le mélange d’expérience et d’insouciance fait pour l’instant le bonheur des fidèles du Spectrum Center. 

 

A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard.

Poster un commentaire

ante. id, eget Aliquam sit Lorem consectetur risus.