Coupe du monde : exploit historique ou miracle écossais ?

Alors que l’Irlande a assuré sa qualification grâce à sa victoire bonifiée face aux Samoa cette après-midi, le Japon et l’Ecosse se retrouveront demain dans un match qui clôturera la phase de groupes, et décernera le dernier ticket pour les quarts de finale de cette Coupe du mode 2019. Présentation de cette rencontre, qui accouchera soit de la première qualification de l’histoire du Japon pour ce stade de la compétition, soit par une qualification écossaise pour le moins inespérée.

 

Le Japon tout proche de son rêve

C’est tout un pays qui retient son souffle. Pays organisateur et auteur d’un des deux plus gros exploits de cette Coupe du monde jusqu’à présent avec une victoire face à l’Irlande, le Japon est tout proche d’une qualification historique pour les quarts de finale de la compétition. Vainqueurs avec le bonus des Samoa samedi dernier (38-19), les Japonais ont remporté une troisième rencontre consécutive, et culminent à 14 points avant cette rencontre. Les hommes de Jamie Joseph proposent depuis plusieurs mois maintenant un rugby fait de vitesse qui ne cesse d’émerveiller la planète rugby et sont cette année en position très sérieuse pour se qualifier pour la suite des événements, eux qui s’étaient déjà fait remarquer en 2015 avec une victoire face à l’Afrique du Sud.

Sortons la calculette désormais. Le Japon a son destin entre les mains. Si les Japonais ne perdent pas face à l’Ecosse, ils termineront en tête de la Poule A, et retrouverons les Sud-Africains (!) en quarts de finale. S’ils perdent en prenant le point de bonus défensif, ils termineront au mieux deuxièmes (affrontant ainsi les All Blacks en quarts), et ne devront pas concéder aux Écossais le points de bonus offensif (à moins qu’ils ne prennent eux-même le double bonus), sous peine d’être éliminés. Avec une défaite à 0 point, les Japonais seraient quoi qu’il arrive éliminés.

 

Quid de l’Ecosse ?

Le XV du Chardon a également son destin entre les mains, mais il est vrai que sa marge de manœuvre est bien plus réduite que celle du Japon. En effet, les Écossais ne peuvent d’ores et déjà plus terminer premiers de cette poule après le succès irlandais aujourd’hui. Avec 10 points, le calcul est simple : il faudra gagner face au Japon, et prendre au moins 4 points de plus que ces derniers lors de cette confrontation (5 contre 0 pour le Japon, 5 contre 1 ou 4 contre 0). Tout autre résultat offrirait au Japon le dernier ticket pour les quarts.

Alors quelles sont les chances écossaises ce dimanche ? Bien qu’en ballottage défavorable, elles existent réellement. Larges vainqueurs des Samoa après une large défaite sur l’Irlande, les coéquipiers de Stuart Hogg se sont imposés face à la Russie mercredi pour s’offrir ce huitième de finale face au pays organisateur. En constant progrès depuis plusieurs années et se confrontant plus souvent aux meilleures équipes du monde que leurs adversaires du jour, l’Ecosse semble sur le papier être supérieure au Japon. De plus, elle compte dans ses rangs des joueurs habitués à évoluer ensemble, et bien plus expérimentée à ce genre de rencontre couperet. Et dieu sait que l’expérience sera un facteur important lors de cette rencontre, surtout quand on voit la prestation japonaise rendue lors du match d’ouverture face à la Russie (30-10), qui était véritablement le match avec le plus de pression pour les Japonais (ils n’avaient rien à perdre face à l’Irlande, et se sont présentés avec déjà la bagatelle de deux victoires face aux Samoa, situation inespérée au départ).

 

Les Écossais ont donc des raisons d’y croire, et ont les arguments pour déborder les Cherry Blossoms. Seul point d’interrogation qui pourrait venir perturber les rangs écossais : comment auront-ils récupérer de leur match face à la Russie il y a 4 jours seulement ? Réponse ce dimanche midi, à 12h45. A noter que dans une rencontre au contexte similaire lors de la Coupe du monde 2015, l’Ecosse s’était imposé 45-10 face au Japon. Mais les deux équipes ont bien changé depuis.

 

Crédit photo de l’image en Une : RTL

 

Grégoire ALLAIN

A propos de l'auteur

Surnommé l'électron libre. Fan de Rafa, et heureusement car ce n'est ni l'OL ni le Stade Français qui satisfont mon capital victoires chaque week-ends. Bon sinon, je réussis quand même à être objectif dans mes articles, sauf quand il s'agit d'écrire sur pourquoi le PSG peut-il un jour gagner la Ligue des Champions.

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