Championnats de France (tennis de table) : Yuan s’offre le triplé !

C’était la troisième et dernière journée de ces championnats de France de tennis de table au Mans. On jouait les demi-finales et les finales des tableaux de simples dames et messieurs. Chez ces dames, c’est sans surprise Yuan Jia nan qui s’est adjugé un troisième titre consécutif dans l’épreuve, le cinquième de sa carrière. Retour sur cette ultime journée de compétition.

Des demi-finales renversantes

La première demi-finale du jour opposait Pauline Chasselin (tête de série n°5), pensionnaire de Metz, à Yuan Jia nan (tête de série n°1), joueuse de Poitiers et double tenante du titre.

C’est la mieux classé des deux joueuses qui démarre pied au plancher la partie. Yuan Jian nan impose presque tranquillement son rythme lors du premier set. Elle n’est pas gênée par ce que propose son adversaire, et empoche cette première manche sur le score de 11-3.

Après la minute de repos, Chasselin revient avec l’intention d’être plus agressive et de mettre plus d’intensité., ce qui fonctionne puisqu’elle mène rapidement 4-1. Elle joue plus juste. Le plan semble être de bloquer Yuan dans le revers avant de l’écarter dans le plein coup droit. Mais le service latéral « ambulance » (mi-court, mi-long) de Yuan dans le revers de Chasselin fait des dégâts. Plus solide, Yuan s’octroie la deuxième manche. Dans la troisième manche, la joueuse de Metz mène une nouvelle fois 6-2, avant de craquer sur le fil. La Messine connaît cependant un regain de forme dans le quatrième set, qu’elle remporte 11-8. Yuan ne semble pas à son meilleur niveau depuis le début de la compétition.

Malheureusement pour elle, malgré le gain de la cinquième manche, Pauline Chasselin est dominée par une adversaire poitevine hyper agressive. Malgré une belle résistance, elle n’aura pas réussi à produire un niveau de jeu constant suffisant pour déstabiliser la grande favorite du tournoi. Elle s’incline finalement 4 sets à 2, et pourra avoir des regrets, elle qui a mené dans les deuxième et troisième sets avant de les perdre.

La deuxième demi-finale dames entre Marie Migot (tds n°13) et Prithika Pavade (tds n°14) ne laissera en revanche pas de place au suspens. Bien que les scores des cinq sets soient serrés, Migot ne sera jamais vraiment inquiétée, et s’offre une Pavade surement un peu émoussée de son fabuleux week-end (4-1). Elle signe là un retour fracassant au premier plan. Elle affrontera donc Yuan Jia nan pour le titre. C’est une affiche logique au regard des performances des deux joueuses lors de ce week-end de compétition.


Une valeureuse Migot battue par la favorite

C’est une finale qui va opposer deux filles qui se connaissent bien, puisqu’elles sont toutes deux licenciées au club de Poitiers (bien que Migot évolue principalement à l’étranger). Le début de finale est à l’avantage de Marie Migot, qui entame mieux cette rencontre en prenant le premier set face à une Yuan Jia nan commettant de grosses fautes en coup droit. Lors du deuxième set, la tête de série n°1 prend rapidement les devants, et commet moins de fautes pour l’emporter (11-8). A peine revenue à hauteur, Yuan serre le jeu et enclenche le “god mode” pour disposer là encore, assez facilement cette fois-ci, de son adversaire dans la troisième manche (11-4). Elle mène deux sets à un. La troisième manche est plus accrochée jusqu’à ce que Marie Migot prenne son temps mort, à 6-7. Au retour de la minute de pause, Yuan use de toute son expérience pour faire la différence, notamment avec son coup droit. 11-6, la leader de l’équipe de Poitiers en Pro A n’est plus qu’à un set du titre. Dans la cinquième manche, la plus âgée des deux joueuses se détache rapidement, et ne sera plus rejointe. Yuan Jia nan peut exulter, elle décroche son 3ème titre consécutif en simple aux championnats de France, le 5ème de sa carrière.

Marie Migot, elle, s’incline, mais elle peut sortir la tête (très) haute. Avec des victoires face à Grundisch, Zarif ou Pavade, sa compétition aura été exemplaire.

Grégoire ALLAIN (@GregoireAln)

A propos de l'auteur

Surnommé l'électron libre. Fan de Rafa, et heureusement car ce n'est ni l'OL ni le Stade Français qui satisfont mon capital victoires chaque week-ends. Bon sinon, je réussis quand même à être objectif dans mes articles, sauf quand il s'agit d'écrire sur pourquoi le PSG peut-il un jour gagner la Ligue des Champions.

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