Conférence Ouest : les Favoris

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Alors que le début de saison approche à grand pas, zoom sur les favoris, les outsiders et les tankers qui composeront la ligue dès le 17 octobre. Début avec les favoris à l’Ouest. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que derrière les Warriors, ça va être compliqué.. 

Warriors

Le double tenant du titre, triple champion NBA sur les 4 dernières saisons fait une nouvelle fois figure de grand favori. Et ce n’est rien de le dire. A l’heure actuelle, alors que la saison ne reprend que dans un petit mois, imaginer une autre équipe remporter le titre serait illusionniste. Il faut se l’avouer, les Warriors risquent encore de dominer outrageusement la ligue. Alors que KD a prolongé son bail et que Steve Kerr a gardé toutes ses stars (Curry, Thompson, Green, Iguodala), Bob Myers a réussi à attirer un nouveau gros poisson, et quel poisson, puisque c’est DeMarcus Cousins qui débarque dans la baie d’Oakland ! Bien qu’encore blessé, Boogie vient compléter un effectif XXL, et dès qu’il sera remis sur pieds, le 5 majeur des Warriors (Curry, Thompson, Durant, Green, Cousins) donnera des sueurs froides à ses adversaires soir après soir. C’est simple, la composition de départ est faite uniquement de joueurs All-Stars. Du jamais vu dans l’histoire de la NBA. Même si la rotation s’est quelque peu allégée, notamment dans la raquette (départ de Pachulia, McGee, West), les remplçants font toujours bonne figure: en plus d’Iggy, Livingston est toujours présent, Quinn Cook aura à cœur de confirmer sa bonne saison précédente (9.5pts, 2,5rbds, 2.7asts), et Jonas Jerebko, fraichement arrivé du Jazz, voudra prouver sa valeur en sortie de banc. Kevon Looney et David Lee sont toujours présents, et même si l’expérience n’est pas forcément gigantesque sur le banc, la qualité du 5 de départ peut suffir à aller très loin. Sans un pivot de classe internationale, les Warriros ont sweepé Cleveland la saison passée, s’étaient imposés 4-1 la saison d’avant face à ces mêmes Cavs, et avaient seulement craqué au terme d’une série historique sous l’impulsion du duo Irving-James en 2016. Si Cousins se remet bien de sa blessure (il devrait revenir en fin d’année ou début 2019), il est impensable d’imaginer Golden State chuter. Même si bon nombre d’amoureux du basket espèrent voir tomber le grand favori, pour l’intérêt et l’amour du jeu. Mais pour l’heure, on est plus proche de confirmer la règle du “jamais deux sans trois”. Sur le papier en tout cas. Espérons que le terrain nous réserve son lot de surprises.


Rockets

Finaliste malheureux de la conférence Ouest l’année passée, Houston espère confirmer sa belle saison 2017-2018 en franchissant un cap. Et franchir un cap signifie faire mieux. Donc battre Golden State. Pour cela, on s’attendait à un été mouvementé du coté du Texas. Ce fut le cas, mais sans doute pas comme les fans l’espéraient. Alors que LeBron James a longtemps été sondé et que ce dernier a rencontré les dirigeants des Rockets, la rumeur est devenue une véritable opportunité. Finalement, CP3 n’a pas réussi à faire changer son ami de bord, le King ayant depuis très longtemps l’idée de rejoindre les Lakers et surtout Los Angeles. Tant pis se dirent les fans, d’autres occasions se présenteront. Mais avec la signature aussi incompréhensible que gigantesque de Paul (160 M$ sur 4 ans alors que le pépère est âgé de 33 ans !), il fallait absolument dégraisser pour attirer un gros poisson. Et ce fut le cas, dans les grandes largueurs. Trop d’ailleurs au goût des fans. Ryan Anderson, indésirable depuis un an déjà, a enfin plié bagage, direction Phoenix. Le problème, c’est que Trevor Ariza, un peu à la surprise générale, est lui aussi parti en direction de l’Arizona. Luc Mbah A Moute, après une saison dans le Texas, est lui aussi parti, retourner voir ses Clippers chéri. Quand on sait l’importance qu’avait ses deux garçons, l’un en attaque, l’autre pour défendre comme un chien enragé, on se dit que la perte est grande, et que l’effectif n’est pas forcément meilleur, en qualité, que la saison passée. Michael Carter-Williams, en difficulté depuis quelques saisons, est arrivé en provenance de Charlotte. Brandon Knight et Marquese Chriss, bons joueurs de basket, ont effectué le chemin inverse du binôme Ariza-Anderson. Mais pas certain que cela suffise. Et enfin, après des semaines de négociations et de rumeurs, le “gros poisson” est arrivé. Carmelo Anthony a décidé de rejoindre son pote CP3 dans le Texas. Le problème, c’est que Melo n’est plus vraiment au niveau depuis bien longtemps désormais. En roue libre la saison passée à OKC (18.2pts mais à seulement 40% au shoot), l’ancien New-Yorkais ne fait pas l’unanimité chez les Rockets. Et son jeu solitaire viendra s’accumuler à celui de la star, James Harden, ainsi qu’à celui de Chris Paul. Alors que Houston avait trouvé le juste équilibre avec ses deux stars, l’arrivée d’un troisième “égoïste” ne va-t-elle pas mettre en danger la qualité offensive des Texans? L’avenir nous le dira. Mais en ayant conserver Paul, Clint Capela (après de longues et difficiles négociations) et bien entendu The Beard, Houston a fait le plus dur. Reste à ce que Melo se fonde dans le moule, et que la rotation fasse le nécessaire. Ce n’est pas gagné, mais si cela arrive, les Rockets auront une chance de faire au moins aussi bien que la saison passée. En espérant mieux.

