Conférence Est : Les Outsiders



Alors que le début de saison approche à grand pas, zoom sur les favoris, les outsiders et les tankers qui composeront la ligue dès le 17 octobre. Place désormais aux outsiders. Et entre interrogations et états de forme, il se pourrait bien que ce soit le plus régulier et non le plus talentueux qui décroche le gros lot. 

Wizards

Et si enfin c’était l’année des Wizards ? Alors que la conférence Est reste redoutable malgré le départ de LeBron, les Wizards espèrent réaliser un meilleur opus que le précédent.  Eliminé dès le premier tour par les Raptors, Washington a alors décidé de chambouler son secteur intérieur. Exit les Marcin Gortat, en froid avec John Wall et une bonne partie des fans, et Mike Scott, arrivée de Dwight Howard et Jeff Green. Plutôt intéressant sur le papier, Howard ayant réalisé une très belle saison à Charlotte l’an passé, alors que Jeff Green en sortie de banc apportera son expérience, et son profil complet s’associe parfaitement avec ceux plus foufou de Kelly Oubre Jr, Otto Porter Jr ou Markieff Morris. Austin Rivers est également débarqué, dans l’échange avec Gortat. Fini d’être couvé par le papa, l’ancien Clippers souhaite prendre son envol. Et en rotation de Big Panda, cela peut s’avérer intéressant, notamment dans la création du jeu. Sur le papier, l’effectif semble plus intéressant que la saison passée. Et puis, si John Wall ne se blesse pas, le retour de son duo magique avec Bradley Beal peut faire des étincelles. Le secteur intérieur semble réellement intéressant, avec de vrais chiens de garde autour de D12. Il va en revanche falloir, pour Scott Brooks, être capable de gérer la “guerre d’égo”, chose qu’il n’a pas su toujours bien faire. Il est évident que Superman va faire la tête à un moment ou à un autre, sevré de ballon, que Jean Mur va lui aussi vouloir tout gérer tout seul, et c’est à ce moment que DC devra faire attention à l’excès de confiance. Néanmoins, le 5 de départ Wall-Beal-Porter-Morris-Howard a sacrément de la gueule, et peut légitimement viser un top 4. De plus la rotation est véritablement intéressante, avec Rivers, Kelly Oubre, Mahimi, Green ou Satoransky qui a progressé de manière significative la saison dernière avec l’absence de Wall. Un vrai roster à en faire pâlir plus d’un. Reste désormais à savoir si les cerveaux vont suivre. Et c’est là que le bât blesse.

 

Pacers

La véritable révélation 2017-2018, elle est là. Annoncée en milieu de tableau à l’entame de la saison, la franchise d’Indianapolis a surpris tout son monde, s’emparant de la 5ème place devant les Bucks, le Heat ou encore les Wizards et les Hornets. Tout proche de l’exploit, les Pacers se sont malheureusement fait éliminé au game 7 par un certain LeBron James. Ce n’est que partie remise. Même si Lance Stephenson, départ majeur de l’inter-saison, s’en est allé, les joueurs majeurs sont restés à Indiana. Oladipo, Sabonis, Bodganovic, Collison ou encore Thaddeus Young sont toujours là. Glen Robison, Al Jefferson ou encore Trevor Booker sont partis, mais ne laisseront pas un vide intersidéral. En revanche, les arrivées de Kyle O’Quinn, Doug McDermott mais surtout Tyreke Evans apportera un plus indéniable au roster. Ce dernier, rennaissant la saison dernière du coté de Memphis, avait été mit sur la touche, en vue d’un trade… qui n’a eu lieu que cet été. O’Quinn, barré par Kanter à New-York est également arrivé, apportera toute sa fougue et son energie dans la raquette des Pacers. Enfin McDermott, le globe trotteur, viendra jouer les rôles de snipers, lui qui dispose d’une arme redoutable dans la NBA moderne: le shoot longue distance. Ajoutez à cela les choix de Aaron Holidays (petit frère de Jrue et Justin) au poste de meneur et Alize Johnson au poste 4 et voilà un roster qui a fière allure. Capable d’aller titiller les meilleurs ? Peut-être pas. En tout cas, le rôle de second couteau ira parfaitement à cette franchise qui travaille dans l’ombre depuis le départ de Paul George. Mais avec ce roster là et un Oladipo en mode MIP 2018, rien n’est écrit à l’avance.

