Ce qu’on retiendra de la Vuelta 2018

Après trois semaines de course, le dernier grand tour de la saison 2018 s’est achevé le week-end dernier dans les rues de Madrid. La rédaction de WeSportFR vous résume la 73ème édition d’une Vuelta 2018 qu’elle a aimée !

Par Thomas Gauthier

Classement Général : Carton plein pour les Britanniques

Après les victoires de Froome et Thomas sur les deux premiers grand tours, Simon Yates vient parachever un triplé historique pour le Royaume-Uni. Avec ces trois victoires, ils rejoignent ainsi la France de 1964 et l’Espagne de 2008.

Après avoir éclaboussé le Giro de son talent et de sa classe, l’heure était à la confirmation. Malgré trois victoires sur la première quinzaine, il avait perdu sa tunique rose et le top 10 en troisième semaine, dans une étape déjà mythique aux Finestre.

Attendu et détenteur d’un statut nouveau, Yates a confirmé toute ses aptitudes entrevues sur le Giro durant cette Vuelta 2018. Avec un début moins tranchant cette fois-ci, il a rapidement démontré qu’il était le plus fort. Il n’a jamais était longtemps inquiété par ses opposants malgré de faible écarts au classement général. Le plus fort en montagne, solide sur l’épreuve chronométrée, une équipe toujours présente, un grand tour maitrisé de A à Z. Une victoire définitivement à la sauce Britannique.

Sprinteur : Viviani au sommet

Un petit mois après sa médaille de bronze sur l’omnium aux Jeux Européens, Viviani débarque sur la Vuelta 2018 avec la pancarte de meilleur sprinteur. Entouré d’une équipe rodée sur cet exercice, le champion d’Italie aura démontré qu’il était bel et bien le meilleur sprinteur en 2018. Après quatre victoires d’étapes sur son tour national, il n’a laissé que des miettes à ses concurrents, quatre sprints disputés, trois victoires, Campione !

Une Vuelta 2018 pour les Baroudeurs

Cette année encore la Vuelta a offert un beau terrain de jeu aux baroudeurs avec 9 étapes à leur compteur sur 19 étapes en lignes.

Sur ces neuf victoires, nous retiendrons les deux victoires de Ben King qui a écœuré ses adversaires, mais également la première victoire professionnelle du jeune Oscar Rodriguez. Pour son premier grand tour, il offre à la formation basque son premier succès en grand tour.

Pour Alexandre Geniez et Alessandro De Marchi, l’histoire d’amour avec la Vuelta continue, tous deux vainqueurs de leurs troisièmes victoires sur cette épreuve. De son coté De Gendt nous a une nouvelle fois montré une régularité et une force impressionnante sur ces trois semaines, récompensé par un maillot de meilleur grimpeur mérité.

 Les équipes : Un grand cru pour les formations françaises

Aucune équipe n’est réellement sortie du lot sur cette Vuelta 2018. Nous retiendrons les performances de la Michelton et de Quick-Step autour de leurs leaders. De leur côté, les formations françaises ont été à la fête ! Deux victoires d’étapes pour AG2R avec Gallopin et Geniez, une victoire pour la Cofidis avec Bouhanni et deux pour la FDJ par l’intermédiaire de Pinot. Vient s’ajouter à ces victoires les 4 jours en rouge de Rudy Molard et les deux de Jésus Herrada. De son côté Luis Angel Maté a tenu de nombreuses étapes le maillot à pois avant de le céder sans avoir pu le défendre, affecté par une maladie.

On a aimé

– La course au podium nous a tenu en haleine jusqu’au dernier week-end avec de nombreux rebondissements grâce à une course de mouvement agréable.

– La revanche de Nacer Bouhanni, après une saison en demi-teinte et de fausses accusations par des médias espagnols. Le boxeur les a renvoyés dans les cordes avec une superbe victoire.

– Les jeunes aux pouvoirs, le podium de cette édition est le plus jeune sur un grand tour depuis 1965, ils apportent un nouveau vent de fraicheur bienvenu.

– L’orgueil du champion Pinot, qui, après avoir essuyé des déceptions cette saison et dans le début de la Vuelta, a su se remobiliser et accrocher deux très belles victoires et une sixième place au classement général.

 On n’a pas aimé

 – Une course au classement général amputé de nombreuses têtes d’affiches pas au niveau : Quintana, Aru, Nibali, …

– Comme chaque année de trop nombreux coureurs ont pour objectif de se préparer pour les championnats du monde et ne montrent que trop peu d’intérêt pour la course, dommage pour le spectacle.

– Le tracé de la Vuelta en recherche permanente de nouvelle bosse au pourcentage écœurant, ce qui ne vas pas dans le sens de la course.

L’étape qui aura fait le plus d’écart ne présentait aucun pourcentage extrême, juste un enchainement de bosse logique et réfléchit, on en redemande.

A propos de l'auteur

Fan de foot mais aussi de Serie A, je prends autant de plaisir à voir jouer Gilles Simon qu'à attendre une arrivée au sprint entre les Alpes et les Pyrénées. Talking Heads et Panetonne.

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