Ce que le cyclisme doit changer !

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Ligue 1

En cette deuxième journée de repos sur le Tour de France, qui il faut le dire nous déçoit beaucoup, nous allons vous présentez nos suggestions de ce que le cyclisme doit changer pour devenir de nouveau attractif.

Une équité à revoir

Vous avez du le constatez encore une fois, sur ce Tour de France 2018, certaines équipes dominent le peloton, une en particulier : la Sky. Non pas que nous voulons plus de leurs exploits, accusations ou non de dopage, nous devons prendre la Sky comme elle est. Apprécions la ou pas, mais il est évident que cette équipe fait mal au cyclisme et ce n’est pas forcément de leur faute. La Sky est une équipe construite pour dominer, pour gagner. La première raison à cela ? Les moyens financiers. 37 Millions d’euros de budget en 2017. A titre de comparaison, l’équipe Fortunéo-Samsic possède un budget de 3,5 Millions d’euros. Qui dit moyens financiers dit possibilité de s’offrir la crème des coureurs.

La première suggestion que nous faisons, c’est l’instauration d’un Salary Cap (limite salariale) par l’UCI afin de retrouver une compétitivité entre les équipes, et qui sait un spectacle plus attractif. Ainsi, on éviterait les “Super équipes” qui neutralisent la course en faisant rouler leurs coureurs pour éviter toute tentative d’attaque adverse. Il faut aussi penser à créer une marge plus grande entre les places d’honneur. Trop de coureurs courent pour des places d’honneur, ce qui la encore détériore le spectacle et la course.


Une transparence encore plus nette

Et ici nous ne parlons pas que des coureurs. Le monde du cyclisme doit être plus transparent. Et par transparent, le dopage n’est pas le seul point à régler. Bien sûr ce dernier est l’un des problèmes majeurs de ce sport. Avec l’affaire Froome, les frissons de dopage sont revenus à la hausse. Produits interdits ou non ? Doses minimales pour être considérés comme dopés ? Pour le grand public, il est difficile de comprendre. Surtout lorsqu’on nous explique qu’on trouve un taux anormal d’une substance mais qu’on décide de ne pas suspendre la personne concernée, et nous ne visons pas forcément que le cas Froome.

Les instances internationales doivent mettre au point des mesures des plus transparentes sur les utilisations des produits y compris à des fins médicales. Un coureur malade est il en état de courir ? Ne devrait-il pas prendre son traitement avec des doses non autorisées en course, et revenir lorsque son corps est remis et sans taux anormal d’un médicament ?

Dans les mesures de transparence, les commissaires doivent eux aussi répondre de leurs actes. Dernier acte en cause : Vincenzo Nibali chute lors de la montée de l’Alpe d’Huez en s’accrochant à une lanière d’appareil photo. Rappelez vous, 2 ans plus tôt, Froome est à pied dans le Ventoux après une chute due à une moto. La différence ? Froome est reclassé à l’arrivée, pas Nibali. Ici encore, les commissaires et instances doivent fournir une règle qui s’applique de façon stricte en englobant tous les incidents extérieurs à la course.


Régler la sécurité des coureurs

Nous sommes en 2018, les moyens humains, technologiques que nous avons à notre disposition doivent nous permettre de sécuriser les courses cyclistes. Par plusieurs fois sur ce Tour, des individus viennent perturber la course à coups de fumigènes ou encore en venant bousculer les coureurs. Dans les étapes de montagne il est essentiel de faire passer les motos suiveuses devant les coureurs. Elles permettent d’ouvrir la route, bien sûr il faut que ces motos se trouve à une distance suffisante des coureurs pour éviter la chute dans le Ventoux en 2016. Le dispositif de sécurité policier doit lui aussi être renforcé. Les brigades motos doivent s’organiser. Par exemple en passant avant les coureurs, 5 à 10 minutes pour localiser les points chauds. Les gendarmes pourraient alors se déployer de façon à éviter un drame même si nous sommes conscients de la difficulté de gérer la sécurité d’un évènement populaire et qui doit le rester ! Pour la fin du Tour, les fumigènes ont été interdits via arrêtés préfectoraux, un bon début dans cette lutte face aux dangers pour les coureurs.

Continuons à aimer ce si beau sport qu’est le cyclisme tout en essayant de le faire évoluer avec son temps. Il reste l’un des sports les plus populaires au monde, et nous devons préserver cet amour du vélo.

Crédit photo : franceinfo

Romain Gitton





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