Conférence Ouest : les Outsiders

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Ligue 1



Alors que le début de saison approche à grand pas, zoom sur les favoris, les outsiders et les tankers qui composeront la ligue dès le 17 octobre. Place aujourd’hui aux outsiders de la conférence Ouest. Et ils sont nombreux à rêver d’une place en playoffs au sein d’une conférence toujours plus relevée.

Spurs

Cela fait bien longtemps que San Antonio n’avait pas été dans la catégorie des outsiders. Sans doute une petite quinzaine d’années. Fort de son big three Duncan – Parker – Ginobili, les Spurs faisaient figure de favoris, saison après saison. Sauf que là, les dinosaures ne sont plus là, à part l’infatigable coach Pop. Même Kawhi a déserté le Texas. Quelques vieux briscards sont toujours présents: Aldrige, Gasol, Mills, Rudy Gay. Mais est-ce que cela suffira? En tout cas la saison dernière, avec la blessure de Leonard, San Antonio n’a pas fait illusion bien longtemps, balayé par les Warriors au premier tour. L’arrivée à l’inter saison de DeMar DeRozan en échange de Kawhi apportera bien entendu un plus indéniable à la franchise. L’ancien Raptor, qui ne souhaitait pas partir du Canada, arrive dans un franchise en reconstruction. Reconstruction qui pourrait s’amplifier au vue de l’âge de certains cadres. Les Spurs sont plutôt sur la pente descendante et Popovich a même annoncé qu’il n’était pas sûr de poursuivre après cette saison. Pas simple pour débuter un nouvel opus. Mais San Antonio reste San Antonio, et même si les Texans ne sont pas au niveau des Warriors ou des Rockets, ils restent de sérieux concurrents. Sans doute trop juste pour gravir la montagne, mais capable au moins de l’escalader. Davis Bertans et Dejounte Murray seront toujours là et incarnent l’avenir de la franchise. Avec son identité de jeu propre à son coach, et avec la grinta et la culture de la gagne qui hante cette franchise, les Spurs iront sans soucis en playoffs. En espérant faire mieux que la saison dernière (élimination au premier tour). En attendant, le duo DeRozan – Aldrige est attendu au tournant. Mais ces deux-là sont de grands joueurs, et répondront aux attentes pour porter une franchise qui en aura bien besoin.


Trail Blazers 

Le gâchis ! Voilà comment résumer la saison 2017-2018 de Portland. Alors que les Blazers avaient réaliser une remontada fantastique sous l’impulsion d’un Damian Lillard de gala pour terminer à la troisième place de la conférence Ouest, ils se sont tout bonnement fait sweeper par les Pels d’Anthony Davis. Revanchards, ils espèrent faire mieux, et ce dès cette année. Comme pour OKC, l’effectif n’a que très peu changé. La stabilité est de mise. Logique, après n’avoir été devancé que par les Warriors et les Rockets la saison passée. Le duo de sniper Lillard-McCollum est toujours aux manettes, tout comme Nurkic dans la raquette. Aminu, Harkless, Leonard seront encore au rendez-vous pour les épauler. Le seul changement notable au sein de la franchise de l’Oregon est le départ de Nappier, remplacer par Seth Curry, le petit frère de Steph, arrivé en provenance de Dallas. Est-ce que cela suffira à faire aussi bien ? Compliqué à dire, car OKC et les Spurs étaient passés à coté de leur saison et il est difficile de les imaginer ne pas faire mieux. Et puis Portland avait bénéficié  d’un énorme coup de chaud de Lillard après le All-Star Game. Il faudra de toute façon un grand Dame pour une grande saison. Et pour aller chercher les playoffs, si possible le plus haut placé.

