Conférence Est : Les Favoris



Alors que le début de saison approche à grand pas, zoom sur les favoris, les outsiders et les tankers qui composeront la ligue dès le 17 octobre. On repasse dans le lourd dès à présent, avec les favoris à l’Est. Et avec le départ de LeBron en Californie, la place est libre pour aller titiller les sommets désormais. 

Celtics

Cette année pas de doute, ce sont bien eux qui auront les faveurs des pronostics. Déjà envoutant la saison dernière, avec l’explosion de la paire Jaylen Brown- Jason Tatum, et la confirmation des Horford, Morris, Baynes, Boston a atteint la finale de la conférence Est, n’étant éliminé que par les Cavs de LeBron biensûr. Sauf que là, la donne sera différente. Gordon Hayward, 5min de jeu au compteur la saison dernière, sera à 100% dès le début de la saison. Kyrie Irving hauteur d’une saison en dent de scie suite à de nombreux pépins physique, à lui aussi récupéré totalement. Même si Uncle Drew était le leader d’attaque, le poste de meneur ne fut pas le plus défaillant lors du précédent opus. Terry Rozier s’est lui aussi révélé au fil de la saison, montant en température notamment sur la fin de saison régulière, et pendant les playoffs. Mais y a-t-il eu un poste défaillant en 2017/2018 du coté du TD Center? Nullement. Il a malheureusement fallut qu’un grand LeBron passe par là pour éliminer les hommes de Brad Stevens en 7 matchs. Mais cette fois, le King n’est plus là, et Boston a conservé son effectif dans les grandes largeur. Mieux, avec Hayward et un Irving présent toute la saison, on peut dire qu’il s’est renforcé. Car là, le roster à de la gueule. Un 5 Irving-Brown-Hayward-Morris-Horford avec des Tatum, Rozier, Smart ou encore Baynes en sortie de banc. Qui peut se vanter d’avoir un effectif aussi complet à l’Est? Personne, à part peut-être les Sixers (nous y reviendrons plus tard). Mais Boston à l’avantage d’avoir bien plus d’expérience. Deuxième de la conférence Est la saison dernière derrière les Raptors, les Celt’s viseront cette fois la première place, et rien d’autre. Car clairement, ne pas aller en finale NBA serait un échec. Et une régression du même coup. Et alors que Kyrie Irving sera free agent à l’été 2019, les hommes en vert ont tout intérêt à aller le plus loin possible et prouver qu’une “dynastie” pourrait se créer du coté du Massachusetts, afin de garder l’ancien Cavalier.

Sixers

Les concurrents les plus sérieux des Celtics, ce sont bien eux. Surprenants l’année dernière, les Sixers ont donné l’impression d’avoir franchi un cap. Joël Embiid est enfin le joueur dominant auquel il était prédestiné, Ben Simmons n’aura eu besoin que d’une saison pour prouver l’étendue de son talent, JJ Redick confirme qu’il est bien un redoutable sniper alors que Saric et Covington se sont mit au niveau de leur coéquipiers. Le banc fut en revanche la grande déception. Richaun Holmes et Timothé Luwawu-Cabarrot apportaient mais n’avait pas l’influence des titulaires, alors que Jerryd Bayless et Amir Johnson n’étaient eux, tout simplement pas au niveau. Heureusement, la période des trades est arrivée comme un sauveur. Marco Bellineli et Ersan Ilyasova sont arrivés et comme par magie, les Sixers ont accéléré la cadence, terminant même avec 15 victoires consécutives pour aller chercher la 3ème place à l’Est. Eliminés par des Celtics décimés, la deception fut malgré tout grande. L’été était prometteur. Mais il ne fut finalement pas à la hauteur des espérances. Alors que l’on parlait de LeBron voir de Kawhi, il n’en a rien été. Néanmoins, l’effectif n’a pas perdu en qualité. Le 5 majeur est toujours présent. De plus, Wilson Chandler et Mike Muscala sont arrivé pour apporter de la richesse (en nombre) sur les ailes, tout comme Jonah Bolden à l’intérieur. Et puis les Sixers ont également récupéré Zhaire Smith de la draft, lors d’un échange avec Mikal Bridges, drafté lui par Philly. Un échange qui a beaucoup fait parlé, Bridges étant un enfant du pays, et souhaitant évoluer chez les Sixers. Malgré tout, la franchise de Pennsylvanie récupère l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de cette cuvée 2018. Il viendra jouer les rotations de JJ Redick.  Surtout la vraie recrue pourrait se nommer Markelle Fultz. Blessé durant presque l’intégralité de la saison, il n’a absolument pas pesé sur les résultats de son équipe. Alors forcément, on attend mieux d’un numéro 1 de draft. On attend surtout qu’il joue. Revenu en fin de saison dernière, il devrait être à 100% pour débuter cette opus 2018/2019. Et prétend même à une place de titulaire, Ben Simmons retrouvant un poste qui serait le sien. Mais l’Australien dispose d’une telle panoplie qu’il peut jouer à peu près partout. C’est d’ailleurs ce qui a fait la force des Sixers la saison passée. Au sein d’une conférence Ouest diminuée, Philadelphie devrait réaliser une saison au moins aussi bonne que la précédente. Son effectif s’est renforcé. Son seul “soucis” récurrent, c’est peut-être l’incapacité de Brett Brown à s’adapter aux physionomies de matchs. Un match à 3 semble s’installer avec les Celtics et les Raptors. Reste à savoir qui remportera la mise.

