Conférence Ouest : les surprises

0
Ligue 1



Alors que le début de saison approche à grand pas, zoom sur les favoris, les outsiders et les tankers qui composeront la ligue dès le 17 octobre. On continue avec les éventuelles surprises, pour qui aller en playoffs et y jouer un rôle majeur serait étonnant.

 Pélicans

La saison 2017-2018 des Pels a pris une nouvelle dimension le 27 janvier. Et pour cause. DeMarcus Cousins se blesse alors, en fin de rencontre, face aux Rockets. Bilan, rupture du tendon d’achille, saison bien entendu terminée. New-Orléans, alors à la lutte pour une place en post-season, fait grise mine. Plus personne n’attend quelque chose des hommes de Gentry. Appart eux-mêmes. C’est à ce moment qu’Anthony Davis va littéralement se métamorphoser. L’étrange volatile va alors enchaîner les prestations de haute volée, marquant soir après soir 50pts, prenant 25 rebonds, verrouillant alors la raquette de sa franchise, tout en affichant des stats invraisemblables offensivement. Jrue Holiday va alors lui aussi franchir le cap tant attendu, bien aidé par Rajon Rondo, avec qui il forme un formidable duo. Secondés par l’arrivée de Nikola Mirotic, les Pels vont alors décrocher une satisfaisante 6ème place. La saison est alors plus que réussie. Mais les Louisianais ne vont pas s’arrêter la. Ils vont tout simplement sweeper Portland, avant de s’incliner contre les Warriors, trop forts. Qu’importe, la saison a été au-delà des espérances. Mais le plus dur commence maintenant, avec la saison de la confirmation. Avec la perte de Rondo, mais surtout celle de DMC parti à Golden State, cela ne s’annonce pas simple. Mais après tout, New-Orléans a été meilleur sans Boogie, même si ce dernier est d’un apport évident. L’arrivée d’Elfrid Payton et de Jarrett Jack qui devraient se partager les minutes pour former un binôme avec Holiday, apporteront un plus. Tout comme Julius Randle, en progression à LA mais prié de faire ses valises, pour économiser quelques ronds pour le King. Hill, Mirotic, Moore (en progression la saison passée avec plus de 12pts de moyenne) sont toujours là, et l’effectif reste solide. Reste à savoir si Davis, qui boudait suite au mercato de sa franchise et qui laisse plané le doute sur son avenir, est capable de reproduire une saison identique à la dernière. Si c’est le cas, alors les Pélicans retrouveront la post-season. Et tout le monde y gagnerait, car AD a toujours affirmé vouloir être MVP. Il n’en était déjà pas loin la saison passée. Alors, c’est pour cette année?


Clippers 

Grand perdant de la fin de saison dernière, les Clippers misent d’dorénavant sur la reconstruction. Alors que l’effectif n’a que peu changé, un gros mouvement est tout de même à signaler. DeAndré Jordan, figure de la “mythique” équipe avec les Chris Paul et autres Blake Griffin, s’en est allé, direction Dallas. Marcin Gortat, gentiment mit sur la touche avec l’arrivée de Dwight Howard à Washington, est arrivé. Pas sûr toute fois que cela comble le vide laissé par Dédé. Mais le reste du roster n’a presque pas bougé, et les Clippers vont pouvoir s’appuyer sur beaucoup de joueurs blessés la saison passée : Teodosic et Beverley n’ont presque pas joué l’année dernière, tout comme Avery Bradley, arrivé en cours de saison de Detroit. Tobias Harris, Danilo Gallinari et Lou Williams, les satisfactions 2017/2018 sont toujours là. Et dans leur processus de reconstruction, les Clippers souhaitent également mettre en avant Shai Gilgeous-Alexander, leur choix de draft, très prometteur au poste 1. Une saison de transition donc. Surtout que sur le papier, la franchise Californienne n’est pas forcément plus forte que la saison passée, alors que d’autres franchises (dont le voisin de LA) se sont renforcés. Pas grand chose à attendre. Mais un bon début de saison peut faire évoluer les choses. D’autant que les Clippers ont récupéré Luc Mbah A Moute, revenu après seulement une petite année dans le Texas, à Houston. Néanmoins, la base n’est pas toute jeune et paraît instable, l’avenir de chacun n’étant pas forcément à LA. La transition s’effectuera en douceur, et les vacances arriveront sans doute après 82 matchs pour Doc Rivers et les siens.

