Classiques canadiennes : bilan d’un week-end de courses

Les passionnés de vélos auront été comblés ! Après avoir vibré grâce aux performances de Thibaut Pinot sur la Vuelta et de Julian Alaphilippe sur le Tour de Grande-Bretagne, ce week-end se tenaient pour la 9ème fois, les Grands Prix de Québec et de Montréal. Retour sur ces deux jours de courses.

Vendredi 7 septembre, Grand Prix Québec

La première course n’aura pas échappé à l’habituel sprint en côte qu’offre ce Grand Prix. Bien aidé par un parcours peu propice aux attaques de grande envergure, le peloton, emmené par les équipes des favoris,, n’aura cessé d’augmenter le rythme pour reprendre dans un premier temps, l’échappée matinale, puis pour empêcher toute nouvelle tentative. Au bout de la traditionnelle, et interminable, ligne droite de ce grand prix, on retrouve Michael Mathews triomphant avec un vélo d’avance sur les belges Van Avermaet et Stuyven.

Dimanche 9 septembre, Grand Prix Montréal

A l’heure où les Français avaient les yeux rivés sur le Stade de France pour retrouver, le temps d’une soirée, l’ivresse du mois de juillet dernier, à quelques 5 500 km de là, les meilleurs puncheurs s’affrontaient sur les rampes de l’avenue du Parc, non loin du centre de Montréal. Et, bis repetita, la victoire finale reviendra aux favoris malgré une course plus animée que sa jumelle. Pour cette classique, le scénario d’une échappée reprise dans les derniers kilomètres s’est rapidement profilé. Le peloton a laissé filer un groupe de 4 courageux fuyards. Derrière, les équipes des principaux leaders ont imprimé un tempo suffisant et se sont assurés de jouer la victoire. L’homme en forme de cette fin de saison, le Slovène Matej Mohoric, qui, après s’être mis en évidence grâce à ses dispositions en descente, et avoir réussi à s’échapper, a été repris dans le dernier tour par le peloton vigilant. Un dernier virage à 360 degrés et l’emballage final était lancé. Une nouvelle fois, Michael Matthews fut le plus rapide malgré la belle résistance de Sonny Colbrelli, Greg Van Avermaet, quant à lui, a dû se contenter d’une nouvelle place d’honneur.

Que retenir de ces « Canadiennes » ?

Apparue en 2010 dans le calendrier World Tour, ces classiques se sont, petit à petit, fait une place, et ce malgré l’abondance de courses à cette période. La qualité des coureurs engagés témoigne de l’importance accordée par les équipes à ces courses. Le palmarès, lui non plus, n’a rien à envier à des classiques plus anciennes ! En effet, Michael Mathews succède au champion du monde Peter Sagan sur le GP du Québec, en s’imposant devant le champion Olympique, quel héritage !

Pour ce qui est des performances individuelles il faudra évidemment retenir l’incroyable doublé de l’Australien (il est le deuxième cycliste à réaliser cette performance après son compatriote Simon Gerrans en 2011). Il a eu à cœur de prouver à son sélectionneur, qui ne l’a pas retenu pour le prochain championnat du monde, qu’il avait fait erreur

.De son côté Greg Van Avermaet continue de montrer une régularité incroyable sur ces classiques, il en est désormais à sept podiums pour une victoire.

Et les Français ?

Petite déception coté tricolore. Sans sa tête d’affiche Allaphillipe sur ce type de parcours, les Bleus ont accroché d’honorables 7ème et 10ème place grâce à Arthur Vichot et Anthony Roux lors du premier round. Ils n’ont malheureusement pas trouvé l’ouverture dans les rues de Montréal.

A noter également du côté des révélations, les belles performances de Timo Roosen, le jeune Hollandais de la formation Lotto Jumbo, en lui souhaitant de suivre les pas de son coéquipier et compatriote Robert Gesink qui a lui aussi tourné autour avant de s’imposer sur ces deux courses.

A propos de l'auteur

Fan de foot mais aussi de Serie A, je prends autant de plaisir à voir jouer Gilles Simon qu'à attendre une arrivée au sprint entre les Alpes et les Pyrénées. Talking Heads et Panetonne.

Poster un commentaire

ut dapibus suscipit risus in amet, ut venenatis commodo leo Nullam commodo