Timberwolves

L’une des déceptions de la saison passée. Alors que l’effectif était de qualité (Teague, Towns, Butler, Wiggins, Gibson..), les TImberwolves, au prix d’une fin de saison compliquée, n’ont décroché leur place en playoffs qu’en tout de fin de saison, terminant à la 8ème et dernière place qualificative. Résultat, une défaite 4-1 dès le premier tour contre les Rockets. Logique sur le papier. Le sentiment d’inachevé se trouve en réalité sur la fin de saison régulière. Alors qu’en dehors des deux cadors, tout semblait possible, les Wolves, longtemps dans les 4 premiers n’ont pas réussi à s’affirmer et l’ont payé cash. Néanmoins, les pépites sont encore jeunes et la saison dernière servira assurément d’expérience. L’objectif sera de faire mieux forcément. Plausible en sachant que KAT dispose encore d’une marge de progression énorme, et que s’il sort enfin les muscles sur une saison complète, il pourrait ne pas être loin d’un titre de MVP. En revanche, l’affaire Butler pourrait venir ternir la reprise dans le Minnesota. Ce bon Jimmy a tout simplement annoncé une semaine avant le retour à l’entraînement qu’il voulait s’en aller. Son entente avec les deux autres stars de l’équipe (Towns et Wiggins) n’a jamais été très cordiale, mais la donne sera différente à n’en pas douter. Butler pèse tout de même plus de 22 points de moyenne la saison passée. Mise à part Butler, l’effectif devrait rester stable. Certains jeunes draftés sont arrivés (Bates-Diop, Okogie), les vieux briscards (Teague, Deng, Crawford, Gibson) sont toujours là. Pour les playoffs, ça devrait le faire. Ensuite…

 

Nuggets 

L’équipe qu’on a envie de revoir. Auteur d’une belle saison régulière (46 victoires, 36 défaites), les Nuggets n’avait pas réussi à décrocher une place en playoffs sur le gong en avril dernier. Doté d’un des effectifs les moins “bling-bling” sur le papier, les Nuggets restent malgré tout une sacrée équipe, auteur d’un Nikola Jokic multi-fonction. Passes, poses d’écrans, points, systèmes, rebonds, The Joker s’est démultiplié pour permettre à sa franchise d’aller en post-season. En vain. L’absence de Paul Millsap en début de saison a plombé l’entame de la franchise du Colorado. Jamal Murray, pour sa deuxième saison en NBA a prit ses marques au fil de la saison. Mais son apport sera encore meilleur la saison prochaine. Surtout, l’inter saison est semble-t-il réussi. SI Chandler et Faried sont parti, tout comme Jefferson qui n’a que très peu joué, Isaiah Thomas est arrivé et apportera toute son expérience. Ce qui libérera aussi Murray de la création du jeu. Michael Porter Jr a également été drafté et s’il n’est pas blessé, il pourra alors faire pâlir toutes les franchises qui l’ont snobé cet été. Sur le papier, l’effectif est, si ce n’est meilleur, au moins aussi bon. Reste maintenant à confirmer tout cela, pour retrouver les playoffs, 6 ans après.

Jazz 

L’équipe qui a enchanté la conférence Ouest la saison dernière. Avec le départ de Gordon Hayward à l’intersaison, on promettait l’enfer à cette franchise. La reconstruction serait longue. Il n’en a rien été. On s’attendait avant tout à voir une équipe basée sur la défense, autour de Rudy Gobert. Cela a été le cas. Mais le niveau offensif a été enivrant. Alors que Gobert a parfois été blessé, il a fallut trouver des solutions. Pas de problème. Donovan Mitchell a cartonné toute la saison, ne passant pas loin d’être élu rookie de l’année. A ce rythme il titillera les meilleurs pour le titre de MVP très vite, et peut-être même dès la saison prochaine. Ricky Rubio a confirmé qu’il était un formidable manieur de ballon et à régalé toute la saison, Joe Ingles et Dante Exum ont fait le travail pendant que Gobert gardait les clés de la raquette, devant comme derrière. Le géant Français a enfin reçu la récompense qu’il méritait en décrochant le titre de meilleur défenseur de l’année. Avec un jeu alléchant, le Jazz a décroché un qualification pour les playoffs alors que personne n’aurait misé un centime en début de saison. Mieux, ils ont éliminé sereinement OKC dès le premier tour! La saison, déjà réussie, a été fantastique. En demie, Houston était beaucoup trop fort. Qu’importe, les hommes du formidable Quin Snyder,  ont ébloui toute la ligue par leur jeu collectif impressionnant. Cela suffira-t-il a décrocher une nouvelle place en post-season? Rien n’est moins sûr, car comme souvent, la conférence Ouest se renforce et devient de plus en plus relevé. Mais en jouant comme la saison passée, nul doute que Utah sera proche de la vérité.

 



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