Coupe du monde (présentation générale) : Qui pour succéder aux Blacks ?

Le début de la Coupe du monde, c’est vendredi ! Toute la semaine jusqu’au coup d’envoi de l’événement, la rédaction rugby de We Sport Fr vous propose une série de preview, afin d’entrer au mieux dans cette grande compétition qu’est le Mondial. Après vous avoir présenté les différentes poules, place à la preview général de cette Coupe du monde 2019 au Japon. Favoris, outsiders, équipes surprenantes, le XV de France, on vous donne toutes les clés pour aborder ce Mondial de la meilleure des façons. 

 

Les favoris :

La Nouvelle-Zélande

Doubles champions du monde en titre. Doit-on vraiment développer plus ? Lorsque l’on joue au rugby, lorsque l’on parle de rugby, lorsque l’on entend le mot rugby, la première pensée qui nous vient est celle des All Blacks. Ils sont l’incarnation même de ce sport. Et en cette année de Coupe du Monde, ils seront encore une fois les grandissimes favoris pour réaliser la passe de trois. Certes, leurs derniers matchs n’ont pas été très convaincants, avec notamment un match nul à domicile face à l’Afrique du Sud (16-16), le niveau de jeu n’a pas été flamboyant, et leur non victoire finale lors du Four Nations posent de nombreuses interrogations sur leur capacité à élever leur niveau lors des grands rendez-vous. Sauf que les Blacks sont coutumier du fait. Déjà en 2015, les hommes de Steve Hansen n’avaient pas remporté le Four Nations, devancé par l’Australie, avant d’être titré en Angleterre. C’est très simple, depuis 2012 les néo-zélandais ont remporté toutes les éditions du Four Nations sauf en 2015 et donc cette année. Une préparation grandeur nature à la plus grande et prestigieuse compétition de rugby. Nul doute que la Nouvelle Zélande sera encore une fois l’équipe à battre. Au pays du Soleil Levant, il faudra se lever tôt pour réaliser cet exploit…

L’Afrique du Sud

« Quoi, l’Afrique du Sud fait parti des favoris avec la Nouvelle-Zélande ? ». Et bien oui, rarement une équipe avait autant tenu tête à la Nouvelle-Zélande sur plusieurs années. Depuis 2012, une seule équipe est parvenue à s’imposer en terre néo-zélandaise…l’Afrique du Sud. Un soir de septembre à Wellington, les Springboks vont réaliser l’exploit de dominer l’équipe la plus dominante du rugby mondial sur ses propres terres (36-34). Et depuis, le delta entre les deux équipes ne cessent de se réduire à un tel point que l’Afrique du Sud se présente comme une sérieuse menace pour l’hégémonie néo-zélandaise. Comme les choses sont bien faites, les deux équipes vont s’affronter dès leur premier match du mondial. Avant de se retrouver en finale ?

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Crédit photo : Ouest-France

 

Les outsiders :

Le Pays de Galles

Les Gallois sont toujours là. Ils ne font pas de bruit, se cachent, tapis dans l’ombre, mais lorsqu’il faut sortir un match d’homme, un match à la vie à la mort, ils sont là, toujours là. Battre le Pays de Galles en Coupe du monde est une épreuve dont aucune équipe ne sort indemne. L’exemple du dernier tournoi des Six nations en est la preuve. Un Grand Chelem réalisé de main de maître avec des victoires pleines de maîtrise et d’intensité face à l’Irlande (25-7) et l’Angleterre (21-13). Souvent sous-estimé, le XV du Poirot pourrait créer la sensation et se qualifier pour le dernier carré. Ensuite, tous les rêves semblent possibles pour les Gallois.

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Crédit photo : La Croix

L’Irlande

Véritable terre de rugby, l’Irlande ne vit que pour ces moments là. Et le camouflet de la dernière Coupe du monde fait assez tâche. Une défaite écrasante face à l’Argentine (20-43) et un terrible sentiment d’impuissance pour le peuple vert. Si l’entrée s’annonce légère et peu calorique, avec une poule largement à leur portée, la suite ressemble très fortement à une overdose aux produits d’un fast food très réputé commençant par la lettre « M ». Les coéquipiers de Sexton pourraient en effet retrouver la Nouvelle-Zélande ou l’Afrique du Sud, soient les deux favoris de la compétition, en quart de finale. Une chose est sure, l’Irlande devra réaliser un exploit majuscule si elle veut se qualifier pour le dernier carré, et ainsi prolonger le rêve d’un sacre mondial.