Bucks 

Difficile de prévoir l’avenir de cette franchise. Si l’affirmation de Giannis Antetokounmpo a encore un petit peu plus éclaté au grand jour la saison passée, le reste de l’effectif danse sur un fil, et Milwaukee peut passer à coté de match à priori simple, comme aller chercher d’improbables victoires. Il faut donc trouver de la constance. C’est en ce point que la franchise a décidé de ne pas prolonger Jabari Parker. Le numéro 2 de la draft NBA n’a pas été conservé, sa franchise décidant volontairement de ne pas s’aligner sur l’offre des Chicago Bulls (40$ sur 2 ans). Parker est revenu deux fois de sa blessure aux ligaments croisés mais John Horst a préféré le laisser filer, faute de garanti. Brandon Jennings s’en est allé également, lui l’homme de Milwaukee (il avait été drafté par les Bucks en 2009). En revanche, d’intéressante arrivées sont à noté du coté du Winsconsin: en plus de Mike Budenholzer en remplaçant de Jason Kidd malgré la volonté de Giannis de voir rester son coach, Brook Lopez et Ersan Ilysaova arrive pour garnir une secteur intérieur très prometteur, et surtout apporter un petit peu d’adresse extérieure. Le champ sera alors libre pour voir Antetokounmpo matraquer les cercles soir après soir.


John Henson est toujours là également à l’intérieur, tout comme Tony Snell et Shabazz Muhammad à l’extérieur, rejoint cet été par Pat Connaughton. Les autres arrivées (Donte DiVicenzo, Travice Trice, Jaylen Morris, Jourdan Barnette ou encore Beandon McCoy ne sont pas des plus cliquantes, mais certains jeunes comme DiVicenzo pourrait avoir un petit peu de temps en sortie de banc. Surtout, l’arrivée de Budenholzer doit sonné comme le vrai envol de la franchise. Après avoir déçu la saison dernière (7ème place et élimination au premier tour par les Celtics), Milwaukee doit franchir un cap, et certain de ses joueurs aussi: Giannis affirme de plus en plus qu’il est plus qu’un candidat au titre de MVP ? A lui de le prouver encore et encore. Il sera épauler par Bledsoe, bien qu’irrégulier, ou encore Middleton, intéressant la saison dernière. Sur le papier, cela peut faire top 4. Maintenant, reste à voir si la mayonnaise prend.

Pistons 

Encore une déception la saison passée. Comme en 2017, Detroit n’a pas réussi à atteindre les playoffs l’année dernière. Des résultats en dents de scie, bien que meilleur avec l’arrivée de Blake Griffin dans la raquette pour accompagner Dédé Drummond. Mais cela n’a pas suffit. On a donc taper du poing sur la table du coté de Detroit et la board a quelque peu été modifié. Et l’arrivée de Dwayne Casey, qui a conduit les Raptors à la première place à l’Est la saison dernière, donne le sourire. Coté joueurs, pas de gros changement notable, si ce n’est le départ du déjà regretté Anthony Tolliver. James Ennis a également fait ses valises après sa courte pige, direction Houston. Il sera remplacé numériquement pas Glen Robinson III. Car oui, dans le sens des arrivées aussi, ce n’est pas folichon folichon. Bloqués par des finances à la limite du raisonnable, les Pistons ont tout de même réussi à attirer Zaza Pachulia, en back-up de Drummond. Ce bon vieux Zaza apportera toute son expérience et son vice. De l’expérience, Jose Calderon en apportera aussi. Fini l’ère Cleveland, place aux Pistons pour se relancer. Même s’il risque d’avoir très peu de temps de jeu au vu de la concurrence (Reggie Jackson, Ish Smith), l’Espagnol a les qualités pour grappiller du temps de jeu. Reste à savoir si cela sera suffisant. La franchise va s’appuyer sur son trio Jackson-Griffin-Drummond, mais il est vrai que sur le papier, l’effectif n’est pas le plus ronflant. Mais l’arrivée de Casey peut changer la donne. C’est d’ailleurs là que se situe le tournant. Si l’ancien Raptors parvient à mener ses troupes comme il l’entend, on pourrait bien revoir les playoffs du coté de la Little Caesars Arena.



A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard. Le coeur Rouge et Blanc en Pro A Jeep Elite

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