Les Saracens sacrés en 2019 en Champions Cup

Champions Cup : Au départ ils sont 20, à la fin il n’en restera qu’un !

Ce week-end, c’est le retour de la Champions Cup, la compétition qui rassemble les meilleurs clubs européens. Trois fois sacrés lors des 4 dernières éditions, les Saracens auront bien du mal à conserver leur titre. Beaucoup d’équipes peuvent envisager d’aller loin. Alors qui mettra un terme à la domination des Saries ? Décryptage.

 

Les Saracens, priorité absolue au championnat

Les Saracens sont surement le meilleur club des cinq dernières années. Mais les champions d’Europe en titre ont récemment été sanctionnés pour avoir dépasser le “salray cap”. Et cette décision pourrait avoir de lourdes conséquences pour le club mais aussi sur le rugby des prochaines années. Les Saries ont en effet écopé d’une lourde amende mais surtout d’un retrait de 35 points au classement du championnat anglais. Ils se retrouvent donc derniers, très loin du premier non relégable. Pour éviter la descente en deuxième division, les joueurs de Nigel Wray devront donner toutes leurs forces dans le championnat. Il est donc difficile de les imaginer jouer à fond la Champions Cup pour défendre leur titre. En cas de descente, beaucoup de cadres du XV de la rose partiront, compliquant ainsi la reconquête du trône européen dans les prochaines années.

 

Les Français, éternels seconds

C’est peut-être parce que Raymond Poulidor était français et qu’il a transmis sa malédiction aux rugbymen. La France est le pays européen le plus représenté en finale, mais le bilan montre qu’il y a eu plus de défaites que de victoires. Sur 22 clubs ayant disputé une finale, on compte 8 victoires (4 de Toulouse, 3 de Toulon et 1 de Brive) et 14 défaites. Un chiffre qu’il faut tout de même nuancé puisque 5 finales opposaient deux clubs de l’Hexagone. Parmi les clubs finalistes mais jamais champion, on retrouve l’ASM, le Stade Français et le Biarritz Olympique, tous les trois défaits à deux reprises. Les hommes de Franck Azéma, qui retrouvent la Champions Cup cette saison, espèrent donc vaincre cette malédiction, en l’absence de leur bête noire toulonnaise.

 

Le retour en force des Irlandais

Tout le monde connaît la puissance et la domination physique qu’impose le XV du Trèfle à ses adversaires. Mais cela est bien une philosophie de jeu et les clubs irlandais évoluent dans le même registre. Absents des finales entre 2013 et 2017, le Leinster et le Munster, les deux mastodontes du rugby irlandais, semblent revenir sur le devant de la scène. Le premier, qui n’est autre que le club le plus titré dans cette compétition (4 fois), a joué les deux dernières finales. En 2017, ils ont même retrouvé la victoire en battant le Racing 92. Le Munster aussi a l’ambition de redevenir le meilleur club d’Europe. En ce sens, selon les informations de Rugbyrama, le club serait en passe de faire signer deux champions du monde sud-africains : Damian De Allende et RG Snyman. Il faudra donc bien compter sur eux pour la victoire finale.

 

Anglais, Gallois et Ecossais ne veulent pas se fier à l’historique

Lorsque l’on regarde l’historique des finales depuis 1996, on ne voit aucune trace de club écossais. Un seul représentant gallois est présent, le Cardiff RFC. Mais cela ne date pas d’hier puisque les Gallois avaient disputé la première finale et s’étaient inclinés 18 à 21 face au Stade Toulousain. Côté anglais, le bilan est tout de même un peu plus positif. Mais les titres obtenus et les finales disputées l’ont été par seulement quelques clubs différents : les Saracens, évidement, Northampton et Leicester. D’autres clubs anglais aimeraient donc s’inviter à la fête. Le seul club gallois, les Ospreys et l’écossais, Glasgow, espèrent aussi jouer les épouvantails de leur poules. Mais la tâche s’annonce bien compliquée.

 

Après ce tour d’horizon des prétendants, difficile d’en détacher 1 ou 2 pour la victoire finale. La compétition reste assez ouverte et les prétendants au titre sont nombreux. Attendons donc un peu pour désigner un véritable favori à la succession des Saracens.

 

Crédit de l’image en Une : Rugbyrama

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