 

L’Angleterre

On aiment les détester, mais on ne peut que les admirer. Sous la coupe d’Eddie Jones, l’Angleterre pratique un jeu séduisant fait de mouvements et de courses à hautes intensités. Les Anglais doivent aussi se racheter de leur échec cuisant lors de leur Mondial il y a quatre ans. Une sortie peu honorable dès la phase de poules, à domicile. Une gueule de bois sans lendemain pour le XV de la Rose. Le contexte est posé, le doute évaporé, les Anglais auront le couteau entre les dents. Une bonne charnière, un pack performant, une ligne arrière talentueuse et un coach expérimenté, tous les ingrédients sont réunis pour que l’Angleterre réalise une grande Coupe du monde. Une seule question se pose : vont-ils réussirent à gérer la pression d’un tel événement pour venir à bout des Nations du Sud ? L’aspect mental est souvent l’élément qui a fait défaut aux Anglais par le passé.

 

Le débat de la rédac’ :

« Que fait-on de l’Australie et de l’Argentine ? »

Voilà deux cas de figures assez complexe. Où placer ces deux équipes capables du meilleur comme du pire ? 

L’Argentine ? Difficile de les placer dans la catégorie des outsiders malgré de sérieux arguments en leur faveur. Rappelons quand même que les Pumas sont demi-finalistes de la dernière Coupe du monde en Angleterre, et que cette équipe ne cesse de progresser dans le jeu mais aussi dans le professionnalisme. En témoigne le club des Jaguares (composé essentiellement de l’équipe d’Argentine) qui est parvenu à se hisser en finale du Super Rugby (championnat réunissant les meilleurs clubs néo zélandais, australiens, sud-africains, argentins et japonais), seulement défaits par les Crusaders. Sauf qu’il est difficile de placer dans les outsiders de la compétition une équipe qui n’est pas dans la certitude de passer la phase de poule. La deuxième place du groupe se jouera vraisemblablement entre l’Argentine et la France et il est difficile de départager les deux équipes à l’heure actuelle. De plus, les derniers résultats des Ciels et Blancs sont en droit de ne pas rassurer les amateurs du monde de l’Ovalie.

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Crédit photo : Ouest-France

Et l’Australie alors ? À la différence de l’Argentine, les Wallabies devraient se qualifier avec le Pays de Galles en quarts de finale. Mais il est cependant difficile de les voir aller au bout et soulever le trophée Webb Ellis. Les Australiens n’apportent que trop peu de garanties dans le jeu mais aussi dans leur dimension physique. Les hommes de Cheika ont du mal à enchaîner les temps de jeu, et s’appuie principalement sur des exploits individuels. Un style de jeu qui devrait toucher ses limites lorsque la pente deviendra plus raide.

 

Ils pourraient vous surprendre

Le Japon 

Écrire l’histoire. À domicile, les Japonais pourraient bien se qualifier pour la première fois de leur histoire en quart de finale. Certes l’Irlande semble intouchable, mais les nippons pourraient bien créer la sensation en dominant une équipe écossaise qui n’est pas flamboyante. Poussés par tout un peuple, les Japonais seront survoltés et voudront confirmés leur victoire face à l’Afrique du Sud (34-32) lors de la dernière édition en Angleterre. Un exploit qui avait fait le tour du monde, et qui avait permis de placer le Japon sur la carte du rugby mondial. Un jeu enthousiasmant, un public en furie et la perspective d’une qualification historique font du Japon l’une des équipes à suivre lors de ce Mondial.

Les Fidji 

Alors oui la poule est compliquée et les chances de se qualifier en quart de finale semblent promises aux Gallois et aux Australiens. Mais le jeu atypique des Fidjiens pourraient bien faire douter ces deux mastodontes du rugby mondial et enthousiasmer les spectateurs et téléspectateurs. Une équipe où les suiveurs du Top 14 ne seront pas dépaysés en voyant les noms sur la feuille de match fidjienne. Yato (Clermont), Murimurivalu (La Rochelle), Nakosi (Toulon), Tuisova (Lyon), Botia (La Rochelle) ou encore Nakarawa (Racing 92). Des joueurs techniques, habiles et surtout imprévisibles qui pourraient dérouter plus d’une équipe. Les matchs des Fidji seront à suivre de près.

 

Et les Bleus alors ?

Surement l’équipe la plus imprévisible de ce Mondial. On parle quand même d’une équipe qui a perdu contre les Tonga en phase de poules et qui a failli être championne du monde par la suite (défaite en finale de la Coupe du monde 2011 face à la Nouvelle-Zélande, 8-7). Alors oui, l’équipe de France peut créer un exploit incroyable en quart de finale et ensuite advienne que pourra. Mais elle peut aussi échouer lamentablement en phase de poules avec une défaite face aux Etats-Unis comme cerise sur le gâteau bleu blanc rouge. On veut croire au premier scénario évoqué, on a envie d’y croire. Croire est largement à notre portée, à leur portée. Mais peuvent-ils vraiment le faire ? Peuvent-ils vraiment nous surprendre ? Pas la surprise de ces quatre dernières années. Une surprise remplit de déception voir de honte. Une vrai surprise, une belle surprise. À défaut de nous avoir enchanté durant ces quatre dernières années, offrez-nous une parenthèse enchantée, messieurs.

 

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La preview de la Poule C

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Crédit photo de l’image en Une : Actu.fr

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