Coréement Glisse #13 Record égalé, slalomeurs frustrés

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Ligue 1

Et de quinze!!! L’équipe de France a récolté sa quinzième breloque grâce, une nouvelle fois au biathlon. Avec un total de cinq médailles, la discipline a, pour le moment, fourni un tiers des podiums aux Bleus. Les skieurs alpins, quant à eux, peuvent nourrir des regrets, d’autant que la route se trouvait dégagée dès la première manche du slalom. Autres échecs, en ski cross et combiné nordique, à relativiser cependant.

Au tour du Relais féminin

Aujourd’hui, c’est au tour des filles de s’être illustrées en biathlon. Avec des résultats mitigés en individuelles, Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier, Justine Braisaz et Marie Dorin Habert ont décroché le bronze lors du relais. Avec une nouvelle fois un MDH de gala, qui disputait sa dernière course en grands championnats, les Bleues ont mis le compteur a un tiers précis du nombre de médailles rapportées dans le clan tricolore par le biathlon. C’est également la seule “grosse nation” sur le podium, puisque l’Or est remportée pour la première fois par la Biélorussie, avec une Darya Domracheva qui a fait durer le suspens lors de son dernier tir avec trois pioches puis encouragée par son Ole en bord de piste lors de l’ultime tour. La deuxième place revenant à la Suède, qui n’en finit plus de surprendre, de la Championne Olympique de l’individuelle Hanna Öberg, qui a offert l’argent à son pays. Les Allemandes, auteures de onze pioches et trois tours de pénalités finissent huitièmes tandis que les Norvégiennes, douze et trois, échouent à 12″ des Françaises.

Les Ultras favoris au Tapis, un “Triplé” frustrant

En ski alpin, c’est un slalom assez fou auquel nous avons pu assister. En effet, c’est un double coup de tonnerre qui a eu lieu. Tout d’abord, en première manche, puisque Marcel Hirscher n’a pas franchi la ligne d’arrivée. Ce qui laissait donc non plus une, mais deux places sur le podium à tous les autres, derrière Henrik Kristoffersen, leader ainsi logique au départ du second run. Respectivement 3è, 6è et 7è, Victor Muffat Jeandet, Alexis Pinturault et la révélation française de cette saison, Clément Noël, champion du Monde junior, avaient eux aussi toutes les chances d’accrocher au moins une médaille, même si leur écart avec le Norvégien était conséquent (0,62″, 0’82” et 0,86″). L’Autrichien déclarera plus tard à la télévision de son pays qu’il n’avait rien réussi de bon aux entraînements sur cette neige avec ses skis de slalom.

Lors de la seconde manche, Kristoffersen, fermant donc le portillon, n’avait plus que le souffle d’Andre Myhrer à dompter pour obtenir son premier titre olympique. Mais c’est en réalité la piste qui le dompta, puisque, comme son rival, le Norvégien partit lui aussi à la faute. Et c’est ainsi que le Suédois remporte son premier titre, lui, qui est toujours très régulier et dans les sept premiers mondiaux en slalom depuis plusieurs saisons, avec le globe de la spécialité en 2012, une troisième place à Vancouver en 2010 et une victoire lors du slalom des finales 2017 (il en compte huit, dont sept en slalom). A 35 ans, c’est, à l’image d’un Aksel Lund Svindal, une consécration. Il devient le premier champion olympique homme depuis la légende Ingmar Steinmark et fait signer à la Suède, un doublé, puisque Frida Hansdotter s’est imposée chez les femmes. A noter que l’entraîneur des slalomeurs suédois n’est autre que le Français Jacques Théolier. Avant de travailler avec les Scandinaves, il a emmené Jean Baptiste Grange vers le Globe de la spécialité et Julien Lizeroux à la médaille d’argent aux Mondiaux de Val d’Isère en 2009, puis, il a exercé avec les Italiens et Giuliano Razzoli qu’il emmena, là aussi, au sommet à Vancouver.

Andre Myhrer célébrant son titre olympique (crédit photo: AFP/Fabrice COFFRINI)

Les Français terminent quant à eux 4,5 et 6. Et si certains comptes humoristiques et esprits moqueurs ont noté ce “podium hors podium”, comme celui du podium en chocolat ou de la lose, les écarts si minimes – Clément Noël, quatrième à… 0,04″ du bronze, Pinturault et Muffat Jeandet à… 0,06″ et 0,08″(!!!) nous font osciller entre superbes performances (notamment pour le premier) et frustration. Mario Matt est le chanceux de l’histoire, avec ces centièmes pour lui. L’argent est pour le Suisse Ramon Zenhausern, vainqueur du slalom parallèle de Stockholm fin janvier devant… Myhrer.

Une Gisin en chasse une autre

Chez les dames, la Suissesse Michelle Gisin remporte l’or en combiné, devant Mikaela Shiffrin et sa compatriote Wendy Holdener. Une famille en or, puisque quatre ans auparavant, c’est sa soeur, Dominique qui s’emparait du titre olympique à Sochi (à égalité avec Tina Maze). Une frangine qui a pu suivre vraiment en live les courses de sa cadette. En effet, aujourd’hui retraitée, l’aînée oeuvre lors de cette quinzaine comme consultante à la télévision helvète et a vibré comme personne d’autre.

Le courage de Kevin Rolland

En ski half-pipe, les espoirs de médailles reposaient sur Kevin Rolland, ancien Champion du Monde et triple vainqueur des X Games d’Aspen et d’Europe. Mais victime de nombreuses douleurs dues à plusieurs chutes, le Français a dû lutter avec un courage énorme pour arracher sa qualification en finale. Mais lors de celle-ci, son corps a dit stop et lorsqu’il chuta une troisième fois en trois runs, toujours lors de sa première figure, il hurla d’un cri glaçant de douleur surgissant dans le ciel coréen et faisant frisonner tout le monde. Mais le Plagnard est un dur à cuire, habitué à lutter face aux blessures, il refusa de se laisser abattre et trouva la force de se relever pour franchir la ligne sur ses skis, ovationné par toute l’assistance et les autres concurrents, dont le nouveau double champion olympique de la discipline, David Wise, son grand ami.

Un immense champion à terre (crédit photo: Dylan Martinez/ REUTERS)

Pas de miracle pour Lamy Chappuis

Enfin, en combiné nordique, c’était le jour du relais. Avec ses compères Maxime Laheurte, François Braud et le petit nouveau, Arnaud Gérard, Jason Lamy Chappuis a essayé d’aller décrocher cette médaille qui lui aurait tant fait partir, définitivement, cette fois, par la grande porte. Auteurs d’une cinquième place, les Français ont néanmoins réalisé une bonne performance. Le Jurassien s’est ainsi accroché autant que possible pour ses potes, avouant au micro de France TV  à la fin de la course qu’il se devait de se mettre à leur niveau. Un discours assez étonnant, quand on sait qu’avant, c’était les autres qui se battaient de tout ce qu’ils pouvaient pour ne pas le lancer trop en retard par rapport aux autres nations. Avec Marie Dorin Habert, c’est là aussi, un des plus grands sportifs français qui s’en va.

Demain, place, entre autres, au relais masculin en biathlon où Martin Fourcade peut s’offrir une quatrième médaille d’or et la France, la sixième de ces JO dans ce sport.

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