Conférence Ouest : les Tankers




Alors que le début de saison approche à grand pas, zoom sur les favoris, les outsiders et les tankers qui composeront la ligue dès le 17 octobre. On se penche aujourd’hui sur les bonnets d’ânes, ceux pour qui la saison risque d’être très longue.

Grizzlies

Oui c’est sans doute exagéré d’annoncer Memphis en tant que tanker cette année. Les Grizzlies l’ont fait l’année dernière et n’ont clairement pas envie de jouer le bas fond du classement une année de plus. Mais difficile d’affirmer que la franchise du Tennessee pourra jouer le haut du tableau. L’été a été correct, sans être étincelant. Les principaux fait d’arme sont les arrivées de Garett Temple, Omri Casspi et surtout Kyle Anderson, libéré par les Spurs. Rien de folichon sur le papier. Néanmoins, ce sont des joueurs plutôt apte à se fondre dans le moule Grizz. Et puis, même si le choix de draft n’était pas à la hauteur des espérances, l’arrivée de Jarren Jackson Junior, choisis en 4ème position, peut s’avérer déterminante, lui qui peut jouer les deux postes dans la raquette. Mais la véritable recrue, dixit Robert Pera, c’est Mike Conley. Lui qui n’a joué que 12 matchs la saison passée pour cause de blessure reviendra à 100% et apportera son sens du jeu. Avec lui, Memphis avait plutôt bien commencé la saison avant de s’écrouler petit à petit. Son association avec Marc Gasol est lumineuse mais sans lui, le grand Espagnol a éprouvé plus de difficulté. Une équipe correcte donc mais sans plus. Car les rotations sont assez limitées, notamment dans la raquette. Même si un 5 majeur Conley-Temple-Anderson-Jackson-Gasol aurait bonne allure, difficile de l’imaginer rivaliser avec les cadors de la conférence Ouest. Dillon Brooks, Omri Caspri et autres Shelvin Mack ont d’indéniables qualités, mais cela sera-t-il suffisant? Pas certains. Surtout, la franchise reste dépendante de Conley, comme on a pu le voir la saison passée. Gasol est un excellent joueur de basket mais seul, il fut trop limité. De plus, Pera a annoncé viser les 50 victoires pour cette saison 2018/2019. Un peu fou tout de même. Mais sait-on jamais. Retrouver les playoffs serait déjà une énorme satisfaction pour une franchise qui a au moins réussi à faire pencher la balance économique dans le positif. Exit les Tyreke Evans ou Mario Chalmers, bonjour aux petits contrats bien trouvés. C’est déjà ça de gagné.


King 

Là en revanche, le choix de mettre Sacramento dans cette catégorie fut tout naturel. A la lutte avec les Suns pour la dernière place à l’Ouest la saison dernière, les King n’ont pas “réussi” à faire pire que Phoenix. Qu’importe, ils ont tout de même eu le second choix de draft et ont décidé de sélectionner Marvin Bagley, lui qui avait réalisé un très bon workout et avait éprouvé l’envie de venir jouer à Sacramento. Mis à part ça, l’été fut assez calme et rien n’a réellement été chamboulé. Garrett Temple et Vince Carter son partis, ce qui a provoqué une réelle perte malgré tout à l’extérieur. Yogi Ferell est arrivé en rotation de De’Aron Fox, tout comme Bjelica venu renforcer la raquette et McLemore, débarqué en échange de Temple. Pas le top du top. La vraie satisfaction est la draft de Marvin Bagley, mais reste à savoir si ce poste 4 va pouvoir s’adapter immédiatement. Le secteur intérieur semble fourni, et même si ça n’ira pas chercher le top 8, Cauley-Stein, Bagley, Bjelica et Randolph devrait réussir à porter leur équipe ici ou là et grappiller quelques victoires. En revanche,à l’aile, cela semble léger. Si le poste 2 couvert par Hield, suppléé par Bodganovic et McLemore est plutôt fourni, le poste 3 ne comporte pas de véritable titulaire digne de ce nom. Shumpert, en perdition depuis quelque temps, et Justin Jacskon devraient se disputer la place dans le 5. A moins que l’un des arrières se décalent à l’aile. Malgré tout, cela semble faible. La pauvreté du jeu à l’extérieur obligera une nouvelle fois les Kings à jouer en majorité à l’intérieur, avec des attaques placées comme ce fut le cas la saison dernière. Dans une ligue où le shoot à 3points est devenu une des armes principales, cela fait tâche. De tout manière, Sacramento n’attend une nouvelle fois pas grand chose de cette saison. Et si le début de saison part en cacahuète, on pourrait vite se retrouver à tanker du coté des Californiens.

Ca respire pas forcément le basket champagne ici. Et on pourrait avoir une saison bien plus longue que prévue du coté des Kings et des Grizzlies. Le début de saison donnera le tempo. A eux de faire le nécessaire pour éviter le calvaire. 



 

A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard.

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