 

Lakers 

Il y a 6 mois, tout le monde nous aurait pensé fou de mettre les Lakers dans cette catégorie. Après une nouvelle saison difficile bien qu’en amélioration par rapport aux précédentes, les Lakers et Magic avaient préparé depuis bien longtemps une revue d’effectif. Elle a eu lieu. Il n’est même pas insensé de dire que tout a été chamboulé. Et ce, par un seul homme. le 2 juillet 2018, LeBron James annonce officiellement par la voix de ses agents qu’il jouera pour les Los Angeles Lakers la saison suivante. La révolution est en marche. S’en suive alors tout un tas d’arrivées : la bande de fou furieux Javale McGee (Warriors), Beasley (Knicks) et le meilleur ami de LeBron, Lance Stephenson (Pacers) arrivent en Californie, ainsi que Rajon Rondo (Pélicans). Les jeunes stars Lonzo Ball, Brandon Ingram et Kyle Kuzma sont conservés, pour former une ossature mixant insouscience et expérience. Randle, Frye, Deng, Thomas ou encore Lopez ont quant à eux été priés de plier bagage. Car il faut pouvoir se le payer, le King. Surtout, les Lakers, plutôt bien armés pour la saison à venir, envisagent d’autres gros coups à l’avenir, et commencent déjà à mettre de coté. Car même si l’équipe est plutôt belle sur le papier, seul LeBron semble au dessus de la mêlée. Et si le King, a bientôt 34 ans, commençait à décliner? La saison dernière a prouvé le contraire, James réussissant sans doute l’une de ses meilleurs saisons personnelle (27.5pts, 8.6rbds, 9.1 asts). Mais on est a l’abri de rien. Et sans un grand LeBron, cette équipe fait tout de suite plus pâle. The Chosen One réussira sans doute à mener les siens en playoffs, et peut-être même à l’une des 4 premières places à l’Ouest. Mais c’est en post-season que l’ont attend les Lakers. Et c’est pour l’instant un peu l’inconnu. Le début de saison nous donnera les premières indications. Bien que les vérités d’un jour ne soient pas celles du lendemain.

Thunder 

Les revanchards, nouvel épisode. Une nouvelle fois décevant la saison dernière, alors que les arrivées de Paul George et Carmelo Anthony avaient donné du baume au cœur aux fans, OKC doit une nouvelle fois se faire pardonner. Eliminés dès le premier tour par le Jazz, les hommes de Billy Donovan prétendent à mieux. L’effectif était beau, l’année dernière. En tout cas sur le papier. C’est pourquoi les dirigeants ont misé sur la stabilité. Et ont réussi un gros coup: prolonger Paul George. Allégés du spleen de Melo, George et Westbrook seront les deux armes offensives du Thunder, accompagnés comme toujours par Steven Adams dans la raquette (13.9pts, 9rbds de moyenne la saison dernière). Abrines, Brewer, Grant, Felton, Roberson seront toujours là pour soutenir le big Three d’OKC. De plus le frenchie Luwawu-Cabarrot et Denis Schroder, ancien des Hawks, sont arrivés pour prêter main fortes. Sur le papier, le Thunder dispose, derrière Golden State et Houston sans doute du plus bel effectif à l’Ouest. Reste maintenant à concrétiser. Ce qui a toujours fait défaut à cette équipe, maudite. Mais si le marsupilami réalise une saison dans la lignée de ses 2 précédentes (triple doubles de moyenne sur la saison régulière, 41 triple doubles…), pourquoi ne pas rêver de titiller les sommets.

Une nouvelle fois, la conférence Ouest s’annonce relevée et spectaculaire. Beaucoup d’équipes se sont renforcées, et aspirent à une grande saison. Seul problème, les Warriors ont ajouté un All-Star à leur panoplie déjà bien complète. Il va falloir se lever tôt pour espérer renverser le champion en titre… 



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