 

Suns 

On a envie d’y croire. De se dire qu’enfin, cette saison, les Suns ne vont pas tanker. Surtout que l’été à été prometteur. Phoenix, grâce à son formidable exercice 2017/2018 (21 victoires ! ), a hérité d’un premier pick de draft, ce que la franchise attendait depuis fin novembre environ. Et c’est le local, DeAndre Ayton qui est arrivé. Pivot monstrueux, il sera d’emblée mit dans le bain, et sera l’arme numéro un dans la peinture. Son duo avec Devin Booker est attendu avec impatience. Et même si l’effectif est jeune, il a de la gueule : Elie Okobo auteur d’une fin de saison en boulet de canon en Jeep Elite (et auteur de 44pts au premier tour des playoffs contre Monaco) est arrivé, tout comme Mikal Bridges, drafté par Philly puis envoyé dans l’Arizona. Josh Jasckson est également toujours là et aura a cœur de confirmer sa bonne saison passée. Et puis, les Suns se sont débarrassés de Marquese Chriss et Brandon Knight, en échange de Trevor Ariza. On appelle cela un don. Et Phoenix n’a pas hésité longtemps. L’ancien sniper des Rockets apportera son jeu extérieur et sa capacité à défendre sur de bon poste 3 voir 4. Et puis, les Arizoniens ont tenté le pari de relancer Ryan Anderson. En perdition du coté de Houston la saison dernière, lui aussi est un véritable shooter qui, en confiance, peut faire mal à n’importe quelle équipe. Mais l’ancien des Pels n’a que peu joué lors du précédent exercice est il lui faudra du temps pour revenir à un niveau acceptable. Néanmoins, le roster fait plaisir à voir. Booker, Ariza, Ayton seront les têtes d’affiches, Okobo, Bridges, Jackson incarnent l’avenir de la franchise à moyen mais aussi à court terme, Anderson, Chandler et Warren, pour diverses raisons, voudront se monter et prouver ou confirmer leur valeur. Cela risque d’être juste pour les playoffs, mais sait-on jamais.

 

Mavericks 

La saison passée a été compliqué pour les Mavs. Et même pire que cela. 24 victoires seulement. Une première sous l’ère Nowitzki. Conscients de leur faiblesse, les proprios de la franchise Texane ont alors décidé de tanker en espérant obtenir un bon choix de draft. Bingo, Dallas a choisit Lukas Doncic, sans doute le joueur au QI basket le plus élevé de la cuvée 2018. Un vrai manieur de ballon, intelligent, bon shooteur et meneur d’équipe. Son profil collera parfaitement avec celui de Dennis Smith Jr, véritable révélation de la saison passée et bien plus fou-fou et spectaculaire, mais tout aussi intelligent et précieux. Surtout, alors que the Blond Bomber va tranquillement passer le flambeau, les Mavs ont attrapé le grand poisson qu’ils espéraient tant dans la raquette, avec l’arrivée de DeAndré Jordan. Un vrai spécialiste du poste, bon défenseur et capable de quelques cartons (bon ok, pas aux lancer-francs). Dallas a en plus réussi à garder en grande partie ses joueurs majeurs de la saison passée. Même si Yogi Ferrell, chouchou du public sera regretté, les départs de McDermott ou Harrisson ne rendront triste que très peu de monde. Matthews ou Barnes sont resté, et le 5 de départ pourrait avoir de la gueule. Car Smith JR (15.2pts), Matthews (12.7pts), Barnes (18.9pts), Jordan (12pts), en plus de Doncic, ça fait déjà quelques points pour des starters. Avec des JJ Barea, Nowitzki et autres Devin Harris en sortie de banc, on ne sait jamais. L’aspect défensif sera bien entendu le principal fait d’arme, notamment auteur du duo Barnes-Jordan. Mais cette équipe semble réellement équilibrée, tant Smith et Doncic peuvent former un duo détonnant. Car Doncic, c’est tout de même 14.5 pts et 4.6 asts la saison dernière en championnat Espagnol, et même 16pts de moyenne en Euroleague. Pas mal pour un joueur de 19 ans. Si réellement, la mayonnaise prend du coté de Dallas, la saison peut s’avérer intéressante. Et même si on annonce une “saison de transition” du coté de Donnie Nelson, il n’est pas totalement insensé de penser que l’American Airlines Center retrouvera les playoffs, deux ans après.



Sport en directMercato Football

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here