C’était à ne pas manquer…et vous l’avez sûrement raté (épisode 1).

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(L-R) Siem de Jong of PSV, Jens Toornstra of Feyenoord, Tonny Vilhena of Feyenoord, referee Bas Nijhuis, Jan-Arie van der Heijden of Feyenoordduring the Dutch Eredivisie match between Feyenoord Rotterdam and PSV Eindhoven at the Kuip on February 26, 2017 in Rotterdam, The Netherlands
Ligue 1

Nouvelle rubrique sur Sport Inside. Chaque semaine, nos fous du ballon vous proposeront un zoom sur un match qui compte dans un championnat qui ne compte pas…chez les autres ! Parce que chez nous, personne ne reste à l’écart bien longtemps !

 

Cette semaine, petit détour du côté des Pays-Bas, pour un choc qui sentait bon la poudre, entre le Feyenoord Rotterdam, leader incontestable mais contesté d’Eredivisie, et le PSV Eindhoven, champion en titre et actuel troisième. Un classique électrique du championnat néerlandais qui n’était à rater sous aucun prétexte…

 

Une vague. Puis l’explosion.

On ne joue que depuis neuf petites minutes à De Kuip, lorsque suite à une action de classe avec Elijero Elia, le surpuissant Terence Kongolo arrive en pleine vitesse sur le côté gauche de la surface de réparation du PSV. Si beaucoup auraient hésité, l’international Orange sait très exactement quelle est la suite de l’opération. Profitant astucieusement de l’appel de Jorgensen, le défenseur central reconverti latéral gauche avec succès depuis l’arrivée de Giovanni van Bronckhorst sert astucieusement un Jens Toornstra arrivant lancé au point de pénalty. La fin de l’histoire ? Une ouverture du pied, et un missile parti vitesse grand V percuter la lucarne de Zoet. Après un début de match asphyxiant d’intensité, qui aurait pu voir l’intenable Jorgensen ouvrir le score dès l’entame à la réception d’un bijou de coup franc de Steven Berghuis, le leader est là où on l’attendait, à savoir devant au tableau d’affichage.

 

Et ce n’est que justice. En effet, les Rouges et Blancs ont démarré pied au plancher, prenant un PSV KO debout à la gorge grâce à un pressing à la perte ultra-sauvage et profitant lors des transitions défense/attaque des boulevards laissés dans leurs dos par les très offensifs Jetro Willems et Santiago Arias, grâce aux dédoublements incessants des paires latérales Kongolo/Elia et Karsdorp/Berghuis, absolument hystériques tout au long du match.

L’intensité des locaux empêchent toute construction réellement préparée du côté des joueurs d’Eindhoven, laissant un Philipp Cocu inhabituellement sombre et apathique dans sa zone technique. Paradoxalement, cette première mi-temps en forme de feu d’artifice des deux côtés, autant technique que dans l’agressivité, très plaisante à voir, n’est émaillée que de peu de grosses occasions, à l’exception de cette violente frappe de Trindade de Vilhena qui passe au dessus du but de Zoet. Seul fait notable, la sortie de Marco Van Ginkel, une énième fois de retour au pays (rerererereprêté par Chelsea), touché à la cheville sur un dur contact avec Karim El Ahmadi, et remplacé par le phénomène Steven Berwijn. L’arbitre renvoie les 22 acteurs aux vestiaires, on va pouvoir souffler. Ouf.

 

Étrangement, la deuxième mi-temps repart sur des bases un peu moins explosives, ce qui permet aux Boeren, grâce notamment à son trident du milieu Guardado/Berwijn/Propper, d’aérer le jeu et de trouver dans de meilleures conditions les offensifs du jour, et notamment Ramselaar et Pereiro qui peuvent enfin faire étalage de leurs qualités, sans pour autant porter un véritable danger sur les buts de Jones. D’autant plus qu’enfin, le Feyenoord reprend le fil du match, et se montre enfin dangereux. Sur un corner encore une fois frappé par Berghuis, absolument remarquable de qualité sur coups de pieds arrêtés, l’immense Botteghin reprend de la tête. Zoet est battu, mais c’est sauvé sur la ligne par le Frenchie Isimat-Mirin.

Puis coup dur. Sur un nouveau contact engagé à la limite de l’acceptable, l’excellent Elia se blesse et sort, entraînant un moment de flottement côté Rotterdam, aussi bien provoqué par la fureur des 47000 âmes entassées dans De Kuip que par l’entrée un peu floue du grand espoir Bilal Basacikoglu. Il n’en fallait pas plus pour le PSV, qui allait faire taire la furia dans les tribunes, grâce à un mouvement magique à trois, initié par Arias, prolongé grâce à une talonnade géniale de Davy Pröpper, puis conclue par Gaston Pereiro d’un amour d’enroulé pied gauche à l’entrée des 18m, terminant sa gracieuse courbe dans le petit filet de Jones (63e). Philipp Cocu et son staff peuvent exulter, le PSV is back.

 

Dès lors, tout s’emballe, et ce match change encore de dimension. Les occasions s’enchaînent des deux côtés, ça sent le soufre, et la cohérence tactique est depuis bien longtemps partie en vacances. La première mèche est allumée par le Feyenoord. Sur un 3 contre 3, Berghuis bien servi par Jorgensen élimine avec réussite Arias puis croise sa frappe, repoussée par le poteau (69e). La réponse du PSV fuse ; sur un dégagement mal maîtrisé par la charnière centrale des locaux, c’est au tour de Bergwijn de se retrouver seul face à Jones, qui ne doit son salut qu’à l’exceptionnelle intervention de Karsdorp, monstrueux hier (78e) mais qui se blessera sur l’action, laissant sa place à Bart Nieuwkoop.

Puis encore une fois, c’est au Feyenoord de faire trembler Eindhoven, puisque sur un contre, la frappe de Basacikoglu, contrée au dernier moment par Isimat Mirin, est sauvée du bout des doigts par Zoet (81e).

Puis la délivrance. Sur le corner qui suit, Van der Heijden reprend le ballon de la tête suite à un cafouillage, que Zoet prolongera de manière abracadabrantesque dans ses propres buts, nécessitant néanmoins l’intervention de la Goal Line afin que Monsieur Nijhuis valide le but (82e). L’entrée de Locadia n’y changera rien, le score ne bougera plus, et après un match effarant d’intensité, l’enseignement est implacable : la couronne changera bien de tête, et se posera sauf catastrophe industrielle sur la tête de Giovanni van Bronkhorst et de ses hommes, récompensant un club qui attend cela depuis 18 ans maintenant.

 

Feyenoord Rotterdam 2-1 PSV Eindhoven, De Kuip (47 500 spectateurs)

 

Buteurs : Toornstra (9e), Zoet OG (82e) pour Feyenoord, Pereiro (63e) pour le PSV

L’homme du match : Terence KONGOLO (FEYENOORD)

 

Highlights : https://www.youtube.com/watch?v=PQSQFxYvTpA

 

Maxence DURAND.

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