Raptors 

Une révolution. Voilà ce qu’il c’est passé cet été du coté du Canada. DeMar DeRozan, tout simplement le meilleur marqueur de l’histoire de la franchise de l’Ontario, est parti, direction le Texas et San Antonio. Masai Ujiri a décidé de tenter le tout pour le tout. Alors que ses Raptors n’arrivent pas à franchir le cap tant attendu, et alors que LeBron vient enfin de déserter la conférence Est, le patron a décidé de taper du poing sur la table et prit un énorme risque. Exit donc le franchise player de ces dernières années, place à Kawhi Leonard. C’est un véritable coup de poker. Le bonhomme ne cesse de traîner son spleen et rien ne dit qu’il retrouvera le sourire au Canada. Surtout, il ne dispose que d’un an de contrat et pourra signer où bon lui semble dès l’été prochain. Mais l’ambition est tout autre du coté du board des Raptors. Cette année, décrite comme une année de transition, est vue autrement par Ujiri. Il faut sortir les muscles et montrer à Kawhi que l’avenir est du coté de chez Drake. Pour cela, la franchise s’appuiera sur une équipe similaire à une grosse exception près. En plus de DeRozan, Poeltl a déserté la raquette. et part avec son accolyte chez les Spurs. En échange, en plus de Leonard, c’est Danny Green qui arrive également in the North. Ces deux loustiques viendront compléter une team au fort accent défensif. Anunoby, Delon Wright, Siakam ou encore Ibaka sont toujours là, et plusieurs d’entre eux ont déjà fait partie d’un All Defensive team en fin de saison. Mention spéciale à Ibaka, meilleur contreur de la ligue par deux fois. Ajoutez à cela Valenciunas dans la raquette, et voilà une équipe qui aura fière allure sans la balle. Avec la confirmation de Vanvleet ou encore CJ Miles, Toronto dispose d’une des équipes les plus complètes de la conférence. Avec un Kawhi à son niveau, les Raptors auront même fait une très belle affaire. Reste à savoir si le bougre va enfin se décider à se remettre au basket. Et s’il s’imagine, au moins à moyen terme, continuer l’aventure Canadienne. Car si sa seule ambition est d’attendre gentiment un an avant de plier bagage, le pari pourrait s’avérer raté. Néanmoins, on a envie de croire que le MVP des finals 2014 jouera le jeu. Même sans lui, les Raptors occuperont de toute façon le haut de tableau. Avec lui en revanche, la saison pourrait prendre un tournant assez enivrant.



A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard. Le coeur Rouge et Blanc en Pro A Jeep Elite

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